(Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT

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MessageSujet: (Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT    Ven 27 Mai - 22:21



Si la femme que je haïssais le plus était celle qui m'avait donné la vie, l'homme qui avait ce privilège était l'un de ses plus proches amis. Qui se ressemble s'assemble. Que ces deux-là fussent ou eussent été, à une certaine période, amants ne m'aurait pas surpris. Pour dire l'entière vérité, je m'étais toujours bien moins soucié de la vie sexuelle de ma mère, qu'elle se souciait de la mienne. Ce qui me faisait haïr Wright, au point de rêver de l'écarteler ou de faire joujoux avec ses bijoux de famille, n'avait rien à voir avec ma matricide de mère. Pour un fois. Elle était innocente. Encore qu'il aurait été aisé de lui trouver une responsabilité dans le litige qui m'opposait à cet homme. N'était-elle pas la plus haute instance d'Asaria ? Celle qui pouvait sanctionner les crimes, faire et défaire les culpabilités ? Le plus sexy des Field Marshall de l'univers, c'était ma mère ! Au dessus, même de son amant du moment (et ce n'était sans doute pas une expression figurée) le brillantissime Général Van Brënner, elle aurait dû contenir, embastiller son ami Wright dont la déviance sadique n'était plus à prouver. Si elle était tellement attachée à la pérennité de cette Cité, elle aurait dû voir à quel point de telles entités pouvaient écrire sa fin. Mais le vice était devenu la norme en Asaria , la dépravation la règle, la cruauté le crédo. Mes détracteurs me prêtaient les trois. Et j'entretenais à dessein ambiguïté sur la question. J'étais, je n'étais pas, des leurs ? Opportuniste, hédoniste, égoïste, monstre produit de la nouvelle génération asarienne dorée ?  En vérité, j'étais un suborneur, un être perverti, amateur et pourvoyeur de luxure. Mais je n'étais pas vicieux. Je ne prenais aucun plaisir à humilier, briser un être. Toutes les soumissions que j'avais obtenues étaient délibérées, assumées, jamais imposées. Je n'étais pas dépravé mais jouisseur. La nuance était ténue mais réelle. J'assumais la décadence de ma condition. Je ne m'estimais pas dépravé. Quant à la cruauté que je manifestais en apparence envers certaines personnes, elle n'était que la manifestation maladroite de mon ' intérêt", pour rester pudique, à l'égard de personnes qui perdraient beaucoup plus que leurs illusions en liant leur destin au mien. La cruauté était chez moi un ultime geste d'amour. Envers ceux que je méprisais, j'étais juste indifférent et froid, tel un monstre écrasant de son talon un insecte insignifiant. Wright était à mes yeux un étron chié du cul de ma mère, la malfaisante qui laissait les sept plaies déferler sur le royaume.

Je nous avais crus oubliés dans notre stupre. Je me pensais naufragé d'un échouage du mal. Je me sentais comme ces oiseaux englués dans les hydrocarbures lors des "marées noires" d'avant la pluie de feu. Je me trompais. Après être mort une première fois, officiellement, j'étais mort une seconde fois à ma condition asarienne. C'était bien la peine d'avoir souffert autant lors de mon retour, pour ensuite me vaporiser sur le plafond d'une femme d'affaire ... Je me souvenais encore des recommandations que j'avais confiées à cette toute nouvelle amie après les manifestations tellement incompréhensibles dont nous avions été témoins et cibles. Je lui avais demandé de prendre soin de Scarlett, d'être prudente pour elle-même et de saluer Mara lorsqu'elle la verrait - car je ne doutais pas qu'elle croiserait un jour son chemin - en lui disant que je l'aimais. Mara. La raison unique et véritable de ma haine pour l'asarien qui se tenait en face de moi, sur ce plateau désertique, au sommet d'une des plus hautes montagnes de la Grande Barrière, le cratère d'un ancien volcan, en vérité. J'aurais pu accepter tous les amours de jeunesse auxquels Mara aurait pu céder. J'aurais saigné de chacun de ces noms, qui m'avaient privé d'être le premier. Pourtant, j'aurais accepté. Mais je ne pouvais respirer le même air que l'homme qui m'avait précédé par la force. Depuis que je savais, je m'étais promis de faire une entorse à la règle des Pacificateurs, ce mouvement non violent que j'avais inspiré. Et lorsque j'étais revenu sous les traits de Gabriel Laymann, cette éventualité d'enfreindre la règle s'était muée en obsession. Il crèverait. Lui, et ses semblable aussi. Ma haine personnelle et ciblée s'était muée en un plan d'extermination orchestré. Et ce monstrueux ou divin dessein, selon le point de vue moral, se dissimulait derrière le visage loufoque d'un saltimbanque déraisonnablement fortuné, totalement mégalomane et imprévisible, mais tellement désaxé mentalement qu'il ne pouvait que s'apparenter au gratin asarien. L'illusion sulfureuse était un parfait rideau de fumée. Il aurait pu être déjoué par le premier télépathe un peu qualifié si mon polymorphisme en pleine mutation ne se servait pas de l'arme qu'il manipulait depuis quelques années avec virtuosité: le monde des sons, la musique.

Je faisais à peu près ce que je voulais de la musique qui se propageait dans les airs. La seule façon de stopper cette malléabilité était de me descendre définitivement, mais évidemment c'était devenu compliqué depuis que je me servais de ma voix et de ma musique comme d'une arme et d'un bouclier. Lors du concert du Multiplex, un aperçu très restreint avait été dévoilé. Et me flinguer serait encore plus difficile maintenant que j'étais devenu autre chose qu'un asarien seconde génération. Bien entendu, ils ne le découvriraient que si je n'avais pas le choix. Bien entendu, le prix à payer en retour de ce pouvoir était inique, révoltant, déchirant. Mais j'avais déjà tout perdu une première fois et je pensais n'avoir plus rien à perdre. Du moins voulais-je, devais-je, m'en persuader.

Wright se tenait devant moi, dans ce cratère, cette vaste étendue de terre volcanique éteinte depuis des siècles. Le paysage lunaire, les parois dentelées de la bouche silencieuse se découpaient derrière nos silhouettes aux contours incertains. Rien n'existait à part deux entités qui pouvaient produire le mal de façon très différente. Wright était une référence de puissance parmi les Anciens, un des piliers du Grand Conseil, autant qu'une pointure en matière d'innovation technologique et d'armement de pointe. Si je n'avais eu aucun contentieux avec lui, j'aurais pu être impressionné. Je n'étais que haine et mépris, tout en sachant que ces sentiments pouvaient devenir ma pire faiblesse. Gabriel Nicholson haïssait Wright pour ce qu'il avait fait subir à celle qu'il aimait. Gabriel Laymann le haïssait pour ce qu'il symbolisait: le système qui avait broyé sa vie, son bonheur naissant. Gabriel ne le haïssait pas. Gabriel brandissait l'épée du Salut et allait trancher dans le vif. Il était juste cette figure implacable, impassible que rien ne pourrait arrêter si ce n'était la Cité elle-même, et cet être revenu à la fois du passé et du futur se déguisait ce soir en un homme d'affaire totalement excentrique mais très réfléchi néanmoins.  Le contrat que j'avais à proposer à Kylian Wright, seul un homme idiot ou un animal très instinctif pourrait le refuser. Peur primale de la bête traquée par un prédateur bien plus féroce ou avidité de l'homme inféodé aux valeurs de réussite ?  A quel impératif obéirait cette nuit Kylian Wright, cet Ancien redoutable que même ma maudite matrice estimait ?

- C'est ici, Kylian que le Salut d'Asaria prendra forme et que sa purification s'établira dans une forme artistique. Laissez moi rassembler pour vous tous les Humains et les réduire à notre seule volonté grâce à ma science des ondes. Saviez-vous que nous ne sommes que des ondes nous mêmes, qui vibrons à diverses fréquences ? Notre corps est constitué de différents éléments primaires qui ont chacun leur fréquence. La table de Mendeleïev comporte de nombreux emplacements vides. Ce n'est pas parce que certaines choses ne se voient pas ou ne sont pas encore découvertes qu'elles n'existent pas.


J'élevai ma main droite et des murs s'élevèrent des crocs du cratère. Des murs translucides.  De mon autre main, je fis apparaitre des silhouettes qui se pressaient dans l'ombre sous le Dôme qui s'était ainsi refermé. Je fixai mon invité de mon regard de braise et lui sourit. Ce sourire pouvait tout aussi bien charmer ou terrifier. Il était celui d'un ange, il était le visage de la mort. Que verrait Kylian ?

- La plus ambitieuse programmation d'aliénation des Humains, en plus d'être le contrat  du siècle pour votre firme. J'ai besoin de microprocesseurs, de circuits intégrés, de logiciels, de bio implants pour finaliser mon projet. Vous voulez être l'image du pouvoir ? Laissez-moi vous offrir l’amphithéâtre de votre expression ... Nous avons autant à gagner l'un que l'autre à notre association ... Êtes-vous intéressé Monsieur Wright, avant que je poursuive la présentation holographique ?  Posez vos questions, je ne me déroberai à aucune ...


Un autre geste et je dessinai les contours d'un bar de plage luxueux dont les banquettes confortables semblaient disposées pour complaire à nos désirs. Des hôtesses sillonnaient la terrasse les mains chargées d'un plateau de cocktails. Leurs pieds nus foulaient un sol cendreux. La lune se découpaient en un magnifique disque d'argent au dessus de nos têtes. Si Wright n'avait été mon abjection, son physique m'aurait peut-être tenté à batifoler sous la lune pleine. Mais ses mains avaient soumise et souillée Mara, et pour cela, il devait mourir... de la façon la plus cruelle et lente possible. Cela faisait dix ans que j'agonisais ...

- Si je vous ai invité de nuit hors des Dômes, c'est pour que vous ressentiez cette impression grisante de liberté et d'espace qu'on ne trouve qu'ici. Le Dôme de Mirage n'en arrêtera pas les ondes fabuleuses. J'ai la nuit pour vous convaincre. Mais si vous êtes là, c'est que j'ai déjà réussi la moitié de mon plan . Dis-je dans un sourire complice accompagné d'un clin d’œil. Et voici l'une des attractions gérées par les émetteurs du central de Mirage. Ajoutai-je en faisant apparaître une image virtuelle d'une des animations que j'avais imaginé pour les "touristes" débarquant à Mirage.


Dernière édition par Gabriel Laymann le Jeu 30 Mar - 22:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT    Sam 4 Juin - 14:37



Passer des heures à discuter avec mon autre moi, passer des heures à discuter avec l’intelligence artificielle, empreinte de mon propre esprit, passer des heures à réfléchir sur les confessions d’Alianka, de ce qu’elle croit, pense, ou est persuadée, des heures à essayer d’imaginer ce qu’elle conte et d’y trouver un raisonnement logique ou scientifique. Je partage bien des choses avec la Grande Conseillère, bien des secrets, bien des confiances… Elle est la seule personne en ce monde qui a le pouvoir de se vanter d’avoir mon entière confiance au point qu’elle possède tous les codes de sécurités de l’Intelligence Artificielle ainsi que de la Wright Corporation, elle est la seule à connaître toute la vérité sur moi, sur mon autre moi, sur mes plans, mes projets et mes obsessions, elle est une parfaite moitié et pourtant jamais nous n’avons été amant, jamais nous ne le serons car ce qui nous uni est une amitié qui n’a point de limites, une confiance et une vision que nous partageons sans aucune condition. Gabriel, un sujet connu des temps passés, un sujet qui semble revenir à la surface, une histoire douloureuse pour certains, une histoire presque oubliée pour d’autres, mais surtout Gabriel est un nom qui m’éveil d’autres souvenirs. Des heures ainsi à passer seul avec moi même, moi sous diverses formes, avant de me rendre dans une salle particulière, une salle comprenant bien des souvenirs importants pour mon esprit tel que les premières chaines d’une esclave que je n’ai pas terminé à briser, tel qu’un implant portant le nom d’une obsession, l’Implant Mara… A cette femme, celle qui a toujours su s’en sortir, s’évader de mes griffes, se faire libérer par un traitre, celle qui maintenant est condamnée à mes yeux car quelque soit le lieu où elle se cache, quelque soit le trou qui l’abrite… Toutes les technologies en ma possession la traque encore, elle et l’hybride, tous les gardes et hommes loyaux ont pour ordre de la ramener, elle et l’aberration génétique. Où qu’elle soit, je sais qu’elle finira par me revenir car sa place est entre mes crocs à hurler, pleurer, supplier avant d’être totalement bisée, puis annihilée. N’y voyez pas que l’envie d’abuser de son corps impur, n’y voyez pas non plus que le besoin d’une vengeance car personne n’est en droit de m’échapper… Non j’ai beaucoup de projets pour cette créature, beaucoup d’objectifs où elle occupe une place importante. Mara sera un jour la fin des humains, la fin des rebellions. Oui elle ne le sait pas encore mais elle est destinée à condamner les ennemis d’Asaria, elle sera la fin de toutes les formes de résistances, elle sera mienne, mon arme, ma plus grande réussite.

En pensant cela mes doigts effleurent une vitrine comprenant un objet bien précis et la voix résonne dans la pièce, celle de l’I.A. « Le prototype est bientôt terminé… Encore un peu de patience… » Ma main se retire alors que je quitte cette pièce, la laissant se refermer derrière moi et laisser simplement apparaître un mur tout ce qu’il y a de plus classique. Je crois que ma conversation avec Alianka a éveillé bien des choses en mon âme, si cela peut s’appeler ainsi, et mon regard se pose sur l’I.A. avec une voix plus dure et froide qu’à mon habitude, chose qui oui est possible car finalement vous ne me connaissez qu’au travers de mes bons jours. « Augmentes les traques, décuple la prime… Ma patience approche de sa limite… trop d’années se sont écoulées. » Un silence s’installe un instant, un silence règne quelques secondes avant une réponse. « Vous êtes certain ? » Mon regard se porte sur cette projection holographique avec un regard des plus perçant. « Fais appel aux meilleurs… » Pour la première fois depuis sa création, l’I.A. abaisse sa tête face à moi en acceptant les ordres et disparaissant. J’avais maintenant une autre mission à accomplir, un rendez-vous des plus important, un rendez-vous des plus intriguant. Peu de temps après les confessions et craintes de ma chère Grande Conseillère, l’objet même de notre converse m’avait convoqué, voulant me rencontrer. C’était une chose assez amusante car si les doutes sont vérités, alors celui qui veut me rencontrer est aussi une arme dans mes projets, il est aussi une nécessité à mon avenir ainsi qu’à celui de tout Asaria. Quelque part, je suis persuadé qu’il le sait, qu’il devine parfaitement que je suis informé, que le doute doit exister sinon il ne m’aurait jamais invoqué pour un entretien. Tous savent que je ne réponds jamais favorablement à un rendez-vous, sauf avec une élite minutieusement sélectionnée et cette élite n’est point une question de rang mais de ce que représente l’être à mes yeux. Alianka, Victoria, Sélène, Gregory, Amaria et Mara sont les seules personnes en ce monde qui peuvent être assurées de ma présence si elles venaient à m’invoquer… Oui, Amaria fait parti de ces noms. Si je réponds favorablement à l’invitation d’un homme comme Gabriel, un artiste, c’est bien que mon regard sur lui est particulier et ma curiosité poussée car si il y a bien une chose que je ne respecte pas, ce sont les artistes. Mon autre moi me propose de ne faire plus qu’un pour être à notre plein potentiel avant que je décide de partir pour ce rendez vous, mais à la place j’affiche un léger sourire et lui expose mon idée, une idée qu’il accepte directement, après tout c’est normal, il est moi.

************************

Point d’armes, point de gardes, points de drones ou autres gadgets, juste ma personne dans un costume des plus strict et gris, juste moi qui suit les instructions pour arriver finalement jusqu’à ce cratère, ce lieu abandonné pour un rendez-vous hors du commun. Est-ce une forme de confiance en ma personne ? Non, c’est plus un acte conscient car mon arme contre cet homme, si il devait y avoir besoin d’une telle chose, se trouve dans les mots et les images, rien de plus pour affecter celui dont l’existence est faite de doutes irréalistes. Je me tiens droit, strict, une statue de granite attendant de découvrir ce que désir cet être, d’entendre sa voix dévoiler ses plans, son idée ou ses ambitions, restant de marbre sans afficher aucune émotion, un être insensible qui veut analyser, étudier et comprendre son ennemi. Oui ennemi car en ce monde, en dehors de la Grande Conseillère, touts êtres vivants sont mes ennemis.  Je l’écoute exposer cette histoire de fréquences, comprenant très rapidement sa théorie… Oui, un temps, j’avais déjà pensé aux armes soniques que ce soit pour une forme d’hypnose mentale ou pour la destruction cellulaire, mais ce projet a été mis en partie de coté, laissant qu’une petite exploitation sur un point plus particulier de l’utilisation sonique en tant qu’arme, celle pour détruire la volonté d’autrui, détruire l’esprit et ses barrières. Mon attention ne quitte pas cet homme, écoutant en imaginant, calculant, tentant de trouver ce qu’il cache derrière son jeu. Une paranoïa logique et habituelle avec les êtres qui me côtoient, mais aussi je tente de faire le rapprochement entre chaque mot s’échappant. Purification, humains, son… Il semble d’ailleurs que cet être possède déjà une idée bien précise de l’équipement qui lui serait nécessaire à son projet, chose bien intéressante attirant un peu plus mon attention, mais pour lui je ne suis surement qu’une coquille vide et inexpressive qui croise les mains dans le dos sans le quitter un instant des yeux, sans laisser transparaitre la moindre émotion.

« Votre théorie pourrait s’avérer intéressante… mais avant de continuer, sachez que je ne recherches pas à être l’image du pouvoir. Ce que je suis aujourd’hui me convient parfaitement et mes actes, mes recherches, n’ont qu’un seul objectif. Non une nouvelle gloire mais bien une évolution radicale de notre situation. » Trop de choses sont tolérées, trop d’anciens possèdent encore des sentiments de compassion ou pitié. La domination mentale est un projet que j’ai tenté avec l’Implant Mara, mais j’ai compris que la solution est dans la destruction. Mais mettons de coté cette partie de mes idées pour me concentrer sur celles de l’homme ici présent, car même si son idée est la domination, ou tout autre chose, son idée peut faire naitre d’autres dérives bien plus utile encore. Je ne pose point de questions, je n’offre pas de réponses face à mon intérêt, mais après tout un silence est tout aussi explicite que de longs discours. Je suis la, je n’ai pas bougé et je l’écoute en le regardant faire, j’offre mon attention et ma présence, ce qui prouve que oui je suis intéressé de connaître la suite. D’ailleurs pour l’instant ce que je vois, ce ne sont que des erreurs d’interprétations de la Grande Conseillère, mais je reste sur mes gardes. Oh j’aurais pu lui annoncer que je ne prendrai aucun engagement tant que je n’ai point vu cela à l’œuvre sur des cobayes humains, mais nous avons toute la nuit, il l’a annoncé lui même et le temps de notre converse, mes propres projets se mettent en place alors que mon double se lance dans ce « nouveau jeu » sans aucune retenue pour que tout soit parfait au moment venu. D'un geste lent de la main, je lui indique de continuer.

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MessageSujet: Re: (Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT    Mar 14 Juin - 21:27


Un Maître de l'Illusion peut-il en démasquer un autre ? Se reconnaissent-ils entre eux ? La question s'imposa à moi lorsque j'analysai Wright, sa posture, ses expressions, sa tenue vestimentaire. Ou plutôt pouvait-on parler de l'absence d'expression. Tout nous opposait véritablement pour quiconque aurait été témoin de notre face à face. Il était marbre froid, j'étais feu follet. Il était minéral, j'étais plus vivant que jamais dans ce décor que j'avais choisi. Il masquait sans doute ce qui le secouait sous le masque de granit. Je masquais, sous la débauche de gestes et de démonstration, le carcan de détermination implacable qui gelait mon âme et mon cœur. Nos processus de camouflage étaient des miroirs inversés. Nous étions l'illustration admirable d'une complémentarité mortelle et destructrice. Que n'aurions-nous pas pu accomplir si le Destin nous avait placés dans le même camp. Mais il n'en était rien. Gabriel n'avait aucun camp. Il existait simplement pour corriger les imperfections, les hoquets de la Création. Il prenait les traits qui lui paraissaient convenir et agissait sous cette apparence.

L'immobilité de mon "invité" contrastait avec le mouvement que je générais dans notre environnement, faisant se succéder des cascades d'effets visuels tous plus spectaculaires les uns que les autres, lesquels laissaient de marbre le Maître de la manipulation qu'était Kylian Wright. Savait-il que cette débauche de verve visuelle mâtinée de naïveté n'était en fait qu'un leurre pour lui faire croire à la fable du petit élève crédule qui espère épater le plus grand des professeurs ? Avait-il perçu l'illusion derrière l'illusion ? Le rideau derrière le rideau ? De cette mascarade, Gabriel n'était pas responsable. Il en tirerait juste les bénéfices au bon moment. C'était le caméléon en Layman, qui œuvrait sur ce volcan, face à son plus grand ennemi. Le polymorphe, l'acteur, le conteur, avide de contrôle, marionnettiste face à un autre Magicien macabre. Quel feu couvait à l'intérieur de cet avatar inexpressif qui me faisait face ? Savait-il à quel gouffre il se confrontait ? Était-il préparé à faire face, le moment venu, au déferlement d'une justice universelle qui balayerait tout ce qu'elle considérait comme malveillant sur son passage ? Pouvait-il sentir sous le clown qui rit, l'Ange qui scrute ? La glace sous le feu qui s'embrase ?

Toujours est-il que la proie prédatrice nommée Wright avait mordu à l'appât. Ou simulait son enferrement. Il était celui qui avait supplicié la petite fille  ... J'étais celui qui avait ouvert les portes au salut à cette enfant ... Il ne savait pas .... Moi je savais.

- Vous estimez donc être un aboutissement en soi. Une entité qui ne peut améliorer sa condition ?

Je souris en songeant que des sauriens pesant des tonnes auraient sans doute pensé la même chose s'ils avaient eu accès à la pensée, il y avait des millénaires de cela... Une simple fluctuation du climat les avait balayés de la surface de la planète. Les Anciens et leur suffisance ... Asaria allait en crever. Et c'était pour cela qu'Asaria se réveillait. Hommes et Anciens  avaient sans doute pensé en accostant sur les rivages de cette Terre anciennement couverte de glaces qu'elle n'avait été épargnée que par un caprice aléatoire du sort. Ils avaient jeté leur dévolu sur ce nouveau berceau comme un enfant boudeur, qui ayant été puni, accepte par défaut d'être contingenté dans sa chambre. Au moins il pourra y retrouver quelques uns de ses jouets (défauts) familiers et jouer avec dans son coin en espérant que les parents ne voient pas qu'il commence à y prendre du plaisir. Futiles, futiles Anciens d'avoir pensé rester impunis, futiles Humains d'avoir pensé que les Démons pouvaient devenir des Anges. Seuls les Anges devenaient des Démons. La transfiguration ne fonctionnait que dans ce sens. La rédemption était un leurre, une pente glissante du sang des innocents. Et c'était pour cela qu'Asaria se réveillait. C'était pour cela qu'elle avait sacrifié l'Innocent et en avait fait un Vengeur. Asaria ne voulait pas mourir victime de la folie, de la démesure et de la mégalomanie des Anciens qui en avaient fait leur asile. Elle n'avait pas été épargnée pour finir ainsi. Elle avait été dotée de sa volonté propre. Elle grondait, lassée par les excès de ses enfants ingrats.

Le choix du volcan endormi n'était en rien fortuit.

- Vos objectifs, si ce sont bien les vôtres et non ceux partagés par tous vos pairs, convergent avec certains des miens. Je veux éradiquer la vermine dégénérée du sein d'Asaria. Le contrôle sonique du contingent humain n'a d'autre but. Écumer la source d'Asaria de son dépôt souillé, séparer la lie du bon vin. Rassembler et parquer ne sont que les deux étapes préalables à l'élimination planifiée d'un fléau. Il s'agit juste d'un processus d’aliénation de masse ...


Je projetai alors l'illustration désuète d'un vieux film




- Ces larves humaines ramperont tels les Elois au son des sirènes Morlock. Si ce n'est que ma musique et moi-même sommes bien plus séduisants ... Une fois parqués dans le Dôme lié au divertissement, il ne nous restera plus qu'à les ... vaporiser ...
Ajoutai-je en vrillant sur moi-même dans une envolée de manteau. Cela vous parait-il ... suffisamment radical ?

Un autre bâtiment virtuel émergea du néant pile entre Wright et moi-même. Ses parois translucides au chatoiement instable vibraient d'un son étrange et envoûtant. Il était parcouru par des faisceaux lumineux qui couvraient tout le spectre des couleurs.

- Leurs êtres convertis en ondes s'élèveront alors pour alimenter Mirage en énergie ... Le recyclage, c'est l'avenir !


Je fis volte-face et tirai une révérence à mon invité.





- Et en plus, le clown Bricolo est écolo ! C'est-y pas beau, M'sieur ?
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MessageSujet: Re: (Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT    Sam 18 Fév - 18:21

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"L'impudence est la marque des Princes ou la folie des laquais."

Les artistes et leur propension à tout théâtraliser. Voilà bien quelque chose que je méprise et considère comme une perte d'énergie et de temps. Pour celui qui met en scène comme pour celui qui est spectateur, le processus de communication est surchargé inutilement puisqu'il faut décrypter les informations utiles au milieu d'effets inutiles. Ce stratagème ne trahit pour moi qu'un manque cruel de confiance en soi de l'être qui me fait face. Une pauvre fumisterie visant à masquer ses doutes et sa crainte de se trouver face à moi. Je pourrais le comprendre venant d'un banal ennemi, d'un Asarien lambda ou même d'un Ancien ramolli par le confort de son statut. Mais qu'il sied mal à cet être qui a fait perdre la tranquillité d'esprit à ma chère amie, la Grande Conseillère. Qu'il semble inopportun de noyer ces intentions passionnantes d'éradication sous un flot de propos ineptes et un sens de l'humour très douteux. Ai-je l'air d'un comique troupier ? Suis-je un bidasse qui s'amuserait de calembours aussi lamentables ? Je pourrais presque me sentir irrité en trouvant le comportement de mon interlocuteur insultant pour ma personne. Sait-il à qui il s'adresse ? Se souvient-il de tout ce qui nous lie ? A le voir ainsi débiter ses insanités, je pourrais presque douter avoir en face de moi celui qui portait tous les espoirs de ma seule amie, il y a de cela dix ans. Mais je me souviens aussi du jeune fou qui s'est brûlé les ailes à la plus grande désillusion que l'être pensant puisse s'infliger. L'Amour. Quelle pensée affligeante et dégradante que celle-ci. Elle peut atteindre la plus valeureuse comme la plus insignifiante des consciences. Cet individu est peut-être bien le Gabriel auquel je pense mais ne l'est plus du tout en même temps. C'est un résidu de la splendeur passée. Il reste en lui des étincelles de génie inscrites dans ses gènes, mais elles sont corrompues par une démence qui n'a rien de réjouissant. Cependant, ce constat, loin de m'ennuyer, avive mon intérêt. D'une part Alianka n'a rien à redouter de cet ersatz de Prince héritier et je pourrais la rassurer bientôt d'avoir total contrôle sur le rejeton dégénéré qui a refait surface, d'autre part, sa folie évidente va me servir de façon absolument réjouissante. Ne me propose-t-il pas un système de génocide massif clef en main ? Bien entendu, je travaille depuis longtemps déjà à concevoir un processus comparable, mais cette rencontre providentielle va me faire gagner des mois, des années.

J'ai déjà mangé du pain béni en détournant les travaux de ce scientifique d'une mièvrerie à faire peur, cet Aaron Williams et ses bio nanites vouées à soigner les Humains, à les rendre plus résistants, plus joyeux de vivre en somme. Demande-t-on à une chaise ou un balai d'être en bonne santé et heureux ? Bien évidemment non. S'ils sont défectueux, on s'en débarrasse et les remplace. Ce savant philanthrope m'a fourni une aubaine avec ses travaux. Rationaliser la production d'esclaves et d'humains et assurer un renouvellement annuel du cheptel avec des spécimens tous neufs. Bien entendu, à terme, il est prévu de les éradiquer totalement. C'est devenu d'autant plus vrai que le Général Van Brënner a ourdi un autre projet que je trouve infiniment enthousiasmant : le remplacement des esclaves et soldats humains par des cyborgs ultras sophistiqués. Nous avons eu quelques échanges très prometteurs ouvrant comme perspective de remplacer à terme chaque esclave arrivé au terme de son obsolescence programmée par un cyborg dédié à servir Asaria et ses projets. Bien entendu, des tests en condition doivent avoir lieu et, comme souvent dans ce genre d'expérience, l'Armée offre un champ d'expérimentation tout trouvé. Je ne suis pas censé savoir quels sont les projets du Ministre de la Sécurité mais s'il sait que ma société a équipé la majeure partie des édifices gouvernementaux en électricité et connectique, il ignore que les murs de ces mêmes immeubles sont truffés de mouchards, que ses réseaux internet, ses systèmes de sécurité n'ont pas de secret pour moi, que je contrôle pratiquement toutes les communications d'Asaria. Je précise "pratiquement" parce qu'il semble que j'aie de la concurrence depuis quelques temps. Un inopportun s'amuse à percer différents systèmes gouvernementaux, industriels et économiques à jour et à s'approprier des données. Bien entendu, il a échoué à percé une brèche dans le mien, mais ses attaques ont néanmoins laissé des traces dans mes systèmes. Ce n'est qu'une question de jours pour que je remonte à la source. Cela serait déjà fait avec n'importe lequel indélicat, mais celui-ci est visiblement un adversaire excitant. Il a su brouiller les pistes qui devaient permettre de remonter jusqu'à son identité par les moyens techniques habituels. Ce sont les ennemis de cette envergure, tapis dans l'ombre, qui font progresser les grandes idées, pas le genre d'agité qui se trémousse devant moi et cherche à toute force à focaliser l'attention sur lui.

"Certaines entités peuvent progresser à l'infini. D'autres sont limitées par leur propre nature. Je ne vois guère en quoi vous pourriez m'apporter un progrès. D'ailleurs, vous le savez déjà. Vous attendez de moi que je vous fasse progresser. La question, la seule, est pourquoi vous accorderai-je mon aide ? "  

Que masque le pantin qui se démène devant moi ? Qui protège-t-il ? Que garde-t-il en réserve ?

"Vous avez pris contact avec Madame la Ministre de la Culture et également avec Monsieur le Ministre de l'Urbanisme. L'un et l'autre sont réputés difficiles à convaincre et à rallier. Pourtant ils semblent accorder crédit à vos contes à dormir debout. Deux explications me viennent à l'esprit Monsieur Laymann ..."

Je me tiens toujours immobile face à lui, au milieu du cratère, tandis qu'il décrit des cercles autour de moi, tel un lion en cage.

"Oui, je suis au courant de vos différentes avancées dans la négociation de votre projet. Mais vous le saviez, n'est-ce pas ? Ce qui m'amène donc à penser, considérant votre fade plaidoyer, que je me suis trompé sur la perspicacité de mes collègues. Avouez que c'est ennuyeux. A moins que vous ne jouiez devant moi la comédie du parfait imbécile ?"

Le regard de ce moi qui mène les débats sonde ce fantoche qui s'agite. Se peut-il qu'Alexander Hudson et Emily Bowman se soient laissés berner à ce point ? Même s'ils n'atteignent pas mon degré de conscience et ma suprématie intellectuelle, comment le leur reprocher d'ailleurs, ils sont membres de l'élite du gouvernement. Je ne les compte pas parmi mes amis, ni ne les estime, mais ce sont des rouages qui n'ont jamais dysfonctionné dans le système.

"Monsieur Laymann, quelque chose entre nous vous empêche de déployer toute votre capacité de séduction pour me convaincre. Une femme, peut-être ... ou plusieurs femmes, dont nous partagerions l'intimité ? "

Mon visage impassible fixe cet usurpateur, cet illusionniste qui joue avec le feu en toute connaissance de cause, j'en suis certain.

"Pour espérer me convaincre, il vous faudra plus que ces singeries. Vous savez comme moi que la question n'est pas de survivre ou de réussir, mais de choisir la fin la moins douloureuse pour vous et les êtres qui vous sont chers, de voir votre véritable génie enfin mis à l'honneur. Et je ne parle pas bien entendu de vos talents de crieur public. Vendez moi du rêve ou plutôt, essayez de me distraire."


Dernière édition par Compte PNJ le Sam 11 Mar - 15:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT    Jeu 2 Mar - 23:10

Je re découvre avec horreur le monstre Kylian Wright. Celui que je croisais souvent dans les appartements maternels dans mes jeunes années. Mère avait de nombreux amants, de nombreux amis, de nombreux flatteurs, de nombreux ennemis. Wright était le seul que je pensais pouvoir classer dans les quatre catégories à la fois. Le plus dérangeant, le plus troublant aussi. La façon qu'il avait de me regarder me salissait sans que je sus pourquoi à l'époque. Son regard trainant, bleu glacial tentant de s'insinuer dans mon être ne m'a toujours inspiré que répulsion. Avec le recul, j'avais pris conscience que ma Mère avait des amis très malsains comme ce Wright ou aussi l'Archiviste Edouard Ravenwood. Quel rôle avaient pu jouer ces "amis" dans mon exécution ? Je le saurai bientôt. Mais je sais déjà ce que Wright avait fait subir à Mara. Je sais aussi quels sont ses dons pour avoir entendu de la bouche de celle que j'aimais de quelle façon il s'en est servie sur elle. Télépathie, ubiquité, télékinésie. Ce ne sont pas ces dons qui font de Wright un être éminemment dangereux à mes yeux, mais les intentions auxquelles il les couple. La télépathie m'est étrangère mais je sais m'en prémunir. J'ai été à bonne école ayant la plus grande télépathe d'Asaria pour mère. D'ailleurs au Multiplex elle a mesurer à quel point il était difficile et inconfortable d'essayer de violer ma pensée. Wright sera bien incapable de faire mieux que ma génitrice sur ce plan. L'électrokinésie est un pouvoir très puissant face à des dons plus défensifs mais que peut-elle face à la désintégration moléculaire ? Qu'il créé un arc et je le désorganiserai immédiatement pour créer un portail d'absorption qui pourrait même le mettre en fâcheuse posture. Quant à l'ubiquité, elle peut surtout troubler les Humains, trop confortés dans l'idée qu'un être est unicité et précarité. Pour dérangeant que ce soit de voir plusieurs versions d'une même personne nous faire face, ce n'est qu'une petite prouesse face au polymorphisme ou au changeling. Art qui me permet de me démultiplier sous plusieurs apparences assez variées dans la mesure ou plusieurs points morphologiques restent communs avec le modèle de base c'est à dire moi. Que dire du changeling, un don presque mystique, qui me permet de substituer un être et de le déplacer via la désintégration moléculaire tandis qu'un artefact prend sa place dans son monde d'origine ?

Mes dons n'ont rien à envier à ceux de cet Ancien, si ce n'est la maîtrise qu'il en a et qui me fait parfois défaut, surtout dans la gestion de l'énergie vitale que j'y engage. Cette faculté ne vient qu'au fil d'années de pratique et je suis un très jeune asarien au regard de certains du haut de mes 34 ans. Les circonstances me poussent aussi à en faire un usage intensif dans lequel je ne peux pas toujours ménager mon organisme. Mais si Kylian Wright a pour lui l'expérience et la noirceur de ses intentions, j'ai moi, ce qu'il ignore, l'absolue pureté des miennes comme rempart. Attention, pureté ne s'oppose pas nécessairement à noirceur. C'est une autre proposition. Il serait très erroné de penser que j'aspire au salut de tous les être vivants sous les Dômes. Wright et moi avons notre propre vision de la purge. Je m'efforce juste de lui montrer un alignement de nos vues. Là où il travaille dans un dessein ciblé: son intérêt et accessoirement celui des Anciens, j’œuvre dans une visée commune. Cette volonté de se départir de l'intérêt individuel ou d'une minorité élitiste a fait de moi une cible, tout d'abord de ma chère Mère, plus récemment d'une entité qu'il m'est impossible de qualifier. Leurs intentions étaient toutefois bien différentes, la première souhaitant ma mort tandis que la seconde voulait faire de moi un instrument de justice. Ce faisant elle m'avait doté de certaines particularités dont je ne mesurais pas encore toute l'étendue, mais dont j'étais bien conscient de n'être que le dépositaire. Je découvrais ces nouvelles facultés au fil de ma progression sur le chemin qui m'était tracé. La place de l'individu, si elle n'était pas effacée totalement, devenait subsidiaire à la volonté de cette entité. Cependant concernant Kylian Wright, les visées convergeaient. Ce qui ne laissait que eu de doutes quant au sort que je lui réserverai le moment venu.

- Vous avez raison Monsieur le Ministre du Développement en Technologie. Personne ne peut vous faire progresser à présent et moi encore moins que certains. Il s'agit d'une méprise. Je ne voulais que vous proposer une association satisfaisante. Même vous avez atteint le point culminant de votre science, il est toujours satisfaisant de la voir s'associer à de grands projets et Mirage en est un assurément. C'est pourquoi Monsieur Hudson et Mademoiselle Bowmann ont répondu favorablement à mes sollicitations. Je me fais fort d'avoir prochainement l'appui de Miss Hunter, notre Ministre de la Justice. Tout comme je me fais fort de vous démontrer qu'il ne s'agit pas là de contes à dormir debout mais bien d'une réalité. Avec ou sans votre aide, ce projet non seulement verra le jour mais aboutira pour offrir aux Asariens l'accès à tous leurs rêves, le premier étant l'éradication des terroristes et des Humains qui en sont le vivier .


Je lève la main et une autre projection éclaire le ciel sombre au dessus du cratère.


Il forme un plateau de plus de trois kilomètres de diamètre où culmine une montagne en forme de taupinière. La terre ocre est recouverte d'une fine poussière noire qui témoigne de la chaleur oxydant le fer. Aucune vie en surface mais le plateau est entouré par les eaux, offrant un approvisionnement naturel.

- L'endroit où nous nous trouvons présente cumule plusieurs avantages : d'une plateforme protégée par les parois du cratère endormi mais aussi un site ouvrant sur un gouffre englouti pouvant accueillir la plus grande centrale géothermique jamais conçue. Elle aura deux fonction la première étant d'alimenter Mirage, la seconde de permettre la vaporisation des déchets humains et dissidents. Ses turbines produiront des milliards de mètre cubes/ seconde de vapeur soumis à une pression qui peut percer les parois des montagnes. Je vous laisse imaginer l'effet sur ces raclures. Les déchets organiques ainsi produits et micronisés seront réinjectés dans les pompes hydrauliques alimentant les cultures. Les premières années, Mirage ne nous coûtera rien en énergie, mieux, elle en produira pour alimenter Asaria.



Je passe à une autre vue pour lui présenter mon dessein.

- Je n'ai pas exposé ces aspects de mon projet en détails à mes autres associés car chacun a ses raisons de s'y trouver impliqué et les vôtres sont différentes. Ce qui demeure, c'est que je partage chacune de ces raisons, celle de Miss Bowmann, de Monsieur Hudson, les vôtres. Je ne suis là que pour fédérer des volontés souhaitant la grandeur d'Asaria et la fin des compromis avec les Humains. Pourquoi tant de froideur calculée mes direz-vous ? Eh bien j'ai mes raisons aussi et vous les exposer pourrait être extrêmement ennuyeux d'autant plus que vous savez très bien à qui vous avez à faire. Disons pour résumer que ces vermines m'ont séparé des êtres chers, m'ont arraché au plus prometteur des destins dans un ignoble attentat. Pourtant, je les avais pris en pitié dans la folie de ma jeunesse et je tachais de rendre leur vie plus confortable. Comment m'ont -ils remerciés en retour ? En prenant ma vie. Mais j'étais plus résistant qu'ils le croyaient. C'est surtout quand j'ai compris leur manque d'intelligence et leur ingratitude que j'ai pris cette décision de tous les anéantir. Je n'ai pas la primeur de cette idée. Beaucoup la partagent. J'offre juste l'opportunité de la mette en pratique à grande échelle, à moindre coût et même de façon à ce que cette purge alimente le mieux être des Asariens.



Je tourne encore le poignet pour changer la vue et une autre image apparait inversée dans le ciel étoilé.


- Je sais que vous êtes arrivé à un summum technologique et que les plus grands concepteurs n'ont que des leçons à recevoir de vous. Qu'ils vous implorent de leur prodiguer vos conseils et vos brevets. Vous n'accordez les uns comme les autres qu'avec parcimonie. Cependant, ne seriez vous pas tenté de contempler Asaria à une hauteur qui ne sied qu'à un aigle ? Vous me parliez des femmes  Monsieur Wright, eh bien voici ma réponse. Il fût un temps je me laissai griser par la beauté de certaines. Aujourd'hui, rien ne pourrait égaler cette sensation d'être à la cime du monde, parmi les nuages, embrassant la vue d'une Terre enfin débarrassée de ses parasites et rien ne m’empêchera de la ressentir.


- Cette perspective vous parait-elle assez divertissante, vous fait-elle rêver ? Où n'est ce encore que singeries à vos yeux ? Poursuis-je en souriant, masquant mon impatience alors que j'imagine toutes les façons que Mirage m'offrira de tuer Kylian Wright.
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MessageSujet: Re: (Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT    Sam 11 Mar - 21:50


"Il y a trois sortes d'esprits. Les uns entendent par eux-mêmes ; les autres comprennent tout ce qu'on leur montre ; et quelques uns n'entendent, ni par eux, ni par autrui. Les premiers sont excellents, les seconds sont bons, et les derniers inutiles."

L'agitation fougueuse de la jeunesse m'a toujours indisposé. Il me semble d'ailleurs que je n'ai jamais été jeune. Il me parait que je n'ai jamais été fougueux. Je suis venu à la vie déjà parfait mais simplement nouveau. Un handicap qui fut gommé par la croissance en une trentaine d'années, ce qui n'est rien à l'échelle d'une vie d'Ancien. Cela fait plusieurs décennies que j'excelle dans ma perfection. Au lit je ne suis pas fougueux, pas plus qu'à la vie en général. C'est une forme d'excuse pour se permettre de légers excès de brutalité. Je n'ai jamais éprouvé le besoin de m'abriter derrière la fougue pour être brutal ou ivre de la douleur des autres. Je blesse et torture quand j'en ai l'envie. Pourquoi m'en cacher derrière un enthousiasme feint ? Mes semblables s'encombrent encore de reliquats de notre condition d'origine, comme la morale ou la pondération. Ils font beaucoup de bruit pour dire qu'ils se contiennent  dans leurs débordements. Moi je laisse libre cours aux miens dans le calme et le silence le plus absolu. Tant de discours pour justifier d'abattre un chien ou de soumettre un corps ? Inutile agitation. Notre nature nous permet de satisfaire nos envies. Discuter de la pertinence de le faire ou pas est insensé. Ne pas les satisfaire serait une offense à notre nature. Cette évidence échappe à certains des esprits les plus frustres parmi les Anciens et plus encore parmi les jeunes Asariens. Gabriel me fatigue par ses effets et sa grandiloquence, même si je dois reconnaître dans ses artifices la rouerie maternelle. Mais ce drama à l'italienne que j'aimais chez Alianka m’agace chez son fils ... Son fils. Le Fils du "Prophète" comme l'appellent les plus mystiques d'entre nous. Un Mythe fondateur doit toujours être ménagé ... pour ce qu'il est. Alianka, elle, est bien vivante. Et c'est à elle que vont ma dévotion et mon amitié, après ma propre personne, bien évidemment.

Sa progéniture s’avère à la fois décevante et fascinante. Je ne supporte pas l'être en lui-même, mais je ne peux nier qu'il est servi par une prodigieuse intelligence doublée d'un instinct de survie très inattendu.. Aucun condamné n'a pu se soustraire à la parole d'Alianka et demeurer en vie pour témoigner avoir échappé à la sanction. Il est le seul. Il est également le seul opposant à oser s'exposer autant en convoquant tour à tour l'entourage direct de celle qui l'a condamné. Dans quel but ? Me concernant la vengeance est claire. Mais que veut-il aux autres ? Je ne croirai pas une seconde au dépliant touristique qu'il leur a présenté. Et qu'il déroule devant mes yeux à présent. Mais je ne crois pas davantage à la version du noble fils égaré, ébloui par des leurres et qui va se venger de ceux qui l'ont utilisé pour leur cause utopiste puis trahi. Gabriel est un Saria, et peut, à ce titre, ressentir une certaine culpabilité héritée du père. Mais il est avant tout un de Nephthys. Le sang de la Panthère de glace coule dans ses veines, mais plus encore, celui des Serpents de la Grande Egypte. Habile à endormir ses proies, avançant à couvert, prêt à surgir et à fondre sur sa victime le moment venu. Ce que je vois derrière le clown, le faiseur de Miracle qu'il me sert, c'est un manipulateur, un conspirateur, un être implacable dont la résolution ne vacillera pas. Le briser ou le tuer. Je n'aurais que ces deux choix. Le premier m'éviterait les foudres de ma seule amie. Je n'ai pas la fibre parentale mais j'ai compris qu'une mère n'autorise qu'à elle même le pouvoir suprême de reprendre la vie qu'elle a donnée. Le second précipiterait Asaria dans le chaos, ce que je ne veux pas. Même si je ne doute pas que cela arrangerait les affaires de certains. Heureusement, j'ai en mon pouvoir la seule chose qui peut le briser définitivement. Tuer Mara Jade serait une erreur car cela le rendrait encore plus redoutable. La violer, Dame, je l'avais déjà fait et je recommencerais avec encore plus de plaisir en songeant à la souffrance qu'occasionnerait la réouverture de plaies profondes mal cicatrisées. Mais encore une fois, cela le motiverait à la vengeance, le galvaniserait. Ce pourrait être divertissant de me mesurer à cet être changé en berseker par les bassesses de l'amour, mais il faudrait aussi prévoir l'acte final. Celui qui me garantirait son aliénation. Je ricane en songeant à mes projets concernant le sujet Mara.

Par ailleurs, l'exposé est brillant, comme peut l'être celui d'un élève surdoué qui maîtrise, trop, son sujet. J'ai compris, et il le sait, qu'il ne cherche pas à me séduire, pas plus qu'à me convaincre. Il a juste fait en sorte que je ne puisse pas refuser sous peine de passer pour le has been d'Asaria. Ai-je besoin d'être toujours à la pointe des idées qui révolutionnent notre vie ? Absolument. Je suis le meilleur en cela. Comment Asaria ferait-elle sans moi ? De même, Mirage ne serait pas aussi aboutie si je ne prends pas les choses en main. Je vais donc les prendre en main tout en lui laissant croire qu'il a libre arbitre sur son projet.

Monsieur Laymann , je dois convenir que tout cela va bien au delà de singeries. Ce qui ne masque en rien celles dont vous agrémentez votre exposé. Cependant, si je dois vous céder non seulement ces technologies mais aussi vous en permettre l'usage libre, vous devez vous douter que le prix est exorbitant. Vous n'êtes pas sans savoir que dans les contrats qui me lient avec mes autres clients, je garde un droit de regard sur l'usage qu'ils font de mes technologies. Si je vous les cède sans aucune licence, cela revient à vous déléguer le brevet. Ce qui ne va pas sans un dédommagement conséquent à ma société.

Je tire de la poche de mon manteau un papier plié en quatre et lui tends.

- Voici les clauses préalables à ma signature des contrats que vous avez fait envoyer à mon siège social.  Pour un Asarien qui voue une haine telle que vous le dites à ceux qui l'ont manipulé et trahi, c'est finalement peu cher payé. Ne soyez pas surpris en découvrant ces noms. Je demande toujours une enquête avant de rencontrer quelqu'un. Vous avez un goût très sûr pour choisir vos partenaires de débauche. Il semblerait que vous ayez une inclinaison pour les dissidentes, les humaines et les traitres ... Ce qui vous a certainement valu les désagréments que vous évoquiez. Finalement je vous rends service en vous en débarrassant. Vous n'aurez qu'à signer en bas de cette feuille, juste la promesse  ... Je n'exige rien dans l'immédiat ...
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MessageSujet: Re: (Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT    Jeu 30 Mar - 22:25


Nous nous faisons face dans ce cratère battu par les vents, ce décor lunaire. Je redécouvre le monstre qui a supplicié mon amour. La suffisance, l'arrogance, le sadisme et le vice à l'état pur, sacrifiant l'innocence, la beauté, la pureté d'une âme, la marquant à jamais. Je sens ma détermination vaciller, non pour tomber dans le renoncement mais pour tendre dangereusement vers une explosion de violence qui l’annihilera en même temps que l'aide involontaire qu'il pourrait m'apporter. Le vortex d'encre, le même qui s'était formé chez Jessica Warner, mais cette fois bien plus puissant, bien plus vorace, se dessine au dessus de nos têtes. Je sais qu'il se nourrit de ma colère, de ma rage. Wright en a-t-il conscience alors qu'il me tend ce pacte à signer. Un pacte entre un ange déchu et le Diable en personne peut-il avoir de la valeur ? Je contemple ce pacte écrit qu'il m'a tendu. Des noms si chers se détachent en lettres de feu sur le papier noirci.

Livrez-moi les personnes suivantes et vous aurez libre usage pour l'éternité des brevets précités dans vos contrats. J'y renonce et vous en fais seul légataire pour en faire l'usage qui vous convient.

Spoiler:
 
Mon regard se fait encre, et mes mains vibrent d'ondes bleutées tandis que le vortex rugit de sa gueule béante. Un geste, un seul de ma part, et le néant le happe, lui et tous mes espoirs de sauver Asaria. Un seul geste et Mara est vengée, et moi voué cette malédiction éternelle d'avoir choisi leur perte. Leur perte à tous. Humains, Asariens, pour certains tous victimes d'une même tyrannie. La tentation, dans toute son expression. L'anéantir définitivement, lui et ses pouvoirs, lui et ses talents, lui et ses promesses de réussite. Ou céder et lui laisser croire que je vais plier, trahir, sacrifier... Lui laisser croire ... Est-ce seulement possible ? Sacrifier des vies qui me sont plus chères que la mienne ou renoncer à sauver Asaria de l'avenir funeste qui l'attend ? Kylian Wright pense avoir simplement provoqué un revenant, un mort-vivant; un pantin ridicule animé par des rêves d'enfant. Il ignore qu'il a en face de lui un homme qui n'a plus rien à perdre, possédé par une entité qui l'invite au sacrifice. Mon regard le sonde bien plus que mon esprit qui n'a aucun talent télépathe. Ce qui a constitué sa force durant des décennies qui se sont empilées en siècles devient son pire ennemi. Cette incapacité à s'émouvoir de la beauté qui émaille l'univers, cette propension à ne se nourrir que de ces horreurs, ne s'inspirer que de ses ombres. Je connais les deux et je suis un être qui oscille entre les deux, contrairement à lui. Un déchirement qui me condamne mais offre aux miens un espoir.

Il est la haine, l'instinct de domination, la certitude de sa supériorité. Je suis l'espoir à travers le désespoir, l'amour dans l'abandon, la lumière qu'embrassent les ténèbres, le sacrifice ultime. Il représente mon ultime examen de conscience. Mon coeur a déjà fait son choix et tandis que je jette le pacte dans les airs, un grondement s'élève de la terre.  Je le toise et lève lentement le bras.

- Killian Wright ! Sois maudit ! Ce que tu exiges est indécent, fait offense à Asaria et à son pacte avec les Fils qui se tiennent Debout. Puisses-tu être dévoré par les Loups des Terres Sauvages, Gardiens des Enfants d'Asaria ! Erre désormais dans les limbes des souvenirs ! Confronte-toi aux promesses non tenues des tiens ! Que tes entrailles soient dévorées pour l'éternité par les hordes de la Pluie de feu !

Ma main tourne à présent autour de lui tandis qu'il me calcule, m'évalue, me suppute, me computérise. Il est matière binaire, composite de projection holographique et de chaire humaine. Je suis un homme que son hérédité a voué à la malédiction et à la mort, un être voué à exprimer une volonté qui le sublime. Que peut me couter le bannissement dans une autre dimension d'un tel être ? Ma main hésite un instant. Toute cette technologie inventée et élaborée dans les laboratoires Wright ? Comment savoir si elles ne me seront pas à tout jamais inaccessibles si je le relègue dans un des mondes que j'ai exploré ?  

Je m'approche de lui et le fixe de mon regard d'encre. C'est une autre voix qui parle par ma bouche mais elle narre pourtant mon histoire à cet être insensible. Et à sa plus grande amie. Je n'ai rien d'un télépathe et je sais que m'attaquer au psychisme d'une entité telle que Kylian Wright  va me mettre à terre. Je sais que les conséquences vont me livrer désarmé et vulnérable à la vindicte populaire. Peut m'importe. Qu'il en soit ainsi. C'est écrit dans les entrailles d'Asaria.

- Mère vous avez voulu ma mort et vous avez manqué de perfectionnisme dans le processus qui devait y aboutir. Vous avez fait preuve de faiblesse, de manque de rigueur. Je ne commettrai pas les mêmes erreurs que vous. J'ai dans les veines le sang du Prophète et je ne faiblirai pas là où vous avez failli. Je n'ai pas droit à l'erreur comme vous, car je ne joue pas avec votre seule vie, comme vous avez joué avec la mienne. Préparez-vous à voir vos chers amis propulsés dans une autre dimension. Asaria n'est pas votre enfant. Je suis le seul à pouvoir porter cette étiquette. Asaria est l'enfant de ces milliers, de ces millions d'âmes qui se sont sacrifiées pour qu'elle voie le jour, pour qu'elle grandisse et survive sur cette Terre sauvage. Vous avez exclue, sciemment une partie d'entre eux, asservi une autre, trompée une autre pour qu'elle accepte comme évident d'être supérieure aux autres. Je faisais partie de cette dernière, Mère et pourtant ... je vous ai toujours aimé malgré nos disputes, nos divergences.

Je me jette sur Kylian Wright, le bourreau de celle que j'ai aimé lorsque je savais aimer, le complice de ma mère, dans ses turpitudes, l'incarnation de la gangrène asarienne des Anciens. Si je dois périr à défaut de voir Mirage ouvrir ses ailes protectrices, que ce soit en emportant ce monstre que personne n'a osé combattre, cet être qu'aucun père qu'aucun frère, qu'aucun fils n'a pu mettre en échec. Le symbole d'une surpuissance indécente qui injuriait la Terre d'Asaria ! Qu'il soit entrainé dans les ténèbres à ma suite ! Après tout, chacun doit mourir un jour ... Et je n'en suis pas à mon coup d'essai.

Je me jette sur Kylian Wright tandis que le vortex s'abaisse sur nous, et je l'y entraîne. Il incarne à mes yeux le fossoyeur de l'Espoir d'Asaria. Il doit être neutralisé d'une manière ou d'une autre. Au moins momentanément. Qui sait lequel de nous deux reparaîtra dans cette dimension pour guider Asaria vers son Destin ? Moi peut-être ?  J'emporte avec moi mes secrets, pour un temps, pour une éternité, pour un battement d'aile de papillon ...


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(Terminé)[Intrigue Deus ex Machina] : Danser sur un volcan feat KYLIAN E. WRIGHT
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