Into the Wild (pv Jessica)

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MessageSujet: Into the Wild (pv Jessica)   Jeu 7 Jan - 19:20

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Après cette nuit bouleversante qui avait été le théâtre de bien des aveux entre Jessica et moi, je m'étais rendu au labo afin de mettre à l'abri ce qui pouvait encore l'être dans mes récentes avancées. J'avais aussi un point à éclaircir et qui me tracassait depuis quelques semaines. Je savais que les ordinateurs dont les employés du Centre disposaient étaient placés sous surveillance depuis toujours et encore davantage ces derniers mois, pour aboutir finalement à une saisie. Pourtant, ce qui me préoccupait ne concernait pas les PC professionnels mis à notre disposition mais le mien, mon portable personnel. J'avais installé une alarme silencieuse qui devait me signaler toute incursion dans mon système. Je stockais dans cet ordinateur des données très sensibles et il n'était même pas déclaré au service du personnel du Centre. C'était mon portable non officiel, le doublon de l'officiel. J'y conservais notamment mes avancées dans le protocole du projet H.A.D.E.S. Et notamment les résultats concernant ma propre contamination. Fort heureusement je ne gardais rien des travaux parallèles que je faisais pour déjouer les effets néfastes voulus par le Gouvernement. Je transférais tout sur disque dur externe ou sur clef. Mais je n'étais pas assez naïf pour ignorer que même un fichier effacé après son transfert laissait des traces visibles pour un fouineur bien équipé. Or mon portable personnel "fantôme" avait été hacké par un programme très récemment. Il y avait deux jours à peine. Aucune réaction ne s'en était suivie. C'était d'autant plus troublant. Soit le programme déployé par Van Brënner et son équipe n'avait pas su trouver ce qui était compromettant, soit rien n'avait été entrepris à mon encontre parce qu'ils se servaient de moi comme cheval de Troie. Ils attendaient que mes recherches soient plus abouties ou que je trahisse mes alliances et compromissions en les citant dans mes fichiers pour me mettre la main dessus. Ou alors, autre hypothèse, il ne s'agissait pas des hackeurs de Van Brënner mais d'indépendants travaillant pour quelqu'un d'autre. Mais qui ? Une firme technologique privée ? Wright ? KA Corps ? Aquanet ? Ou bien un franc-tireur opposant au Gouvernement.

Quoiqu'il en soit, je devais mettre ce portable en lieu sûr. Et m'en racheter un neuf. Ce ne serait jamais que le troisième. C'est ce que j'étais venu récupérer cet après midi après avoir quitté les bras de Jessica. Nous avions programmé une petite escapade dans les Terres Sauvages en soirée et je devais passer la chercher sitôt la nuit tombée. Il fallait plus que jamais que je mette en lieu sûr tout ce qui pouvait me compromettre. J'avais décidé de profiter de cette excursion pour planquer ce fameux pc là où personne ne pourrait venir le chercher à part moi. La vieille base américaine ou peut-être internationale , c'était difficile à dire. Dans la casemate, j'avais trouvé de l'armement russe aussi bien que des rations américaines. Il se pouvait que nos ancêtres aient songé à une époque à collaborer plutôt qu'à s'affronter. L'Histoire avait eu des sursauts et des revirements. Une part de moi me soufflait que c'était dangereux d'exposer ainsi Jessica mais l'autre, plus téméraire, se laissait aller à penser que ce serait un fameux test. Ce que contenait l'ordinateur ne compromettait que ma personne. Aucun lien ne pouvait être fait avec les Pacificateurs. Si j'étais pris, je serais le seul a être exécuté et Jessica pourrait affirmer sans mentir qu'elle ignorait tout de ce que je transportais. Sa bonne foi serait prouvée par toute confrontation à un télépathe. Une fois que nous serions revenus de cette escapade, je pourrais lui révéler ce que nous avions fait .. ou pas... L'idéal serait que je ne lui révèle que lorsque j'aurais travaillé mon don de protection télépathique et que je demande à Amaria d'en tester l'efficacité en essayant de percer les pensées de Jessica.

Cela faisait moins de 24 heures que nous nous étions avoués nos sentiments et je jonglais déjà entre mon statut de Pacificateur et celui de compagnon de Jessica. Je trouvais cela rude et j'aurais bien aimé pouvoir m'accorder le temps de savourer ce moment crucial de ma vie. Hélas, mon engagement ne m'en laissait guère le loisir et je devais déjà composer entre ma mission et ma vie privée. J'avais décidé de passer chez mes parents également, ma dernière visite remontant à quelques semaines. Je trouvai Maman affairée devant un four récalcitrant dont la mise en route faisait sauter toute l'électricité de la maison. Papa avait beau essayer de régler le problème depuis plusieurs heures. Rien n'y faisait. En quelques minutes j'étais réquisitionné pour démonter le programmateur. Il ne me fallut pas longtemps pour identifier le composant qui avait rendu l'âme et le retirer.

- Voilà petite maman, ton four ne pourra plus faire de grillades mais en attendant le réparateur toutes les autres fonctions sont opérationnelles.

- Ohh la saison n'est plus aux grillades. Je voulais faire un gratin donc c'est parfait. Tu restes dîner avec nous. Ça ne te ferait pas de mal, tu as encore maigri, toi !

- On ne peut rien te cacher... Mais rassure-toi ça devrait changer. J'ai déjà quelqu'un pour me faire la leçon. Ces derniers temps j'ai été très accaparé par mon travail.

Maman hocha gravement la tête.

- On a vu le communiqué du Gouvernement. C'est très inquiétant. Cette enquête sur des fuites. De l'espionnage peut-être ? Sois prudent Aaron. Il y a eu une époque où les scientifiques étaient enlevés par les Rebelles puis rançonnés ou exécutés. Ahh bon et qui est cette personne qui te fait la leçon au sujet de ton alimentation ? Elle est bien inspirée... Je serais ravie de la rencontrer.

- Je ne suis pas assez haut placé pour les intéresser. Un jour maman, un jour prochain, je vous la présenterai. En attendant, je ne vais pas pouvoir rester diner, j'ai justement rendez-vous avec cette personne. Mais avant, je dois travailler une petite heure.


- C'est bien dommage, ta mère fait le meilleur gratin de fruits de mer de tout le Dôme. Même les restaurants ne lui arrivent pas à la cheville ! Commenta papa en entrant dans la cuisine. Merci Fiston d'avoir résolu ce problème qui m'a occupé une partie de l'après midi... en cinq minutes! Tu nous manques mon fils !

Ma gorge se noua en étreignant mon père qui s'était encore un peu plus vouté.

- Vous me manquez aussi. Je reviendrais un jour prochain plus longuement. J'aurais ... besoin de passer du temps avec vous ... de vous expliquer certaines choses ...

Je repris le volant de ma voiture après les avoir embrassé tendrement puis j'allai me garer près du centre commercial très peuplé qui offrait une neutralité parfaite. J'allumai mon portable et entrai dans le programme de surveillance de l'alarme. Elle avait un géo localiseur intégré qui pouvait pister les mouvements du programme entrant. J'attendis que la carte se définisse. Elle afficha enfin une adresse. Celle du Centre de Recherches. Ce n'était pas très bon pour moi. Cela voulait dire que c'était possiblement Van Brënner et ses sbires qui s'étaient introduits dans mon ordinateur. Mais soudainement le programme de géo localisation se mit à trianguler et à donner des résultats plus fantaisistes. Un hôtel de luxe dans le Dôme des Plaisirs, puis une adresse, qui après vérification, s'avérait être celle d'un studio d'enregistrement. Ensuite quelque chose se produisit dans le programme et une fenêtre s'ouvrit indiquant "target localised, isolated system" avec une sorte de cadavre en décomposition planté sur un bâton en arrière plan. Mon programme de géolocalisation venait d'être repéré par le hacker qu'il pistait et mis hors d'usage.

- Hey merde ... C'est quoi ce bordel !

Je pouvais toujours mettre le bazar à l'abri en attendant qu'il soit décortiqué par les nôtres, mais pas dans la caverne. Enfin cela ne me semblait plus une si bonne idée maintenant que l'autre savait que je savais. Une caisse en ferraille planquée sous une pierre plate me paraissait plus appropriée et cela ne guiderait pas les Miliciens vers un refuge potentiel. Amaria pourrait aussi bien venir le récupérer pour l'analyser sur place. S'il avait un traqueur, il était impensable de l'emmener au Phoenix.

Je décidai rapidement si je devais aller cacher cet objet avec ou sans Jessica. J'optai pour la première solution. Si elle devait prendre la mesure de ce qu'étaient ma vie et mon engagement, il fallait bien que je l'implique progressivement. Je mesurais que le risque était raisonnable car s'il s'était agi de Van Brënner, j'aurais déjà une dizaine de Miliciens aux fesses. Le hacker était donc autre ou alors voulait le faire croire. Mais enfin, qu'il soit localisé dans un hôtel passait encore mais dans un studio d'enregistrement était plus farfelu. Ou alors mon système n'était pas fiable. Quoi qu'il en soit c'est un peu tendu et soucieux que je franchis la nouvelle porte d'entrée du côté privatif qui menait à l'appartement de Jessica. Cette fois je n'eus pas besoin de la défoncer, j'avais une carte magnétique. J'arborai aussi une toute autre tenue avec mes rangers, mon pantalon et ma chemise noire. Je déposai à l'entrée du salon un sac à dos contenant tout le nécessaire pour que Jessica se change et se prépare à notre petite escapade. Le reste était dans le coffre de ma voiture.

- Bonsoir Mademoiselle ? Alors, comment s'est passée ton après-midi ? Est ce que je t'ai manqué, un peu, ou beaucoup ? Lançai-je en balayant la pièce des yeux. Prête pour l'aventure ? Les Terres Sauvages nous tendent les bras ! Si tu penses tester mon odorat en te cachant, tu ne vas pas tarder à être débusquée ! Poursuivis-je en riant.

J'avais hâte de courir dans la plaine, de suivre ensuite la rivière et de la remonter jusqu'à sa source en escaladant la grande barrière représentée par le tableau qui trônait dans le salon de Jessica. J'avais tellement envie de partager ce côté sauvage avec elle...
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Ven 8 Jan - 0:25


Je n’avais pas vu passer la matinée et encore moins le début de l’après-midi dans les bras d’Aaron. Nous avions savouré notre première journée ensemble, rattrapant le temps perdu qu’on avait laissé filé à cause de nos comportements dus aux expériences de nos passés. Une protection qui nous collait à la peau. Un mode de survie dans cette société qui ne semblait plus être la nôtre. Qu’il était bon de pouvoir partager un petit-déjeuner avec l’homme  que j’aimais. Nos discussions, très sérieuses, sur l’animorphisme, étaient ponctuées par des moments plus charnels, plus taquins et plus séducteurs. La connexion entre nous deux n’était pas seulement physique c’était une fusion bien plus complexe, amoureuse et sincère qui nous dépassait. Son loup était une part de lui qu’il connaissait depuis longtemps. Ma louve, je la découvrais, à tâtons et je la laissais me guider vers celui qu’elle avait choisi depuis le début. L’attirance, entre nos avatars canidés, s’était manifestée aussi vite que celle entre l’homme et la femme. Ils s’étaient découverts, ils s’étaient reconnus alors qu’Aaron et moi tentions de mettre le plus d’écart possible entre nous deux. Peine perdue. Ils avaient gagné les premiers et ils nous avaient montré la voie à suivre. Résistez plus longtemps n’aurait fait qu’engendrer encore plus de souffrances. Je n’avais jamais connu une relation aussi fusionnelle et si cela me troublait, j’avais conscience qu’Aaron était une partie de moi et qu’il le serait toujours. Nos passés respectifs nous avaient rendu méfiants. Voilà pourquoi on s’était borné à se faire mal l’un et l’autre pour éviter de souffrir de nouveau dans les bras d’une personne qui éveillait des sentiments qu’on ne désirait plus affronter. Aimer c’est être vulnérable et s’offrir à l’autre. Jamais je n’aurai cru possible que j’arrive de nouveau à aimer et à avoir confiance. Aaron avait changé la donne dès l’instant où nos regards s’étaient croisés. Notre rencontre était comme écrite en lettres de feu dans le livre du destin. Nous déchirer  ne faisait que nous rapprocher et on avait pris conscience que le  manque de l’autre était terrible à gérer. On nous donnait une nouvelle chance de connaitre le bonheur. Lui et moi. Ensemble.

Après son départ, je m’étais habillée et j’avais rejoints, non pas mon bureau, mais la salle principale du Diamond. Je n’arrivais pas encore à y remettre les pieds. Je m’étais installée à une table pour travailler plus sereinement. Les épreuves que j’avais traversées la nuit dernière résonnaient encore en moi, même si j’avais su me défendre, même si j’avais su y mettre fin avant que cela n’empire face à Damien Stark. Par moment, mon esprit s’envolait vers ces souvenirs douloureux et je me déconnectais complètement du moment présent. J’avais plusieurs documents à signer, certaines commandes à régler pour le Diamond, de nouveaux contrats  pourtant je n’arrivais pas à me concentrer sur le principal. J’avais été abusée. Des gestes que cet homme n’aurait jamais dus entreprendre sur moi. Des pouvoirs qui m’avaient maintenue en sa possession et dont je m’étais libérée par miracle. Une force en moi, inconnue, s’était dévoilée. Un don nouveau lié à celui, du même ordre, d’Aaron. Depuis mon enfance, je n’avais obtenu que deux pouvoirs. Le troisième se faisait attendre et je m’étais faite dans l’idée que je n’en posséderai pas d’autres. Il aura fallu ce déclic, ce danger, toutes ces émotions extrêmes et peut-être même la rencontre avec Aaron, pour voir émerger mon animorphisme. Une capacité que je ne maîtrisais absolument pas et qui me faisait peur. Je ne l’avais pas directement avoué à Aaron ce matin avec toutes mes questions. Je préférai l’écouter me parler de ce don qui lui était très précieux et qui le fascinait. Pourtant, je me demandais si je serai à l’aise avec cette transformation et s’il serait fier de moi, si je serai à la hauteur des espoirs qu’il mettait en moi. La seule manifestation, de ce nouveau pouvoir, était apparue au moment où Damien Stark allait me violer. Je revoyais encore ma main se transformer lentement sous mes yeux. Une fourrure couleur chocolat, parsemée de roux et des griffes. Je n’avais ressenti aucune douleur sur le moment. C’était seulement une toute petite partie de mon corps qui s’était modifiée sous la terreur. Mais quelle réaction aurai-je quand je devrai me laisser aller totalement à cette métamorphose ? Et si je n’y arrivais pas ? Si je le décevais ?

Je posai mon stylo à plume près des documents et je commençai doucement à masser mes tempes. Ce trop-plein de questions ne m’aiderait pas à me détendre avant notre sortie de ce soir. Dès qu’Aaron m’avait parlé de son idée, son sourire avait éclairé son visage. Un regard mutin et d’enfant qui se languissait de cette promenade au clair de lune alors qu’au creux de mon ventre, la peur se manifestait. Ma louve, elle, je l’entendais presque ronronner. Elle avait hâte de se libérer de ce carcan que représentait mon apparence humaine. J’allais devoir lâcher prise et donner les rênes à cette partie sauvage de moi. C’était ça le plus épineux. Depuis la mort de mon père, j’avais été projetée, avec mon frère, dans un autre monde : celui des affaires, de savoir gérer un établissement aussi prestigieux que le Diamond. Plus jeune, je faisais confiance. J’ai appris à ériger des murs autour de moi, que ce soit dans le domaine professionnel comme dans le domaine personnel. Les épreuves vous marquent et vous renforcent. Avec Aaron tout était devenu différent. Il était patient et il m’avait prouvé que je pouvais avoir confiance en lui, que je pouvais me laisser guider, me laisser protéger sans aucune crainte. Je le croyais et je l’aimais plus que tout, mais parfois les vieilles blessures ressortent et les doutes alors reviennent. Il faut donner du temps au temps.

Les heures qui me séparaient de lui s’étaient égrenées à une vitesse folle. Je rangeai soigneusement tous les papiers que j’avais éparpillés sur la table dans la pochette cartonnée et je pris le chemin de mon appartement. Casey ferait l’ouverture ce soir sans moi, ce qui était rare. Bien sûr, il n’avait pas manqué de me questionner sur mes activités pour cette nuit, mais j’étais restée très évasive. La première chose que je fis en arrivant chez moi, fut de prendre une douche. Aaron devait m’apporter les vêtements adéquats à notre escapade. Effectivement, je n’avais  dans mon dressing  que des tailleurs jupes ou pantalons, des ensembles, des robes de soirées et peut-être un ou deux jeans. Rien, par contre, pour une promenade dans les terres sauvages. Je mettais enveloppée d’un doux peignoir et je frictionnais mes cheveux lorsque j’entendis sa voix se répandre dans mon salon. Son petit défi m’arracha un sourire amusé et de la chambre, je lui répondis :

- Essaye toujours de me débusquer ! Tu as peut-être intérêt à t’entrainer avant qu’on ne rejoigne les terres sauvages ! Je pourrai te glisser entre les mains et disparaitre.

Je laissai tomber mon peignoir à mes pieds et j’enfilai une robe blanche, légère et à fines bretelles. Uniquement ce petit tissu sur ma peau sans rien de plus sur moi et mes boucles encore humides sur mes épaules.  J’apparus alors devant lui tout en séduction et je pris appui sur le mur avec mon épaule pour le détailler avec un appétit non dissimulé.

- Bonsoir Monsieur ! Mon après-midi a été bercé par un nombre incalculable de signatures que j’ai dû apposer sur de nombreux documents. Ce qui fait que tu ne m’as pas manqué et que je n’ai pas pensé à toi un seul instant …

Je ne pouvais pas garder mon sérieux bien longtemps et mon sourire trahit ma plaisanterie.




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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Ven 8 Jan - 16:18

Elle apparut devant moi et j'oubliai dans l'instant et pour une parenthèse inespérée tout ce qui pesait sur mes épaules ces derniers temps. Les risques, les menaces, la mort, les secrets. Tout cela était estompé pour laisser place à des émotions bien plus puissantes que je ne contrôlais que partiellement. J'eus une petite moue dédaigneuse face à sa démonstration de séduction. Elle me vampait littéralement et si le Aaron d'une époque révolue aurait perdu tout ses moyens, celui qui était né entre ses bras la nuit dernière réagissait bien différemment. Il avait gagné en assurance et le côté joueur s'était affirmé. A moins que ce ne soit mon animorphe qui manifeste son côté facétieux et le transmette au mâle que j'étais.

- Fort bien, dis-je en faisant demi-tour et en haussant les épaules, faisant mine de me diriger vers la sortie, si tu m'as déjà oublié je peux peut-être tenter d'aller t'oublier aussi dans les bras d'une de tes belles danseuses... Casey peut bien m'en laisser au moins une ...

Le côté bravache ne dura pas très longtemps car je reçus un coussin entre les deux omoplates. Elle venait de le prendre sur le canapé. Je me retournai d'un bloc. Le miroir en face de moi me renvoyait une image troublante. Mon regard avait changé, mes pupilles étaient dilatées de désir mais de forme différente, la couleur de mes yeux avait un éclat métallique. Une odeur étrange et musquée flottait dans l'air. En l'espace d'une fraction de seconde j'avais bondi sur le dossier du canapé et je la fixai, la tête penchée, d'un air étrange. Mes narine humèrent son parfum et je bondis sur elle pour la faire rouler sur la moquette. Mes mains posées à plat sur ses épaules, mes chevilles bloquant les siennes, elle était à ma merci. Mais je ne pesai pas sur mes appuis. C'était un jeu et la part humanoïde qui restait en moi avait conscience qu'elle pouvait me roussir le museau par sa simple volonté. Le loup cependant, malgré le fait qu'il demeurait invisible physiquement, avait pris le contrôle l'espace d'un instant et la regardait avec adoration. Je me penchai de chaque côté de son visage et me mis à humer ses cheveux. Je me ressaisis au prix d'un effort considérable et murmurai à son oreille des mots chargés de tendresse mais tendus de désir.

- Le petit chaperon blanc ne devrait pas jouer avec le loup tant que sa louve n'est pas totalement éveillée. A moins que tu ne tiennes pas à ton canapé ? Moi j'ai pensé à toi chaque seconde, à chaque geste ou occupation que j'avais. Je comptais les minutes qui me séparaient du moment où j'allais te retrouver.

Je lui libérai les épaules et me redressai au dessus d'elle, bloquant son bassin de mes cuisses.

- Cette robe, c'est pour que je te l'enlève je suppose. Tu sais en pleine nuit, vêtue de blanc, tu ne fera pas cent mètres dans les terres sauvages. Tu veux que je te déshabille pour t'équiper de façon plus adaptée si j'ai bien compris.


Je hochai la tête de gauche à droite. Je m'étais penché au dessus de son visage et mes lèvres étaient si proches des siennes que c'en était un véritable supplice. Le jeu arrivait encore à retenir le loup qui grondait en moi mais je savais que si elle le provoquait encore, notre départ pour les Terres Sauvages risquait de prendre un peu de retard.

- C'est pas très sérieux ni scientifique, ça, Mademoiselle Warner. Le protocole expérimental risque de ne pas être respecté entre la tenue 1 et la tenue 2. En êtes-vous consciente ?
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Ven 8 Jan - 18:53


Le jeu entre Aaron et moi était très différent de cette comédie qu’on s’était imposée lors de notre première rencontre. Il n’y avait plus de masques  ni de barrières  et de mots mordants derrière lesquels se protéger pour ne pas à avoir subir une nouvelle douleur, une autre déception. Non, ici, dans mon salon, c’était un jeu de séduction mâtiné de taquinerie ente deux amoureux qui se découvraient un peu plus chaque instant et qui adoraient provoquer l’autre.  J’avais commencé sur ce terrain. Il y avait répondu. Au même instant où Aaron se retourna, faisant mine de partir de mon appartement pour aller se consoler dans les bras d’une de mes danseuses, il reçut un coussin du canapé dans le dos en guise de réponse. Il me fit alors soudainement face et c’est un autre homme que je vis à quelques mètres de moi.  J’avais déjà entraperçu ce regard particulier, ce matin-même lorsque j’étais dans ses bras, mais la passion charnelle qui m’avait emportée dans une tempête délicieuse m’avait fait oublier cela. On ne peut pas connaitre un homme en moins de vingt-quatre heures et encore moins un loup. Un battement de cœur après, il avait bondi sur le dossier du divan et moi, j’étais bien incapable de bouger. Ce n’était pas la peur qui m’animait.  J’étais fascinée par son pouvoir qui était, en quelque sorte, le mien aussi. La louve en moi entendait l’appel du mâle. J’étais presque certaine qu’elle le séduisait à sa manière. Aaron m’observait, mi-homme, mi- loup et j’étais mystifiée, à sa merci.  Je fis un pas en arrière quand il décida de me sauter dessus et de me faire rouler sur la moquette.

En quelques secondes, sans vraiment savoir comment nous en étions arrivés là, Aaron était sur moi. Il bloquait mon corps du sien et de ses mains. Un grand sourire ourla mes lèvres et c’est une lueur gourmande qui scintilla dans mes prunelles ambrées. J’étais sa prisonnière. C’était une notion appétissante qui attisait un peu plus mon désir pour lui. Un frisson glissa sur ma peau au contact de son souffle dans mes cheveux et près de mon oreille. Je laissai échapper un soupir d’aise en fermant les yeux. Il avait l’art et la manière de me faire fondre. Il  finit par se redresser, mais ses cuisses immobilisaient fermement mon bassin. J’avais tout de même un accès à son corps et je n’allais pas passer à côté de cela. Mes mains vagabondèrent, alors, remontant avec une lenteur calculée, sur ses hanches. J’aimais observer ses réactions et tout ce que son corps me disait et me révélait lorsque nous étions seuls au monde. Son parlait pour lui, pour ces mots qu’il ne disait pas, qu’il ne prononçait pas, peut-être par pudeur.

- Le petit chaperon blanc a des talents cachés pour faire face au loup. Je n’avais pas l’intention de partir dans cette robe blanche. Tu es arrivé au moment où je sortais de ma douche. J’ai enfilé ce qui me tombait sous la main. A savoir … uniquement cette robe.

Je crus percevoir un changement, de nouveau, dans ses pupilles qui se dilatèrent encore plus. Mon défi ne faisait qu’exacerber ses sens et les miens aussi.  Mes doigts s’étaient glissés sur sa chemise et je caressais par-delà le tissu, son torse, jouant avec les boutons. Aaron se pencha sur moi et mes mains partir à la conquête de ses épaules, de sa nuque et de son dos que je sentais se crisper sous mes paumes. Il était si proche, sa bouche si près de la mienne, que l’instinct de ma louve combinée à celle de la femme, enflamma mon envie pour cet homme.  Je mordis doucement sa lèvre inférieure, la retenant captive de mes dents pour la libérer juste après. Je reculai mon visage et je plongeai mes prunelles dans les siennes.

- Je n’ai aucune notion en sciences. C’est toi le professionnel dans ce domaine.  Si le protocole n’est pas respecté, je vais avoir droit à la fessée ?  Mmmm …

Je me soulevai légèrement pour venir chuchoter à son oreille telle une succube latine aidée par son avatar canidé qui prenait autant de plaisir que moi :

- Tout compte fait, j’aime l’interdit. Tu devrais garder à l’esprit que je suis plus rapide que toi en terme de déshabillage.

Ma main se crispa sur son bras et le tissu se désagrégea dans la seconde qui suivit. Sa peau nue et chaude provoqua mon corps. Tels deux aimants,  nos deux corps s’attiraient. Je l’enlaçai avec la frénésie et la fureur qu’entrainaient mes sentiments pour lui. Ma bouche coula sur son épaule et se nicha dans le creux de son cou. J’y déposai une pluie de petits baisers, mordillant parfois sa chair devenue brulante.

- J’attends vos objections, Monsieur Williams… Si vous vous faites trop long, je pourrai continuer à vous dévêtir à ma façon … Et pour être honnête … nous sommes deux à le vouloir. Ce qui fait de moi, une femme très impatiente de pouvoir croquer ton corps.




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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Dim 10 Jan - 20:04



Elle me provoquait sans aucune retenue et savait jouer avec mon désir comme une virtuose. La lueur tentatrice qui brillait dans son regard attisait l'élan primaire qui couvait en moi. C'était bien autre chose que le petit asarien de seconde zone qui répondait à l'appel. En avait-elle conscience ? Je respirai en tentant de calmer le rythme de mon cœur. Je devais rester homme, enfin asarien. Elle n'était pas prête à faire face à un autre état. Je devais la préparer à sa propre mutation avant. Le traumatisme n'était pas anodin. Mais si j'avais dû y faire face seul, elle aurait ma main dans la sienne pour affronter cette transformation. Je devais justement rester humain alors qu'elle deviendrait louve. Pour lui montrer qu'on peut maîtriser la mutation par la volonté. De toutes les mutations générées par l'injection, l'animorphisme était la plus spectaculaire sur le plan métabolique et visuel. La plus cruelle aussi pour ceux qui ne l'acceptaient pas. Une malédiction. Moi, j'avais fini par en faire une force. Après bien des tourments, mais cela, je ne pouvais le révéler à celle que j'aimais.

Les mutations engendrées par le SEER avaient dépassé toutes les projections faites par son créateur. Amaria m'en avait parlé un soir où elle avait besoin de se confier sur les motivations de son père. C'était toujours un sujet délicat. A mi-chemin entre la science, la métaphysique et la mégalomanie. Tout scientifique est à un moment confronté à cette question. Où s'arrête la valeur scientifique et où commence la dérive théologique ? Créer un être hybride ou mutant, n'était-ce pas se prendre pour Dieu ? Encore fallait-il y croire ? Mais qu'il existe ou pas, jouer avec la Nature et l’Évolution était-il un droit ou une transgression ? Les premiers injectés, les Anciens, virent leur chaine ADN modifiée alors qu'ils étaient déjà nés, leur génome fut bouleversé, délivrant au final un être nouveau issu très probablement d'une interaction entre l'élément mutagène, l'environnement et le vécu. Cette mutation "in vivo" avait du être extrêmement violente et douloureuse. Vécue par un esprit conscient de toutes les altérations que subissent son corps et son esprit. Cette violation de la nature profonde d'un être, cette intrusion d'un agent mutagène et agressif, suffisait déjà, à mon sens, à expliquer la nature des Anciens. Ils n'avaient pas seulement survécu à la Pluie de Feu, mais aussi au cataclysme qui avait eu lieu dans leur être profond. Qu'ils en tirent ensuite gloire et puissance, ou pas, n'effaçait pas selon moi, le trauma premier. C'est ce qui en faisait des être cruels, mégalomaniaques, insensibles et froids. A de rares exceptions près qui s'expliquaient par d'autres facteurs.

J'avais toujours soutenu cette théorie qui expliquait aussi pourquoi aucun Ancien n'avait la même combinaison de dons qu'un autre. Ils s'affirmaient en fonction de l'environnement et du vécu de leur hôte. J'en étais persuadé. J'étais un seconde génération, comme Jessica, mais j'aurai dû dire troisième car si elle était fille d'un Ancien, il n'en était rien pour moi. Mes parents étaient eux-même des seconde génération. Mon ancêtre Longue Vie, le seul connu du moins, car chaque Asarien en a forcément deux, avait péri lors de la longue transhumance. C'est ce que me disaient mes parents quand je les questionnais sur l'origine de mes dons. Mon père mentait, je le savais, je le sentais. Maman se réfugiait dans la cuisine. Mon Ancêtre n'avait pas péri dans la longue marche. J'en avais l'intuition, confusément. Mais je savais que derrière ces lourds silences ou ces explications embarrassées se cachait la clef de bien des mystères, la réponse à bien des questions en suspens. La mutation animorphe était chez moi le don le plus affirmé bien que l'armadan se soit manifesté le premier. Cet armadan m'avait d'ailleurs valu cet esprit tourmenté sous une façade lisse et intellectuelle. Des images affluaient sans cesse dans mon esprit et je n'en comprenais pas toujours le sens. Cela m'arrivait quand j'étais parmi mes congénères, mais aussi quand je courrais la nuit dans les Terres Sauvages. Parfois je m’élançais sous ma forme humaine comme poussé sur une piste, et je finissais immanquablement par me transformer. Les images captées au fil de la piste me hantaient sous ma forme lupine comme humaine. J'y voyais un grand loup de taille impressionnante- était-il possible qu'un loup d'une telle taille ait pu exister ? -se battre contre des formes humanoïdes pour finalement être capturé et enfermé dans un lieu sombre et humide. Je sentais sa détresse, je voyais son regard implorant face aux bourreaux qui muraient son dernier refuge. Ils l'avaient acculé à une grotte et maintenu en respect par des moyens qui dépassaient en puissance la magnifique vigueur de l'animal. Cette vision me mettait dans un état de détresse profonde et m'avait poussé dès mon plus jeune âge à courir les Terres Sauvages en quête d'une réponse.

Depuis que j'avais éveillé Jessica à son animorphisme, les visions s'imposaient encore plus par petits flash très courts. J'y voyais ce grand loup, tantôt splendide et fier, campé sur un piton rocheux, comme guettant l'horizon, tantôt reclus dans son antre et agonisant. C'était furtif et bref mais me laissait chaque fois dans un état de détresse profonde. Comme si un des miens m'implorait de l'aider alors que je me sentais impuissant à comprendre le message. Quelque chose me liait à ce loup, qui était réactivé par mon union à Jessica. Un lien magnifique et fort qui me parlait à travers les Dômes et me happait chaque fois que j'entrais dans les terres les plus reculées de la lande extérieure. Je savais, sans le comprendre, que cela faisait ma force et ma faiblesse. Mais quoi qu'il m'en coûte, quelque soit mon appréhension, j'avais instinctivement compris que je ne devais pas cacher ce pan là de ma personnalité, de ma vie, à celle que j'aimais. J'étais peut-être aliéné ou jeune chien fou, louveteau intrépide, mais ce loup en lien avec le mien m'appelait du fond des Terres Sauvages et du fond des âges.

Il participait à sa façon, de l'être que je devenais, joueur, séducteur, amoureux, libéré. C'était peut-être une illusion éphémère mais quand je tenais Jessica dans mes bras, si belle, si épanouie, si heureuse, j'avais la sensation que rien ne pouvait m'arrêter, que le salut était dans ma nature, le loup qui sommeillait en moi, d'un œil. Pourtant, je le fis reculer, pour reprendre le contrôle encore durant quelques heures. Cela, il faudrait que je l'apprenne à Jessica : montrer sa louve quand cela peut l'aider, puis la faire rentrer dans la tanière quand la femme doit entrer en jeu. Cela répondait à son inquiétude par rapport à ses obligations de propriétaire du Light of Diamond. J'avais bien perçu cette angoisse chez la femme que j'aimais. Angoisse légitime que j'avais calmée. Si moi j'arrivais à maîtriser mon loup dans un laboratoire de classe V, elle y parviendrait dans la faune du gratin asarien.

Je perdis donc l'aura du loup mais regagnai la sensibilité du type peu expérimenté dans l'art de plaire. Là où d'autres avaient accumulé des heures d'expérience, de savoir-faire, je n'avais que mon instinct et les sentiments que j'éprouvais envers elle pour lui plaire, l'aimer, lui donner du plaisir. Mettre Jessica entre mes pattes poilues, c'était comme confier une formule 1 à un conducteur débutant. Il allait faire tirer le moteur mais pas toujours se qualifier aux essais. Je fermai les yeux et frissonnai lorsque ses mains caressèrent ma peau, puis firent disparaître ma chemise. Alors que ses mains me faisais frémir de plaisir, que sa voix me susurrait de douces tentations, je la libérai en me levant pour ôter ce qui me restait de vêtements. J'avais bien prévu un T-shirt de rechange mais pas un pantalon. Elle profita de mon déshabillage pour se glisser derrière moi et se plaquer contre mon dos. Je fermai les yeux au contact de ses mains sur mon torse et je me retournai lentement, me dressant contre elle, et exhibant fièrement l'expression de mon désir. Mes mains glissèrent sur ses courbes à travers sa robe, puis firent remonter lentement le tissu fin pour caresser ses cuisses et enfin la soulever contre moi, la caler sur mes hanches. Je la portai tout en effleurant ses seins à travers l'étoffe légère de sa robe. Elle gémit tandis que je la laissai descendre lentement contre moi. Doucement, avec un savoir instinctif, nos corps se tendirent l'un vers l'autre pour s'unir. Mes lèvres cueillirent les siennes avec avidité et j'exprimai mon ardeur en la mordant et en jouant de sa langue avec la mienne.

Tandis que ses mains s'appliquaient à me marquer, qu'elle griffait mes épaules et mon dos,  pour finalement se perdre dans mes cheveux, je la plaquai contre le mur et révélai les prémices de la bestialité qui couvait en moi. Je soufflai dans son oreille d'une voix rauque.

- Est-ce que je suis trop long Mademoiselle Warner, tel que vous me sentez à présent ?
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Jeu 14 Jan - 20:53

Allongée sur la moquette, je l’observais se redresser de toute sa stature devant moi. J’avais fait disparaitre sa chemise ce qui m’avait donné le droit d’apprécier son corps appétissant. Je m’étirai comme une chatte tout en ronronnant un petit bruit de plaisir et je levai mes bras au-dessus de ma tête, sur mes cheveux qui formaient au même instant une couronne de feu autour de mon visage. Je savais que je l’attisais et c’était bien mon intention de le pousser vers ce qu’il retenait. Il avait déjà freiné une partie de lui ce matin. C’était comme s’il temporisait ses émotions et son instinct pour me protéger de quelque chose. Si c’était de lui, je ne savais pas ce qu’il me cachait. Est-ce que cela avait un rapport avec son loup et ses envies qui se liaient aux siennes ? Avait-il peur de me faire mal ou que je sois effrayée par un comportement plus animal ? Plus brutal ?  Si je ne connaissais pas entièrement ma louve, je la ressentais vibrer au creux de mon ventre. Elle acquiesçait et me poussait à sortir de mes limites. Celles de la femme. Celles de l’Asarienne. Elle me guidait vers le loup et l’homme qui en possédait le don. C’était étrange,  mais je me sentais en confiance. Différente, oui, et je n’avais pas peur de ce qu’Aaron pourrait me montrer en se laissant aller totalement à sa vraie nature. Ma louve devait discerner beaucoup mieux que moi la différence qui s’installait dans les gestes d’Aaron et dans ses prunelles qui me détaillaient alors qu’il retirait le reste de ses vêtements qui s’éparpillaient sur le sol.

Je ne comptais pas être passive. Je me redressai à mon tour et je me glissai dans son dos pour sentir sa chaleur contre moi. Mes mains plaquées contre son torse chaud, je redessinais de bout de mes doigts ses muscles qui se tendaient à mon contact. Je percevais ses frissons et j’adorai sentir l’effet que j’avais sur lui. Il ne me laissa pas le temps de vénérer son corps qu’il se retourna vers moi. Mes yeux purent apprécier l’essence de son envie pour moi. Je me mordis la lèvre avec une avidité non dissimulée, fascinée,  de le voir si puissant face à moi. Je voulais reculer pour encore mieux le contempler, mais il m’attira à lui et je n’avais aucune intention de lui résister. Ses mains coulèrent sur mes hanches avec une lenteur qui me faisaient perdre la tête. Elles traçaient des arabesques infernales sur mes courbes et sur chaque partie de mon corps. Je sentais son odeur différemment, je percevais ses battements cardiaques avec une acuité bien plus surprenante qu’avec celle de mes sens hyper développés de mon gène asarien. Quelque chose se passait en moi. J’arrivais à décomposer la fragrance qu’il portait sur lui mêlée à son désir pour moi. Aaron sentait délicieusement bon, son parfum s’unissait à l’odeur virile qui était à lui et rien qu’à lui. Je voulais me fondre contre lui, presser mon corps contre le sien jusqu’à ce qu’il n’y ait même plus de place pour que l’air passe entre nous.

Ses doigts agiles soulevèrent le fin tissu de ma robe sur le haut de mes cuisses  ce qui entraina une nouvelle tension au creux de mon ventre. Il me souleva, empoignant mes fesses pour me faciliter le mouvement. Mes longues jambes s’enroulèrent telle une liane autour de son corps. J’avais l’impression d’être en feu, toutes mes terminaisons nerveuses étaient survoltées et hypersensibles. Ses bras se contractèrent alors  pour mieux me plaquer contre lui.  Je renversai la tête en arrière, et je le sentis plonger en moi.  Je ne pus modérer mon gémissement gourmand, mais la frustration fut encore plus grande quand il décida de jouer avec mon plaisir et suspendre ce que mon corps réclamé : Lui en entier. Lorsque j’ouvris mes yeux, je savais précisément que mes prunelles avaient changé. L’ambre s’était muée en une lueur plus animale, plus primaire. Je devinais son envie joueuse. J’éprouvais cette domination qu’il avait sur moi en me privant de ce plaisir de me prendre totalement. Ma paume se referma brusquement sur sa nuque quand ses lèvres me dévorèrent. Sa langue plongeait, insatiable, dans ma bouche, léchant et mordillant parfois. Je répondais avec la même ardeur en dévorant sa bouche.  Il faisait de ce baiser un moment de pur érotisme qui me laissa pantelante. J’étais à bout de souffle. Mon corps s’arquait pour qu’il arrête de me narguer.  Mes ongles sur sa peau que je griffais sans ménagement n’étaient eux aussi plus tout à fait les mêmes. Ils étaient plus longs, plus affutés et si la première fois où j’avais aperçu un début de transformation dans mon bureau face à Damien Stark, j’avais été plongée dans une frayeur incompréhensible, mon état d’esprit associé à celui de ma louve dans les bras de mon loup, me donnait aujourd’hui, une force de comprendre ce changement.

Mon dos percuta le mur et il me libéra de cette privation en me possédant. Un grognement que je ne me reconnaissais pas sortit de ma gorge, comme si ma louve répondait à ma place à ce plaisir. Mes mains se crispèrent sur ses épaules. Mes talons s’enfoncèrent dans ses fesses pour le maintenir contre moi  et mes cuisses se serrèrent comme un étau brulant autour de ses hanches.  J’ondulais les miennes, mais il avait décidé de jouer avec moi et de me rendre dingue. La gorge asséchée, je cherchais mes mots alors que les siens éveillaient ma condition animale. J’attrapai ses cheveux entre mes doigts fébriles  et je tirai dessus pour pouvoir mieux le considérer, les yeux dans les yeux.

- Tu devrais en faire un peu plus … pour que je te sente mieux … et je répondrai à ta question. Pour le moment, tu ne me montres rien …

Je le défiai de mes mots. Un jeu charnel, érotique et mâtiné de bestialité. Ma bouche effleura la sienne, puis longea sur sa joue et … je mordis dans sa clavicule pour embraser sa fougue.




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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Mar 12 Juil - 0:47

Elle sut si bien répondre à ma provocation que je n'eus qu'une envie, la posséder totalement et la faire crier jusqu'à me supplier d'arrêter ou au contraire de ne pas cesser. Son regard, ses doigts refermés sur mes cheveux, m'intimant la soumission, avaient totalement éveillé l'esprit du loup en moi et je la pris dans un feulement rauque. Mes lèvres cherchèrent les siennes qui étaient trop occupées à me mordre au sang. Aussi mon visage se perdit-il dans ses cheveux au gré de mes va-et-viens de plus en plus brutaux.

Le plaisir s'élevait en moi comme une prière incandescente. Je la pressai contre le mur et je cherchai ses mains. Prenant ses poignets, je les levai au dessus de sa tête et accentuai la pression de mon bassin sur le sien. Mes mains se mêlèrent aux siennes dans une emprise de possession et mes assauts prirent une autre ampleur. Je la clouais au mur littéralement. Au point que la vibration se propageait dans celui-ci. Je souris en songeant que s'il y avait quelqu'un derrière ce mur il ne pouvait pas ignorer que Mademoiselle Warner prenait du bon temps.
Mon visage effleura sa joue, son oreille et je murmurai dans un soupir:

- Et là, est ce que tu sens quelque chose ? Où veux-tu que je t'en montre plus ?

Je connaissais la réponse, bien évidemment, mais j'avais envie de le lui entendre dire. J'avais envie de lire la convoitise dans ses yeux, le plaisir de jouer, l'envie de se donner à moi, de me posséder aussi. Ma bouche chercha la sienne et nos souffles se mêlèrent à nouveau tandis qu'elle était suspendue par mes mains et portée par mon seul désir. Je m'enivrais de sensations puissantes et jamais ressenties auparavant. La force de ce que j'éprouvais envers elle, la perception tangible de cette envie brutale, bestiale qui me portait vers elle. Je savourai chaque contact de sa peau si douce contre la mienne. La chaleur que dégageait nos deux corps commençait à nous couvrir d'une fine sueur qui exhalait son odeur et me rendait fou, attisant les instincts les plus primaires de mon double. Mes assauts se faisaient plus lents mais plus langoureux comme si je jouais avec précision sur les points sensibles de son intimité. Le plaisir allait crescendo et c'en était presque douloureux. Mais j'aimais ça ... Au delà de ce que les mots pouvaient exprimer. Je la sentais succomber peu à peu. Nos deux langues s’infligeaient des caresses indécentes et notre baiser n'était que l'expression du bouleversement qui s'opérait en nous. Il n'aurait pas eu de fin sans la nécessité de reprendre notre souffle.

Je libérai ses mains que je sentais avide de me caresser et la serrai contre moi sans cesser mon lancinant mouvement en elle. Je la fixai avec ce regard étrange dont l'incandescence m'avait toujours fasciné. La première étape de la transformation. Celle où on pouvait encore maîtriser le processus et revenir en arrière.

- Ordonne, ma louve et tu verras ...


C'est alors que je vis de profondes traces de griffures dans le mur au dessus de sa tête. Je n'avais peut-être pas totalement maîtrisé le retour avant de faire des dégâts. Je me mordis la lèvre ...

- Je crois bien, cependant, que tu auras quelques frais de décoration  ...
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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Mar 12 Juil - 16:58

La morsure que je venais de lui infliger sur l’épaule provoqua la réaction que j’espérai. Ses coups de reins devinrent plus brutaux, le signal que nous n’étions plus vraiment humains, que l’homme et la femme laissaient sans résistance la place à leur partie plus primitive. Mon corps sursautait contre le mur et à chacun de ses mouvements. Il me clouait contre le mur et notre corps à corps lui arrachait des soupirs qui attisaient mon désir de lui.  J’étais soumisse et c’était ce que je voulais. Mes longues jambes ceignaient sa taille et même si je ne pouvais plus le toucher, mes mains prisonnières des siennes, j’avais encore ma bouche pour le gouter.

- Montre-moi en plus …

Haletante, mon souffle se perdit contre sa joue. La Femme n’était plus que le réceptacle des sensations de la Louve. Je prenais conscience que j’avais toujours lutté contre cette transformation. Je l’avais perçue en moi depuis longtemps, avant même de rencontrer Aaron, mais je n’avais jamais su l’identifier. Ou au contraire, j’avais eu peur de me laisser totalement aller à des instincts  inconnus que je ne pourrai maitriser. Je m’arquais  à lui sous sa fureur qui était devenue la mienne. Son odeur musquée m’enivrait  et ne faisait qu’accélérer ma délivrance comme un écho en moi. Il m’arrachait des gémissements qui n’avaient plus rien d’humain et qui résonnaient dans toute la pièce. Nos  grognements s’intensifiaient et ma voix se muait comme la sienne. Il savait comment me faire patienter, comment me rendre folle. Aaron en jouait avec brio en composant cette mélodie et en ne me laissant aucun moment de répit. Ma peau s’enflammait  au contact de la sienne et dès lors qu’il libéra mes mains, elles retrouvèrent son corps que j’entourai de mes bras. Je n’avais pas fermé les yeux une seule seconde pour détailler son visage se crisper sous le plaisir. Il était beau et sauvage.

Notre baiser déclencha en moi des vibrations délicieuses et animales. Son prénom mourut contre ses lèvres et si je croyais qu’il en resterait là, son intention fut très différente.  Mon corps n’était plus qu’un concentré de spasmes et il continuait à me rendre totalement accro à lui. Le Loup possédait une vivacité qui embrasait tous mes fantasmes. Mes bras serrés autour de ses épaules et de son cou, je mordillai sa lèvre inférieure. Ma langue docile et gourmande s’empara  de la sienne quand il me demanda d’ordonner. Je n’avais pas besoin de mots. Je voulais tout de Lui, sans aucune exception, pas de limites, pas de demi-mesure. Nous avions franchi une nouvelle étape cette nuit et je ne désirais pas revenir en arrière.  Sa petite touche amusée me fit sourire.

- J’aurai au moins un argument valable pour refaire mon salon.

Il redoubla l’intensité de la fréquence de ses coups de reins. Mes doigts se resserrèrent sur sa nuque, le marquant de mes griffes de nouveau. J’étais cramponnée à lui.

- Libère-nous …

Le suppliai-je dans un dernier murmure avant de dévorer ses lèvres dans un baiser possessif. Mes hanches ondoyaient contre les siennes et j’aimais cette sensation de le rendre prisonnier.

- Laisse-toi aller … Je veux tout de toi. Eveille-moi à tout ce que je ne connais pas encore.

Si les yeux qu'il posait sur moi n'avaient plus rien avoir avec le regard du scientifique que je connaissais, j'étais certaine que mes prunelles reflétaient à cet instant la même lueur mystique.




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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Jeu 28 Juil - 17:43


Je perçus son orgasme à travers le tourbillon de sensations puissantes qui m'assaillaient. Si l'homme s'efforçait de contrôler la montée du plaisir pour prolonger la quête extatique, le loup, lui, voulait laisser déferler toute son instinctive fureur. Je composais au mieux avec cette dualité qui me faisait accéder également à une perception différente du désir et du plaisir. Si je me retenais de dévaster les lieux et la femme, c'était bien parce que l'homme comme le loup aimait son âme sœur. Seul ce sentiment puissant retenait la bestialité latente qui sommeillait en moi. Je n'avais jamais senti sa manifestation aussi ouvertement. Il m'était arrivé d'avoir des pensées haineuses envers certains des miens, de désirer leur mort. Ce qui était absolument en contradiction avec les convictions d'un Pacificateur, mais cela restait dans l'ordre de l'idée. J'avais mis cela sur le compte de mes instincts animorphes mais quelque chose de bien plus complexe se jouait à présent, bien au delà de la simple manifestation de mon don. D'ailleurs si cela n'avait été que le résultat de mon don, j'aurais dû interrompre mes ébats avec Jessica et laisser la transformation s'accomplir. Ce qui se jouait et me rendait si sauvage dans mes assauts avait certes pour origine mon animorphisme mais dans sa dimension psychique et non physique. Une manifestation tout à fait inusitée, d'après les lectures des cas recensés que j'avais pu faire, mais éminemment envahissante. Quelque chose venant de très loin dans mon héritage génétique, avait pris le contrôle de mes sens et de mon instinct. C'était grisant et terriblement troublant. Grisant par le plaisir que cela nous donnait à elle comme à moi, troublant parce que j'avais l'impression de ne plus maîtriser totalement le jeu.

Jessica le ressentait-elle ? Je n'étais pas en mesure de le savoir et j'avais bien d'autres priorités dans l'immédiat que de me livrer à une introspection plus détaillée. Je souris à sa réponse pleine d'humour mais mon visage redevint grave presque aussitôt, trahissant la tension extrême à laquelle j'étais soumis pour la mener jusqu'à la seconde jouissance que je voulais lui offrir. Je savais que mon propre plaisir se fondrait dans le sien et que l'orgasme libérateur l’inonderait de ma semence. Ce n'était pas la première fois, mais dans cet état de conscience quasi animal, c'était une première. Je la sentais me prendre autant que je la prenais, j'étais sien autant qu'elle était mienne. Je me sentais si fort, si puissamment ancré en elle. Comme si elle était devenue mon centre de gravité et que nos deux corps ne devaient plus jamais se désunir. C'était animal, envoûtant, primal. A l'image du cri que je poussai tandis qu'une onde de plaisir encore inégalée me submergeai et que je murmurai sous ses baisers...

- Pardon ... Pardon... mon amour ... Je t'ai blessée...


Si l'homme ignorait pourquoi il demandait ainsi pardon, le loup, lui, avait déjà reconnu l'odeur à la fois excitante et déroutante du sang de l'autre, du sang de sa propre moitié. Et il savait inconsciemment que ce n'était pas du sang venu de la morsure mais du coït lui-même. Je la serrai contre moi et, la portant avec douceur, nous écartai doucement du mur. Le résultat de ma brutalité s'étala alors sous mes yeux. Des traces de sang contre le mur blanc et sur le sol. La soutenant d'une seule main tandis qu'elle s'agrippait, comme étourdie, à mon cou, je levai mon autre main et constatai avec effroi qu'elle était couverte de sang. Son sang ... Affolé, je la déposai avec mille précautions sur le canapé qui perdrait lui aussi sa virginale couleur.

- Jessica... Comment te sens-tu ? Tu as mal ? Je suis si désolé ... Veux-tu que j'appelle un médecin ?


Je savais que le bloodhaler réparait presque tout et j'avais des bases médicales assez solides pour évaluer la situation mais j’étais terrifié à l'idée qu'elle me voie comme un monstre... Car c'était bien ainsi que je me voyais à cet instant précis, malgré le plaisir que nous avions ressenti tous les deux. Un plaisir brutal, animal et sanglant... Et c'était à cela que j'étais censé l'initier ? Inquiet, je me précipitai pour aller chercher un drap dans l'armoire de sa chambre afin de la couvrir. Je revins et constatai avec soulagement que le sang avait cessé de couler entre ses jambes.

- Pardon, pardon ... Je m'en veux tellement... Tu sais, cela ne m'est encore jamais arrivé ... Je ne comprends pas comment cela a pu arriver ... Te sens -tu assez forte pour aller sous la douche ou ...

Je disais vrai. Jamais je n'avais était fougueux au point de blesser une femme dans nos ébats et je n'étais certainement pas de ces hommes qui en font une preuve de virilité. Il faut dire que je n'étais pas tellement expérimenté dans ce domaine pour mon âge. J'avais toujours été bien plus à l'aise au milieu de mon labo que dans un lit. Bien plus doué pour analyser des données génétiques que pour étudier le kamasutra. Jessica était certainement bien loin de s'attendre à de telles extrémités lorsqu'elle avait ouvert son cœur à ce jeune scientifique un peu maladroit et timide. Je redoutais qu'elle me vit comme la nouvelle version du Docteur Jekill. Il semblait que chaque fois que nous parvenions à faire un pas dans la direction de l'autre, une sorte de malédiction nous envoie un signe défavorable ou que mon instinct humain me prévienne du danger qu'un rapprochement pourrait lui faire courir. Et si j'avais tort en l'encourageant à assumer son animorphisme et à libérer la louve qui sommeillait en elle ? La voix de la sagesse ne me soufflait-elle pas plutôt de juguler le loup qui dévorait de plus en plus de mon temps ? Quelques secondes à peine s'étaient écoulées depuis que nous avions atteint l'extase ensemble mais il me semblait que ces secondes s'étiraient tandis que je me démenais dans l'appartement comme une bête affolée. A cours de mots et d'idées, je finis par m'agenouiller auprès d'elle et posai ma tête sur son ventre sans avoir conscience de prendre encore une attitude de loup. Mon regard brûlant d'inquiétude n'avait rien perdu de son éclat d'or surnaturel. Je le savais. Il était rivé au sien qui peinait aussi à retrouver sa couleur d'origine. Je sentais battre son cœur à mon oreille et je ne savais si je devais attribuer son souffle saccadé à l'émotion ou à la douleur. Je retins un gémissement inhumain tandis que je murmurais...

- Jessica ...
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MessageSujet: Re: Into the Wild (pv Jessica)   Jeu 28 Juil - 18:49

Son corps massif me bloquait contre le mur et je sentais les ressacs de ses coups de reins entre mes cuisses qui m’amenaient vers ce second orgasme qu’on partagerait cette fois-ci à deux. Assaut après assaut, Aaron se retirait entièrement, puis me pénétrait encore plus profondément comme si sa vie était liée à la mienne, comme si notre union était l’élément nécessaire à notre survie, comme s’il voulait me dévorer, me posséder tout entière. C’était bien le cas…

Je laissai totalement ma Louve libre d’agir, de se libérer de ses liens avec mon corps féminin. Je discernai ces changements en moi, mais mes pensées étaient toutes dirigées vers notre accouplement, vers cette impression que je ne ressortirai pas indemne de cette étreinte sauvage. Je n’avais pas peur. Le devrais-je alors que ma Louve reconnaissait son Loup et que quelque chose se jouait entre eux deux. Nous n’étions plus que les apparences charnelles de nos avatars canidés et nous nous perdions dans ces nuances mystérieuses et incontrôlables.

Au creux de mes reins se dessinait la vague d’excitation qui déferlerait bientôt dans mon ventre. Visiblement mon corps n’avait pas besoin de moi pour prendre des initiatives. Mes jambes le maintenaient prisonnier dans une gangue brulante et fiévreuse. Je désirai qu’il me touche, qu’il pose ses mains et ses lèvres partout sur mon corps, sur ma peau, qu’il me marque. J’avais ce besoin fou de son contact sur moi telle une drogue. Mes doigts agrippèrent bien trop violemment ses longs cheveux pour l’attirer et dévorer sa bouche. A ce baiser infernal, l’intensité de notre corps à corps ne pouvait que se renforcer.

J’enfouis mon visage dans le creux de son cou et ma langue dessina un cercle de feu contre sa peau avant de la mordiller. S’il n’avait pas été Asarien, son dos et ses épaules auraient été marqués par mes coups de griffes et mes dents, témoignages de notre transformation. Mais son blood healer effacerait les signes de notre fusion animale. Je ne pus alors m’empêcher de ressentir sa façon de se cramponner en moi, de crisper ses doigts sous mes fesses, sur mes hanches. J’enfonçai mes ongles dans sa peau pour le rendre encore plus fougueux, plus ardent et sa réponse fut immédiate, un coup de rein excessif qui me plaqua de nouveau contre le mur. J’étais bien incapable de penser à autre chose qu’à ce qu’il était en train de me faire, à ce que j’avais envie qu’il me fasse. Me posséder, me faire l’amour encore et encore. Mon corps se contracta à l’appel de son cri. Son corps se figea, et il rugit de plaisir lorsqu’il déversa sa semence dans un nouvel orgasme libérateur et grisant, pour nous deux. Mon cri fut à l'identique.

A bout de souffle et de force, je me cramponnai à son cou. J’entendais les battements de mon cœur résonner à mes tempes et se calquer à ceux d’Aaron dans une même et seule mélodie. J’étais comme une poupée entre ses bras. Le plaisir laissa place à la douleur. Elle s’éveillait entre mes cuisses, je sus alors pourquoi j’avais si mal … j’avais reconnu l’odeur du sang. Et ce n’était pas Aaron qui été blessé. Mon esprit chercha à comprendre, à analyser pourquoi mon corps était aussi meurtri. Je cherchai désespérément une réponse auprès de ma louve qui s’était effacée, comme endormie, repue de ce coït violent. Ses baisers me réveillaient, me réchauffaient tandis qu’il prenait soin de me déposer et de m’allonger sur le canapé. Sa voix était lointaine et douloureuse, apeurée par la scène qu’il voyait et que je ne remarquais pas encore, mais que je devinais. Ses mots n’étaient qu’excuses et regrets. Lentement, les voiles de ma léthargie s’estompèrent et j’ouvris péniblement les yeux. Ma vision était toujours aussi différente. Je n’avais pas besoin de voir mon visage dans un miroir pour le pressentir. Aaron avait posé sa tête sur mon ventre et il avait pris soin de me couvrir d’un drap. Mon corps était tout engourdi et je n’osai pas bouger. J’avais poussé Aaron à se défaire de ses chaînes, et quelque part j’étais moi-aussi responsable de mon état. Ce qui me troublait le plus, c’était la non- réaction de ma Louve.

- Aaron … que s’est-il passé ?

Avec peine, je levai ma main pour caresser ses cheveux. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable et je souhaitais lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas, qu’il me fallait simplement un peu de temps pour déchiffrer et assimiler tout ce que nous venions de partager.

- Tu n’as pas à t'en vouloir … Je suis autant responsable que toi. Nous étions deux Aaron et je t’ai poussé.

Je me redressai sur mes coudes pour mieux me caler contre les coussins du canapé. Je tournai ma tête vers ce mur et je fus tétanisée devant le résultat que je découvrais. Des traces de sang … De mon sang et des griffes lacérant le mur.

- Est-ce que ça sera toujours ainsi quand on laissera nos loups prendre le dessus de nous ? Tu m’as répété que je ne devais pas avoir peur de cette partie en moi, de l’écouter, de ne pas avoir peur d’elle. C’est peut-être parce que nous sommes deux loups que ta vraie nature s’est révélée à moi, chose qui ne t’est jamais arrivé avec une autre femme.

Il se recula pour me laisser la place de sortir mes jambes de dessous le drap et de m’asseoir. Dans mon mouvement, le tissu glissa et je découvris ma robe blanche maculée de tâches rouges séchées. La vision fut éprouvante. Ma main chercha doucement la sienne et j’enlaçai mes doigts aux siens, marqués encore par mon sang.

- On trouvera des réponses à tout cela, ensemble. Aaron, j’ai confiance en toi. N’aies pas peur de tout me raconter, je peux tout entendre. Ça va aller. Je vais bien, je suis juste un peu secouée. Tu veux bien m’aider à marcher jusqu’à la douche ? Toi aussi tu devrais en prendre une. Cela nous fera du bien.




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