(Terminé) La liberté des Hommes se nomme innocence || Scarlett

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Evan Cassidy
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MessageSujet: (Terminé) La liberté des Hommes se nomme innocence || Scarlett   Dim 3 Juil - 17:12

« Non ! Ne buvez pas de cette eau ! »

Evan stoppa net le geste de la jeune femme qui allait portait l’eau à sa bouche. On trouvait dans le bidonville, des tuyaux de fortunes avec des robinets et c’était comme ça que la population se ravitaillait, pour ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir dans leur abri l’eau courante. Mais aujourd’hui, cette eau était polluée et elle menaçait la santé des hommes, des femmes et des enfants. Il la dévisagea et chercha à comprendre pourquoi cette humaine n’était pas encore au courant de tout ce qui se passait ici. Le dispensaire avait fait circuler une campagne de vaccinations depuis plusieurs jours. Une fausse campagne derrière laquelle se cachait la distribution de kit de filtration pour l’eau et toutes les informations nécessaires à la mise en garde sur cet élément naturel devenue trop dangereux  pour l’organisme humain. L’inconnue ne portait pas les haillons du bidonville. Elle ne portait pas non plus des vêtements chic des beaux quartiers, mais elle avait la mine d’une humaine à l’abri du besoin.  Il examina rapidement tout ce qui se passait autour d’eux. Pas de Milice et pas de gens suspects. Il se rapprocha d’elle, assez prêt pour lui murmurer quelques mots. « Vous ne savez donc rien de ce qui se passe ici Mademoiselle ?   Cette eau est infectée depuis un moment. Vous ne trouverez rien concernant ce danger. Le gouvernement a décidé de fermer les yeux dessus pour mieux maudire les humains d’exister. »

Le Recruteur de la Rébellion lâcha enfin la main de l’inconnue. Il ne voulait pas se montrer désagréable ni  irrespectueux de cette manière. Il glissa sa main dans ses cheveux, un geste typique de l’homme devenu mal à l’aise devant une jolie femme. Evan n’était ni un séducteur, ni un charmeur. Il laissait cela à ceux qui avaient ce don d’envouter les femmes. Lui, il avait ses défauts et ses qualités et il avait aussi la responsabilité de la Rébellion sur ses épaules. « Le bidonville n’est pas un lieu à fréquenter pour une femme toute seule. Il ne l’a jamais été et il devient de plus en plus pire. »

Il s’aperçut de son manque de politesse.  Il ne s’était pas présenté. Il l’avait presque agressé verbalement pour lui éviter de boire cette eau. « Je suis un gars du bidonville.  Je suis né ici et j’essaye d’aider comme je peux. Je m’appelle Evan. »

Lui le petit garçon du bidonville qui avait grandi sans père. Un père soit disant mort après sa naissance d’après les histoires de sa mère. La vérité était très différente. Le père d’Evan avait été une figure de la rébellion, un grand homme et pour protéger sa famille, il avait décidé d’avoir le moins de relations avec sa famille. Sa mère était au courant de tout cela et Evan avait été marqué par cette absence. Il ne fut au courant de tout ce mensonge qu’à la mort véritable de son père. Sa voie était toute tracée : devenir lui aussi un Rebelle et faire la fierté d’un père qu’il n’avait jamais connu. Aujourd’hui, tout paraissait lui échapper. Plus les Rebelles s’activaient avec les Pacificateurs, et plus une impression d’impuissance lui étreignait le cœur. « Je ne voulais pas vous faire peur. Tous les habitants ici sont au courant. Tout le monde ici joue la comédie devant les soldats. Il ne faut plus utiliser ces fontaines. Il ne faut plus utiliser l’eau, ni pour boire, ni pour faire cuire les aliments, ni pour se laver. L’eau est trop polluée et elle commence à atteindre la santé des plus faibles. Si vous cherchez de l’eau, allez au dispensaire et éloignez le plus possible du bidonville. »

Evan leva les yeux vers le gros dôme en verre qui s’étendait au-dessus de tous ces innocents. «  Le dôme peut se fissurer, mais l’explosion viendra de l’intérieur.  Si vous avez des amis, des connaissances, ici, ils sont déjà au courant. »

Une sirène de fourgon de la Milice vibra dans le quartier et Evan chercha immédiatement la direction de ce bruit synonyme d’ennuis. Il prit la jeune femme par le bras. « Venez avec moi. On ne doit pas rester à découvert trop longtemps. Les Miliciens sont connus pour leur zèle. Aujourd’hui on peut parler de leur dévouement pervers. »






Dernière édition par Evan Cassidy le Jeu 9 Mar - 18:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Terminé) La liberté des Hommes se nomme innocence || Scarlett   Sam 23 Juil - 22:04

La dernière fois que je suis venue dans les Bidonvilles, je me suis retrouvée avec mon amie à moitié morte dans les bras, son sang sur les mains … et encore aujourd'hui, elle reste aux frontières de la mort, plongée dans le coma. Depuis, je n'ai plus osé y remettre les pieds. Cela valait sans doute mieux, m'étais-je dit. Il n'y avait plus personne de toute manière. Sally, Tom, Aislinn … tous morts. Ou presque. Y retourner ne ferait que faire renaître tous ces souvenirs que je ne peux plus partager qu'avec moi même. Et pourtant, aujourd'hui, m'y revoilà de nouveau. Toujours aussi perdue. Je suis là, à fouler la terre qui m'a vu naître, et pour qui je suis pratiquement devenue une étrangère. Et je ne croyais pas si bien dire …

Désirant me désaltérer, j'étais penchée au-dessus d'un robinet quand une main inconnue m'interrompt dans mon geste. Coup d’œil intrigué, presque méfiant, à l'égard de l'homme, je détaille ce dernier tout en essayant de comprendre pourquoi a t-il agit ainsi. Mais il m'apporte la réponse plus rapidement que je l'aurai pensé.
Vous ne savez donc rien de ce qui se passe ici …
Effectivement, je ne suis plus au courant de ce qui peut se passer dans les bidonvilles. Aujourd'hui, je fais parti du monde de l'Autre Côté … De chez ceux pour qui j'ai autant de défiance. De chez ceux qui – pour la plupart – préférerez me voir, moi et mes semblables, disparaître. Plus l'homme avance dans ses explications et plus mon cœur se serre. Comment a t-on pu en arriver là ? J'ai de la peine pour ce qui se passe ici … et j'ai d'autant plus de peine de me rendre encore plus compte que j'ai de moins en moins ma place ici. Étrangère, avais-je dit. Tout ceci est tristement vrai.
Mon cœur ne cesse de faire écho dans mes tympans, et des frissons passent sur ma peau, réveillant quelques sueurs froides tandis que je manque de me décomposer d'effroi. Mon regard suit le sien, sur le sommet du dôme, puis balaye la vue qui s'offre à moi, imaginant que tout ceci puisse un jour disparaître. C'était inconcevable. Je ne pouvais laisser cela se passer sans faire quelque chose. Puis mon ouïe est elle aussi attirée vers ce bruit que j'ai déjà entendu à plusieurs reprises. Combien de fois avait-elle résonné dans nos oreilles d'enfant, à Tom et à moi, nous sommant d'abandonner nos quêtes de fortune, sans quoi nous aurions eu le droit à l'intervention musclée des Miliciens.

Aussitôt, l'instinct des enfants des Bidonvilles prend le dessus. Il a beau m'attraper le bras pour m'intimer de le suivre pour fuir l'ennemi. Je sais quoi faire. Alors je ne me contente pas de juste me faire tracter, guider dans les dédales du bidonville, non … Nous courrons comme un seul homme. Je me suis peut être éloignée d'ici, les instincts restent les même. Et jamais je n'oublierai, non. Jamais. Malgré les changements, malgré les rencontres, je reste une fille des bidonvilles. Je reste la petite Rosie qui courait pied nu à longueur de journée, à chiper de la ferraille dans le sac des passants et qui connaissait toutes les parades, tous les passages secrets de ces lieux.

Je n'avais encore décroché aucun mot face à cet inconnu qui s'était dévoilé sous la nomination d'Evan. Mais passé le temps de la stupeur, je n'ai pas réellement eu le temps de me présenter, ni même de réagir à ce qu'il avait dit.

-Par ici.

Ce fut les premiers mots que je prononce à son attention. Rapidement, j'avais eu le temps de reconnaître l'endroit où nous nous trouvions. Parcouru quelques mètres dans une ruelle – ou ce qui s'en rapproche le plus – je pousse un tas de cagette de bois recouvrant un rideaux miteux, couvrant lui même un trou dans le mur suffisamment grand pour y passer recroquevillé, mais assez petit pour se laisser dissimuler facilement.

-Passez et replacez les cagettes derrière vous.

De l'autre côté du mur, on débouche dans une vieille cave, sombre et humide. Il y a très peu d'éclairage, mais une cachette n'est pas faite pour être lumineuse … Résonnait toujours cette affreuse et pourtant trop habituelle sirène. C'est pour cela que je ne m'adresse à lui qu'à voix basse, à l’affût du moindre mouvement ou du moindre son suspect.

-De quelle explosion parlez-vous ? J'aimerai comprendre … savoir exactement ce qui se trame ici.

Je marque une pause, rabattant un pan du vieux rideau qui ne me semble pas bien mis. Puis, je reporte mon regard sur Ethan. Ou du moins, j'essaye de distinguer ses traits dans la pénombre, grâce au peu de lumière que laisse filtrer le rideau ou les imperfections de ce mur de pierre. Si j'hésite à décliner mon identité, ça n'est que le temps de quelques battements de cœur. Lui m'a donné son prénom sans hésiter et ne m'aurait pas dévoilé tout cela si il n'était pas digne de confiance.

-Je veux aider. Je m'appelle Scarlett Rose. Et moi aussi je suis née ici. Il y a encore quelques mois je vivais ici ...
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MessageSujet: Re: (Terminé) La liberté des Hommes se nomme innocence || Scarlett   Ven 29 Juil - 18:14

Les sirènes annonçaient les ennuis comme les vautours apportaient la mort. La jeune inconnue n’avait pas résisté à son contact lorsqu’il lui demanda de partir d’ici. Elle s’était mise à courir avec lui comme si elle connaissait les rues de ce quartier et c’est cette même femme qui lui présenta un chemin à prendre pour se cacher. Il opina de la tête et Evan la suivit. Elle savait où elle allait, les pas à faire, la direction à prendre. Ils se retrouvèrent devant des cagettes en bois  qu’elle poussa pour laisser paraître un rideau miteux. La petite silhouette se faufila derrière et Evan entreprit de la suivre et de remettre les cagettes au bon endroit. C’était une enfant du bidonville, comme lui, mais elle n’avait aucune notion du danger qui s’était installé sous ce dôme et qui contaminait la population. Il se redressa  pour contempler la cave aménagée. Elle le questionna sur les mots qu’il avait tenus et sur la situation qui se tramait dans le bidonville. Elle déclina son prénom et raconta qu’elle ne vivait plus ici depuis quelques mois, c’était pour cela que la contamination de l’eau et la mise en place de la fausse campagne de vaccination contre la grippe lui avait échappées. « L’explosion est une façon imagée Scarlett Rose. Peut-être qu’elle deviendra plus concrète. Je ne sais pas. Personne ne sait pourquoi le gouvernement laisse faire. Est-ce que la Milice attend des ordres pour se lancer à l’assaut du bidonville et de tout raser ? Avec une population affaiblie et en manque d’eau potable, avec l’air qui devient irrespirable par certains endroits, les hommes et les femmes ne résisteront pas devant les soldats. »

Il y avait tant à dire et tant à faire. La petite jeune femme voulait aider. Toute la main d’œuvre serait utile aux innocents. « Le dispensaire pourrait avoir besoin de vous. Une campagne de vaccination contre la grippe a été instaurée. C’est une couverture. Tout est faux. On s’est servi de l’hiver pour placarder des affiches et ainsi toucher le maximum d’individus de tout âge. Au dispensaire, le personnel et les bénévoles expliquent le danger de l’eau et distribuent des kits de filtration. Pas pour rendre potable l’eau, elle est trop toxique à ce jour. Elle sert uniquement pour les tâches ménagères. Pour le reste, pour cuire, laver les aliments et se laver, il faut passer par les citernes. »

Un plan instable comme  se le répétait très souvent Evan et qui allait péter à la gueule de chacun. Il n’était pas contre cette aide, mais il s’avait que tôt ou tard, les Rebelles ne pourraient plus se jouer de la surveillance des Miliciens qui patrouillaient. Ils étaient arrivés à les berner, cependant, ce plan avait une limite et il aspirait que cette limite ne soit pas atteinte au plus vite pour laisser du temps à tout le monde.  « Il existait déjà des vieilles citernes qui datent de la création du dôme. Elles ont été abandonnées quand les travaux de canalisation ont commencé. Nous avons remis sur pied ces citernes et nous les avons remplis d’eau potable provenant des terres sauvages. Le trafic des allées et des retours ne résistera pas longtemps. Les tanks à lait qu’on a modifié pour les rendre plus accessible et qui servent à remplir ces citernes  vont vite éveiller la méfiance des Miliciens. Pour l’instant, on n’a que cela comme solution.  Mais je ne vous cache pas que le bidonville ne résistera pas à tout ça ! L’eau claire va manquer. La population va mourir.»

Si ce n’était que l’eau. L’air était devenu nuisible pour les humains avec les gaz qui se dégageaient de la décharge. Il avait eu un espoir, celui de faire péter le dôme. Une vive réaction qui ne pouvait malheureusement pas être appliquée dans cet état. Une explosion qui côtoyait des émanations toxiques raserait toutes les personnes vivantes sous le dôme. « Ce projet vient d’être mis en place il y a peu de jours. La prochaine étape est en attente, celle de mettre à l’abri la population. Les sorties vers les terres sauvages seront vite bloquées par la Milice quand elle s’apercevra de cette migration. Les premiers seront assurés de trouver refuges à l’extérieur, mais toux ceux qu’on arrêtera dans leur voyage seront prisonniers de cette mort. »

Et c’est là qu’Evan espérait rapidement une réponse de la leader des Pacificateurs qui était allée trouver les Insoumis. « Prévenez vos proches, vos amis, qu’ils fassent leurs bagages et qu’ils partent vers les terres sauvages. Je sais que c’est l’hiver, même le climat est contre nous, mais il est plus préférable d’affronter la rudesse des températures que se retrouver asphyxiés ici. »




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MessageSujet: Re: (Terminé) La liberté des Hommes se nomme innocence || Scarlett   Mer 14 Sep - 19:00

La Milice zone dans les environs. Si le bruit des sirènes s'était éloigné, elles revient. Elle tourne dans le quartier, tel des vautours en quête de quelques charognes. Et aujourd'hui, suite aux révélations que je venais d'apprendre, cette image est plus qu'appropriée. Ces charognards n'attendent qu'une chose, qu'on soit suffisamment faibles pour n'avoir plus qu'à nous pousser dans la fosse commune. Une extermination pure et dure, brillamment calculée par les chefs de charognards. Cette révélation me pique au vif, me répugne et éveille en moi une haine profonde, nourrie depuis ma naissance mais qui aujourd'hui menace d'exploser. Mais ne vendez pas la peau de la charogne avant de l'avoir tué …

Je serre les mâchoires tandis qu'Evan continue de me faire son exposé. Je me sentais tellement impuissante … J'avais ignoré la détresse des miens, j'avais quitté ce monde, en pensant qu'il se porterait tout aussi bien – ou mal – avec ou sans moi. Mais c'est pire encore aujourd'hui. Je devrais peut être me réjouir du fait que j'ai quitté le dôme juste à temps … avant que tout ne commence. Mais je n'en tire aucun soulagement, juste de la tristesse. Et de la colère. Comment ai-je pu penser que tout irait bien ? Comment ai-je pu les abandonner ? Là bas, derrière les portes de ce dôme maudit, plus personne ne m'attend. Même si … Non. Et ici, ici les gens sont en danger. Même si j'ai perdu celle qui m'a élevé, ainsi que mon frère, reste toutes ces personnes, ces frères et sœur de galère. Si aux yeux du commun des mortels nous sommes des étrangers les uns pour les autres, nous avons grandi dans les conditions, avons connus les mêmes peines … et les mêmes joies.

Je reste silencieuse jusqu'à ce que l'homme ait fini de parler. Ce qui me sert le plus le cœur, c'est qu'à l'entendre, il n'y a aucune solution durable. Rien, à part la fuite, ne semble pouvoir garantir notre survie. Partir. Mais partir pour où ? Les Terres sauvages ? Ces Terres, j'en rêve depuis toute petite. Avec Tom, nous nous étions déjà égaré à penser qu'il faudrait qu'on y emmène Nana, pour ses vieux jours, qu'elle voit autre chose que ces entassements de taules rouillées, de ces cartons tachés et cette humidité salissante. Mais vous avez à peine le temps de vous retourner que tout a déjà disparu. Je serre les poings. C'est sans doute ce que je devrais faire, partir, me souffle ma Conscience. Mais mon Cœur me murmure de rester, rester pour aider ces hommes et ces femmes, pour se battre. Pour Lui. Pauvre sotte, rétorque alors la Raison …

-C'est donc ainsi qu'ils voient les choses … sifflais-je entre mes dents.

Plus que jamais ces sirènes me portent sur le système et des élans de violence font bouillir mon sang. Je relève à nouveau mon regard sur l'homme qui m'accompagne.

-Merci pour ces informations. Mais je ne peux pas partir tout de suite … Je ferais pourtant de mon mieux pour …

Soudain, je m'interromps. Des pas dans la ruelle d'à côté qui nous surplombe légèrement, et des ombres qui se meuvent derrière l'épais et miteux rideau. Je me plaque donc au mur de pierre, faisant signe à Ethan de ne pas faire de bruit même si je me doute qu'il a lui aussi entendu ces bruits de grosses semelles patrouillant dans les environs.

-T'es sûr qu'ils sont partis par là .. ?

-Ben c'est c'qu'on m'a dit … moi après j'fais qu'suivre les ordres.

-… Vivement qu'on en finisse avec ce trou à rat moi j'dis !


Ce sont ces quelques répliques qui s'échappent de la rue ... me faisant serrer davantage les poings.
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MessageSujet: Re: (Terminé) La liberté des Hommes se nomme innocence || Scarlett   Dim 25 Déc - 22:25

HRP : Scarlett, je n’avais pas reçu d’alerte pour notre RP. Il ne faut pas hésiter à me MP.
Petit rappel pour ceux qui nous lisent, ce rp se passe avant le cauchemar. Wink
Ma réponse clôture notre rencontre. A bientôt pour une autre histoire !



Evan avait tout résumé à la jeune fille du bidonville. Pour lui, c’était encore une adolescente. Elle devait avoir à peine entre seize et dix-huit ans. Elle aurait pu être une petite sœur. Elle se débrouillait très bien et cette cave aménagée lui donnait raison. Chaque humain qui naissait ici devait apprendre par lui-même à survivre dans cette jungle. Fille ou garçon, tous étaient logés à la même enseigne de la vie dure et misérable.  Malgré le danger, le peu de moyens que les Rebelles et les Pacificateurs avaient commencés à mettre en place, le plan péterait à la gueule de tout le monde quand la Milice se rendrait compte de tout ce qui se déroulait sous ses yeux. L’aide était précaire et éphémère. La solution la plus extrême était de partir de ce dôme et de rejoindre les terres sauvages même par avec le froid de l’hiver qui s’était installé. « Pas partir ? Si vous avez besoin de quelqu’un pour vous aider à rassembler vos affaires, pour aider vos proches ou bien si vous  ne savez pas comment faire pour rejoindre le village humain, je connais des gens qui pourraient vous amener avec eux. C’est une petite famille. Ils préfèrent endurer le voyage dans le froid que de rester ici. »

Il était étonné par la réaction de la fillette. C’était la première fois qu’il rencontrait une humaine refusant de quitter un endroit qui allait servir de mouroir pour la population. Evan ne s’entêtait pas à lui faire changer d’avis. Il ne possédait pas le temps nécessaire. Il allait répliquer une dernière information au cas où Scarlett Rose reviendrait sur son idée première, mais des voix de soldats leur parvinrent, de plus en plus proche.  Le Rebelle s’appliqua à faire les mêmes gestes que la jeune femme et se plaqua contre l’un des murs miteux de la cave. A travers l’épais rideau, ils pouvaient voir, tous les deux, les silhouettes imposantes des Miliciens qui passaient. Il avait espéré que personne ne les avait suivis. C’était faux. Ou bien, les soldats recherchaient d’autres humains et que c’était un simple hasard qu’ils se trouvent de ce côté du bidonville. Mais la situation n’était pas plaisante. Evan détailla la pièce. Il n’y avait qu’une seule issue et elle était bloquée. Il avait une arme sur lui, mais pas assez importante pour rivaliser avec la technologie de la Milice. Et, il n’était pas seul. Sa vie n’était pas uniquement en danger. Il y avait celle de la petite humaine.

Les gros pas lourds des rangers s’éloignèrent. Evan se concentra sur le bruit et il ne bougea pas jusqu’à ce que les soldats soient très loin de leur position. «Si vous ne voulez pas quitter la cité, essayez de vous trouver un refuge hors du bidonville. Si vous avez besoin d’un soutien quelconque par ici, même si je vois que vous savez bien vous débrouiller, allez vous présenter à la taverne de l’enfer et demander le Père Roswell. C’est le vieux patron. Dites-lui que vous venez de la part d’Evan et il vous aidera. Vous pouvez aussi aller vous présente au dispensaire et demandez le Docteur Saria. Je ne la connais pas personnellement, mais je suis persuadé qu’elle vous aidera en cas de nécessité. »

Il passa lentement sa main contre le rideau et pencha sa tête discrètement, à l’extérieur. Les cagettes qu’il avait remises lui donnaient un moyen de se protéger partiellement pour examiner la ruelle et ses allées et venues.  « Je vais repartir. J’ai beaucoup à faire. Ne jouez pas à l'héroïne Scarlett Rose. On a besoin avant tout de personnes valides pour informer la population sur la contamination de l’eau et de l’air. Seule dans votre coin, vous n’y arriverez pas. Je vous ai donné toutes les informations nécessaires à votre survie. Soyez prudente. »

Il inclina poliment la tête, se faufila derrière le rideau, dégagea quelques cagettes qu’il remit à sa place de la même façon que lorsqu’il avait suivi la demoiselle. Le Recruteur avait encore beaucoup à planifier avec la leader des pacificateurs. Avant cela, il devait rejoindre Diana dans un vieux bar paumé du bidonville pour faire le point avec elle.




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MessageSujet: Re: (Terminé) La liberté des Hommes se nomme innocence || Scarlett   Mer 8 Mar - 20:04

HRP : Toutes mes excuses pour cette conclusion plus que tardive ... Merci à toi d'avoir partagé ce rp avec moi ♥

J'avais enregistré chacune des informations fournies par le Rangers. Il s'était montré suffisamment bienveillant pour, non seulement, m'éviter de m'empoisonner par l'eau, mais également pour me mettre au courant de la situation actuelle de ce bidonville que j'avais laissé de côté depuis que j'avais été embauché par Gabriel. Pas que je ne me préoccupais plus de son sort, mais ma dernière visite ici bas n'avait pas été si positive que je l'aurai pensé. Je n'étais pas partie depuis très longtemps mais déjà avais-je été traité comme une étrangère par un inconnu … alors que j'étais comme lui, que je partageais la même histoire … Depuis, j'étais restée éloigné. Mais cela avait été une réelle souffrance. Depuis que je n'ai plus Gabriel, que je me retrouve seule, j'avais décidé de renouer avec mon ancienne vie. Revenir aux sources … et j'avais visiblement bien fait, car si j'étais habituée au cauchemar, je n'avais pas mesuré l'ampleur qu'avait pris celui-ci durant ces derniers mois. Je devais agir, je devais faire tout mon possible tant qu'il était encore temps. Alors non, je ne fuirais pas.
Le souffle en suspens, le temps que les miliciens passe leur route, je me détends progressivement, mais reste en alerte lorsqu'ils semblent loin. Nous n'étions pas à l'abri qu'une autre patrouille les suivent de près … Si ils étaient plusieurs à patrouiller dans le coin … ce qui ne m'étonnerait pas, surtout vu tout ce que Ethan m'a raconté.

-Merci Ethan … Ce sont les seuls mots que je lui adresse avant qu'il ne parte. Deux simples mots, mais emplis de reconnaissance et de sincérité.

Cela fait parti des rencontres que j'aime faire. Aussi grave puisse être le contexte, savoir qu'on a des alliés, des personnes prêtes à donner tout ce qu'elles ont pour aider leur prochain, qui servent une cause juste, une cause que la majorité raillent grassement, ça fait chaud au cœur, et je saurai m'en rappeler. Il avait évoqué le patron de la taverne de l'enfer. Je voyais de qui il s'agissait, pour être déjà passé plusieurs fois dans ce bar, puis il prononça aussi le nom de ce médecin qui m'avait soigné au dispensaire, celle qui m'avait appris pour Tom … et qui m'avait parlé des pacificateurs, cause qu'elle servait, et que Tom avait rejoint … Je note toutes ces informations dans un coin de ma tête et regarde Ethan disparaître.
Lorsque je me retrouve seule, dans cette cave abandonnée, je sens mon cœur qui tape un sprint soudain et des fourmillements au bout de mes doigts … l'adrénaline, de celle qui vous donne autant de peur que de force d'action. Oui, je me battrais pour le bidonville, je ferais de mon mieux pour que le plus d'habitants possibles soient épargnés. C'est tout ce qu'il me restait, la seule cause qui m'a amené jusqu'ici. Cette rage de survivre qu'aucun Asarien ne saurait égaler, cette rage que seuls connaissent les humains.

Toujours aussi prudente, je m'approche de l'ouverture dans le mur pour m'assurer que la voix est libre et sors à mon tour pour disparaître dans les ruelles et détours du bidonville. Je comptais y passer le restant de la journée afin de récolter toutes les informations que je pouvais trouver, transmettre celles que j'avais eu, et certainement passer au dispensaire pour voir de quelle manière je pourrais me rendre utile.
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