The mortal instruments (Amaria)

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MessageSujet: The mortal instruments (Amaria)   Mar 30 Aoû - 14:28

The Mortal Instruments, Amaria & Kyra


Tout comme le Dr Saria l’avait dit, le maître de cérémonie (puisque c’était ainsi que je nommais mon geôlier) me proposa quelques jours plus tard de prendre l’air. Je choisis donc la Serre, comme il avait été convenu avec la jeune femme. Je devais bien avouer que tout ce qu’elle m’avait dit n’avait fait que tourner dans ma tête depuis notre « conversation » télépathique. Pour elle, je n’étais pas un monstre, mais une jeune femme dont les pouvoirs, plus puissants que ceux de la plupart des asariens de mon âge, étaient pour le moment difficile à contenir, à contrôler. Elle m’avait redonné un peu d’espoir lorsqu’elle m’avait proposé de me donner quelques séances « d’entraînement », à l’abri des regards indiscrets. Je savais qu’en tant que scientifique, elle avait déjà travaillé sur la question, et qu’elle semblait sincère, et réellement investie. C’était la toute première fois que je rencontrais quelqu’un comme elle, aussi une part de moi ne pouvait cependant s’empêcher de rester sur ses gardes, juste au cas où. Après tout, la confiance était quelque chose qui se méritait, surtout de nos jours.

C’était donc quelque peu anxieuse que je gagnais la serre ce matin-là. Je n’avais pu également m’arrêter de penser à ce que l’un des gardes avaient dit la dernière fois : il avait dit à son collègue que j’étais le « cobaye le plus important » du Docteur Langhans. Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Et quelles pouvaient en être les conséquences pour mon avenir ? Allais-je rester ici ad vitam eternam ? En pensant à l’éventualité que je pourrais être prisonnière jusqu’à ma mort, je n’avais pu m’empêcher de faire un petit bilan de ce qu’avait été ma vie jusqu’à présent. Et je devais bien avouer que les mauvais moments étaient malheureusement plus nombreux que les bons. En fait, il y avait une période qui avait été bien meilleure que toutes les autres. C’était ma période universitaire, et plus particulièrement ma rencontre avec Leroy. Cet homme… Et bien cela avait été mon premier coup de cœur, je dirai même mon premier amour si j’osais. J’étais tombée sous le charme de cet homme charismatique, et nous avions vécu quelque chose… Quelque chose qui resterait sans aucun doute mon meilleur souvenir, si ma vie devait s’arrêter ici. Je savais qu’il me surveillait, à sa façon, et cela me réchauffait un peu le cœur.

J’étais encore plongée dans ces vieux souvenirs lorsqu’elle fit son entrée. Comme elle l’avait dit, elle s’était « occupée » des gardes qui me collaient jusqu’alors au train. Je m’approchais d’elle, et engageais la conversation :


« Bonjour Docteur Saria. Alors ? Quel sera le programme aujourd’hui ? »
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Amaria Saria
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MessageSujet: Re: The mortal instruments (Amaria)   Ven 9 Sep - 10:52

Beaucoup se vantaient, rien qu’avec leur nom ou leur héritage, ou encore avec leur réputation, d’imposer leur point de vue et piétiner les plus faibles. Un nom pouvait faire trembler et faire reculer les plus valeureux. Mon nom à moi avait le mérite de diviser la société, autant les Humains que les Asariens. Un legs que j’aurai pu effacer en prenant le nom de jeune fille de ma mère que j’avais utilisé durant les premières années. J’avais fait en sorte qu’on ne me voie pas comme la fille du grand Ahmad Saria, mais comme une scientifique et une généticienne et que l’on me juge comme telle et non par rapport à mon hérédité. Longtemps, on m’avait connue comme le Docteur Amaria Ghaliyah, mais ce jeu ne me correspondait pas. Alors, je m’étais dévoilée et j’avais très vite fait l’objet e manigances de la part du gouvernement et de la maitresse de mon père. Ahmad avait fait en sorte avant de disparaitre, que la formule du SEER ne soit jamais trouvée. Je ne savais toujours pas comment il avait fait cela, mais personne jusqu’à aujourd’hui n’avait pu rétablir le programme complet de la séquence du sérum, pas même moi. J’avais étouffé l’espoir de la Grande Conseillère et elle m’avait offert ses doutes et sa méfiance en échange.

J’avais pourtant accepté une place au Centre de Recherches parce que je savais que c’était ici que je serai la plus utile pour mon groupe. On ne m‘avait pas donné tous les accès. Le Black Level n’était pas pour moi et je m’étais faite à cette idée. La Grande Conseillère freinait mes études, mais ce n’était pas cela qui me ferait reculer. Je pouvais me rendre utile et je ferai en sorte de mettre mes capacités et mes dons au service des innocents … comme avec cette jeune fille, Kyra, le cobaye du Docteur Langhans. La première rencontre avait été très particulière … et heureusement emplie d’espoir où la confiance pouvait éclore entre deux personnes inconnues l’une de l’autre.

Pour ne pas éveiller les soupçons de mon collègue scientifique, j’avais accepté d’être son binôme sur ses recherches, du moins en ce qui concernait Kyra seulement. J’avais dès le depuis compris que Langhans ne ferait rien pour venir en aide à la jeune Asarienne. Elle était là pour lui servir d’expérience et tous les tests qui lui faisaient endurer n’avaient que pour effet de la perturber de plus en plus. J’étais impuissante, incapable de la sortir de là. J’avais le choix certes de la libérer de sa prison, mais que deviendrait-elle après ? Une fugitive recherchée par son père et le Centre. Quelle était donc la meilleure des solutions ? La laisser ici entre les mains de ce fou ou bien lui retirer toute chance de se faire une place dans la société et de devenir une paria ? Je ne savais pas quoi faire et pourtant une petite voix me répétait qu’il fallait que j’arrête d’être aussi passive …

Kyra avait retenu toutes les informations que je lui avais indiquées. Et dès que le Docteur Langhans lui proposa des sorties, elle avait tout de suite choisi la Serre. Son bourreau avait prévu deux gardes avec la jeune femme qui se déplaçaient avec elle. Ce fut très facile de manipuler leur esprit et de leur imposer un ordre : celui de surveiller l’entrée de la Serre et d’avertir de toutes arrivées possibles. A la fin de mon entrevue avec Kyra, j’effacerai leurs souvenirs et je leur implanterai d’autres, une fausse version avec laquelle ils feraient leur rapport au Docteur Langhans comme quoi tout s’était bien déroulé avec l’Asarienne.

Mais pour le moment, j’avais le temps de discuter avec elle et de commencer les petits entrainements qui, j’espérai, lui serviraient un jour pour mieux contrôler ses pouvoirs et ne plus en avoir peur. Mes mains dans les poches de la blouse blanche, déboutonnée sur mon pantalon noir et un chemisier rouge, j’avançai vers la silhouette familière qui m’attendait un peu plus loin. Elle se retourna à mon approche et me rejoignit dès qu’elle me reconnut.

- Bonjour Kyra. Je vous que vous êtes impatiente. Les gardes vont nous laisser tranquilles. Vous avez une heure de balade. Cela va nous permettre de commencer un petit entrainement de base. Mais avant toute chose, venez, on va s’asseoir, là-bas, sur le banc. J’ai lu beaucoup de choses sur vous, mais j’aimerai entendre votre version et vos sensations.

Nous fîmes quelques pas au beau milieu de ces rangées de fleurs magnifiques et rarissimes.

- Vous m’avez parlé de votre aérokinésie et de votre suggestion, que leur puissance étaient bien trop éprouvante pour vous. Et votre troisième pouvoir ? Ressentez-vous la même sensation quand il se manifeste ?

Je lui fis un signe de la main pour l’inviter à prendre place sur le banc près de moi.

- Nos pouvoirs sont à la fois offensifs et défensifs. Pour vous, ils sont votre refuge et votre protection et dès que vos émotions sont fortes, ils prennent le dessus. Dans un premier temps, je vous dirai que c’est bien. Nos émotions sont notre moteur et elles nous permettent de nous dépasser et d’utiliser nos pouvoirs dans des conditions qu’on ne pourrait pas imaginer.  Mais, on ne peut pas tout se permettre. C’est là qu’il faut avoir une maitrise sur ce que nous faisons. La suggestion est un pouvoir assez proche de la télépathie. C’est votre esprit qui dirige, manipule, soumet des ordres aux personnes qui vous entourent. Qu’est-ce qui vous pousse à le faire ? La peur ? La colère ? La haine ? Une autre émotion ?







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MessageSujet: Re: The mortal instruments (Amaria)   Mar 20 Sep - 13:43

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Le docteur Saria m’offrait la possibilité de faire autre chose que de subir tous les tests que l’on m’imposait. Ici j’avais l’impression de n’être plus que l’ombre de moi-même, un pantin qu’on manipulait encore et encore selon les envies du moment. Je ne comprenais pas ce que ces gens attendaient exactement de toutes ces expériences. Que cherchaient-ils à obtenir ? Une chose était certaine : si on se mettait à garder des asariens enfermés dans un hôpital pour recueillir les fruits de tout un tas de tests plus tordus les uns que les autres, ça n’annonçait vraiment rien de bon. Je devais dire que j’avais plus que le temps de penser à tout ça, et tout ce que je voulais, c’était que ça s’arrête. Je n’en pouvais plus de rester comme un lion en cage. Je savais que tôt ou tard tout espoir s’en irait, que je ne serai plus moi et qu’ils auraient gagné. Et puis je l’avais rencontrée, cette femme semblant sortie de nulle part et qui m’avait redonné envie de vivre, envie de me battre pour tâcher de me sortir de là. Elle ignorait à quel point elle avait pris une place importante dans la vie qui était devenue la mienne. Elle symbolisait littéralement l’espoir d’une vie meilleure, et je ne pouvais que me reposer sur ça pour tenir le coup.

Le docteur Saria arriva enfin. Je savais qu’elle ferait en sorte qu’on puisse être tranquille pendant un petit moment. Je lui souris lorsqu’elle souligna mon impatience. Il était évident que tout ce que je voulais, c’était avoir les armes nécessaires à ma survie. Avant de commencer, elle souhaitait qu’on parle un moment. Je la suivis donc sans rechigner, profitant de la petite balade qu’on faisait. C’était bien la première fois que j’appréciais pleinement, et dans une certaine liberté, le fait d’être dehors. Elle me demanda si mon troisième pouvoir, l’invisibilité, était aussi puissante et incontrôlable que les autres. Je pris le temps de la réflexion et, alors que je prenais place à ses côtés sur le banc, je répondais assez rapidement :


« Je crois que c’est le pouvoir que j’arrive le mieux à maîtriser, peut-être parce que c’est le moins puissant des trois, celui qui fait peut-être le moins appel à la concentration, je sais pas trop… »

Le docteur Saria reprit ensuite la parole, m’expliquant que mes pouvoirs étaient finalement comme un système de protection que je m’étais inconsciemment en place lorsque je me retrouvais face à un danger, ou à une situation source de fortes émotions. Pour elle c’était en partie une bonne chose, mais cela nécessité une certaine maîtrise pour ne pas se faire dépasser et dominer pour tout cela. Elle finit par me demander ce qui me poussait à employer mon pouvoir suggestif.

« Jusqu’à présent je m’en suis surtout servie quand je me sentais menacer. Elle s’activait, comme si c’était un mode automatique. Après je mentirai si je vous disais que je n’ai jamais employer la suggestion pour obtenir certaines choses de certaines personnes. Mais ce pouvoir est plus fort quand je suis en danger, c’est certain. L’adrénaline doit probablement jouer son rôle j’en sais rien… L’aérokinésie est sans doute le pouvoir qui m’effraie le plus…. Comment est-ce que je pourrais les maîtriser davantage ? On ne peut pas faire taire ses émotions, elles font partie de nous… Parfois je me dis qu’il y a quelque chose qui cloche chez moi. Tous les asariens possèdent des pouvoirs, et la plupart s’en sortent très bien. Alors pourquoi ça déraille chez moi ? »
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Amaria Saria
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MessageSujet: Re: The mortal instruments (Amaria)   Mar 27 Sep - 19:33







Il ne fallait pas croire qu’il était aussi facile d’étudier les dons asariens et leurs effets sur notre organisme comme sur notre comportement. Tout était si étrangement et passionnément lié les uns aux autres, une sorte de schéma codifié, d’une extrême complexité et pourtant, si on voulait y prêter cas, tout était parfaitement synchronisé. Le SEER ne nous avait pas donné seulement des capacités extraordinaires. Il nous avait permis d’aller au-delà de nos limites et de nous faire progresser. J’avais rejoint la jeune femme à la Serre, comme je lui avais conseillé et elle était toujours surveillée par le docteur Langhans. J’avais tenté d’en apprendre davantage sur sa famille et surtout sur les motivations de son père, mais je n’avais rien trouvé sur cet homme qui avait donné en pâture son unique fille. La seule information qui ressortait dans les divers documents signés de la main de son père, c’était qu’il voulait donner à sa fille un autre avenir et qu’elle ne fasse plus de mal à personne ni à elle - même. J’avais plutôt eu le sentiment d’un père impuissant et apeuré devant sa propre chaire et qui avait été séduit par ce démon de Langhans et ses belles paroles. Cela pouvait partir d’un bon sens que de mettre en sécurité son enfant, de vouloir lui apporter toute l’aide possible et inimaginable, mais là, la jeune femme était devenue un cobaye pour ce scientifique. Est-ce que son père était au courant de tout cela ? Venait-il la voir souvent ou bien avait-il trop peur du regard et du jugement de sa fille ?

Kyra était curieuse et j’étais persuadée que si la situation était différente, elle aurait été une femme passionnée et altruiste. Mais lorsqu’on arrive à détruire la confiance et l’espérance, on ne peut que se refermer sur soi-même et se méfier de toutes les personnes qui s’approchent de nous. Pourtant, elle était bien là et j’avais fait en sorte de me débarrasser de ces deux gardes pour avoir une discussion plus tranquille avec elle. Assises toutes les deux sur ce banc au milieu de ce jardin magnifique, le petit entrainement débuterait par des questions. Je désirai entendre les réponses de la jeune femme et non de toutes ces notes que le Docteur Langhans avait réunies dans ses classeurs. J’avais besoin de sa vision de ses pouvoirs pour mieux la cerner. Elle craignait d’utiliser son aérokinésie et sa suggestion, mais elle ne m’avait pas parlé de son troisième pouvoir. C’était donc le moment d’en connaitre davantage.

Je l’écoutai attentivement. Son invisibilité était le don qu’elle arrivait le mieux à gérer, car pour elle, d’après son point de vue, il faisait appel à beaucoup moins de concentration. Je poursuivis dans mes questions en commençant sur le thème de la suggestion et tout ce qu’elle ressentait quand elle faisait appel à son pouvoir. Cette capacité ressemblait à la télépathie et il fallait la manipuler avec précaution.

- Il n’y a rien qui cloche chez vous Kyra. Vous êtes une personne hypersensible et vous ressentez beaucoup plus les émotions que la plupart des personnes. C’est pour cela que vous avez l’impression que vos pouvoirs vous échappent.

J’ouvris ma main et dans le creux de ma paume, je fis apparaitre une petite boule de feu.

- Vous avez raison. On ne peut pas faire taire nos émotions. Elles font parties de nous, mais nous pouvons apprendre à les calmer, à les apaiser. Rien n’est impossible. Rien n’est fatal. Vous voyez cette petite boule de feu. Imaginez que cela soit la convergence de toutes vos émotions, bonnes et mauvaises.

Je me concentrai sur cette boule qui se mit à grossir soudainement, de plus en plus. Son éclat étincelait et ses flammes devenaient majestueuses et dangereuses. Je sentais leur chaleur sur ma peau, sur mon visage.

- Si je pense à quelque chose qui me fait mal, ma peine, ma colère, ma frustration vont donner ce feu puissant et incontrôlable.  Je risque de vous blesser et moi aussi. Par contre, si je puise dans ces émotions négatives pour me donner de la force … regardez comme cette boule de feu va changer.

De ma main de libre, mes doigts dansèrent au-dessus des flammes qui s’élevèrent, comme des petits filaments. J’étais devenue une marionnettiste du feu. Les flammes commencèrent à monter et à tourner. Elles prenaient des formes différentes que je leur imposais.

- J’impose ma volonté sur le feu. Tout ce que je ressens devient une arme qui va me servir à me défendre de la manière dont je déciderai. Ce ne sont pas à mes pouvoirs de décider à ma place. Essayez maintenant avec votre aérokinésie. Formez dans votre main une mini-tornade. Nourrissez-là de votre colère, de votre rage. Laissez-les se manifester et lorsque vous sentirez la puissance de votre pouvoir prendre le dessus. Agissez avec votre autre main et reprenez le contrôle. N’ayez pas peur. Je suis là avec vous, quoi qu’il arrive. C’est un entrainement. Je suis là pour vous apprendre.





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MessageSujet: Re: The mortal instruments (Amaria)   Sam 1 Oct - 18:02

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Lorsque j’entendis le Docteur Saria parler d’une hypersensibilité chez moi, je ne pus repousser de ma mémoire de vieux souvenirs d’enfance. Je me rappelais de ce que je ressentais lorsque j’entendais parler du sort que pouvaient subir les humains, lorsque j’entendais mes camarades de classe se vanter de tel ou tel méfait à leur encontre, ou encore lorsque, cachée, j’écoutais ma mère parler à mon père de cas dont elle s’occupait en tant qu’avocate. Malgré moi, je m’étais toujours sentie touchée par tout ça, et il était vrai que mes émotions étaient toujours ce qui avait prévalu chez moi. Mais je devais bien avouer que le terme ne me plaisait pas beaucoup. A mes yeux il représentait une vraie faiblesse, alors que je m’efforçais d’être une femme forte, courageuse. Je sortais finalement de mon introspection pour regarder ce que la scientifique fit apparaître dans sa main. On sentait bien qu’elle elle avait la pleine maîtrise de ses dons, ce qui ne pouvait qu’entraîner chez moi un grand sentiment de respect et d’admiration.

Je tâchais de faire exactement ce qu’elle me disait, avide que j’étais d’apprendre à me contrôler davantage. J’espérais qu’un jour mon père ouvrirait enfin les yeux sur ce que je vivais ici, qu’il me ferait sortir de cet enfer, et qu’enfin je pourrais espérer vivre ma vie. Bon je ne savais pas encore ce que j’en ferais, et reprendre des études de droit me semblaient inconcevable. Mais quelque chose en mon for intérieur me disait qu’un jour ou l’autre j’aurais mon rôle à jouer dans la cité, et qu’ainsi parvenir à me maîtriser ne pourrait que m’être utile. J’écoutais donc avec la plus grande attention ma toute première leçon, le regardant manipuler la boule de feu qu’elle avait créée avec une dextérité incroyable. Je devais prendre le pouvoir sur mes dons, et non me laisser dominer par ce dernier, c’était ce qu’elle tâchait de me faire comprendre.

Lorsqu’elle me demanda de me servir de mon aérokinésie pour former dans ma main une petite tornade, une certaine appréhension m’envahit. J’ignorais si je serai capable de réaliser cet exercice qui pourtant semblait si simple quand je la regardais faire. Tâchant de me concentrer, j’ouvrais ma main droite, repensant à tout ce qu’on me faisait subir, à toute cette négativité présente dans ma vie. Je sentis ainsi monter en moi cette espèce de colère sourde qui émergeait à chaque fois que mon pouvoir venait m’envahir. Une tornade ne tarda pas à se former, mais je sentais, comme toujours, que les choses allaient m’échapper. J’essayais, comme elle me l’avait indiqué, de maîtriser la chose à l’aide de mon autre main, mais la tornade prit de la puissance, et lorsqu’elle s’échappa de ma main et menaça de détruire la serre, je lâchais un « Non ! », parvenant à la faire disparaître avant qu’un drame ne se produise.


« Vous voyez, je n’y arrive pas… Ca finit toujours par prendre trop d’ampleur et échapper à mon contrôle. Je suis un danger ambulant ! »

Je ne pouvais pas cacher ma déception. Ok, réussir du premier coup relevait certainement de l’utopie, mais j’avais espéré qu’avec elle ça marcherait…
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Amaria Saria
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MessageSujet: Re: The mortal instruments (Amaria)   Dim 9 Oct - 18:59




Les secrets sur les dons des Asariens n’existent pas. Rien n’arrive par hasard et en tant que scientifique, j’ai toujours fait en sorte de prouver que chaque problème avait bien une origine définie même si celle-ci pouvait être enfouie sous des tonnes de réflexions, voire même de rejet de l’esprit. Je fus mon propre cobaye, ou plutôt mon premier patient, si je peux m’appeler ainsi. Je ne suis pas née asarienne. J’ai subi l’injection du SEER même si je n’ai pas encore atteint l’âge des Longues-Vies. Mes pouvoirs auraient dû évoluer avec l’âge comme pour chacun d’entre-nous. Mais cela ne fut pas le cas. Alors j’ai cherché. J’ai travaillé nuits et jours pour comprendre ce que j’étais vraiment et pourquoi cette différence accrue entre moi et les autres. Mes équations et mes recherches m’ont amenée à cette classification des Asariens que j’avais expliquée à Kyra lors de notre première rencontre dans sa cellule. La jeune femme était une exception. Comme je pouvais l’être. Cependant, être une exception ne voulait pas dire devoir être exclue de la société et être pointé du doigt comme une bête curieuse ou de foire.

D’après ce que j’avais pu lire dans le dossier de Kyra Donovan, son père avait été totalement dépassé par la puissance de sa fille. J’étais persuadée qu’il aurait pu prendre une autre décision, complètement à l’opposé de celle-ci si le Docteur Langhans ne l’avait pas influencé, en lui faisant miroiter que l’enfermement de sa fille était la meilleure solution qu’il pourrait lui offrir. Je comparais ce docteur à celui d’une vieille histoire datant de l’ancien monde que j’avais lue étant plus jeune, avant que la pluie de feu ne s’abatte sur le monde : le Docteur Victor Frankenstein et sa créature de la nuit.

Kyra n’était hélas pas la seule personne dans son cas. Il devait y en avoir d’autres dans notre cité. Ces gens devaient avoir peur de leurs pouvoirs, peur de faire du mal. Je pourrai me servir de mon nom, de ma filiation pour ouvrir un cabinet spécialisé et les aider, les conseiller comme je faisais avec la jeune femme. Mais je savais aussi que le gouvernement surveillerait tous mes mouvements et mes rendez-vous et que toutes ces personnes finiraient par devenir les marionnettes des Anciens. Et ça, je ne pouvais pas me le permettre.

Notre première leçon, en espérant qu’il y en aurait d’autres, consistait à laisser les émotions de Kyra se libérer et se manifester grâce à son don sur l’aérokinésie. Je lui avais montré un exemple avec le feu. C’était à son tour de tenter de modifier l’apparence de son pouvoir par rapport aux sentiments qu’elle mettrait en avant. J’observai sa concentration, l’envie de vouloir bien faire, d’essayer de « guérir » et de trouver le moyen d’affronter sa peur. Au creux de sa paume, la mini-tornade s’esquissa et commença à prendre vie. Je ressentais sa colère et toutes ses émotions négatives qui en étaient presque déroutant. Tout ce trouble, ce bouillonnement qu’elle contenait depuis bien trop longtemps était à la fois un frein et une sorte de gangrène qui l’empêchait de progresser et d’avoir confiance en elle. Cette tornade s’intensifia et elle en perdit le contrôle. Du moins, c’est ce qu’elle crût. Mon regard d’ébène passa de sa main où plus aucune trace de son pouvoir ne subsistait à ses yeux perdus et apeurés. Je lui souris tendrement.

- Êtes-vous certaine Kyra que votre don vous a échappé ? Vous avez senti sa puissance prendre le dessus de vous, c’est un fait. Mais qui a mis fin à cette manifestation ? Ce n’est pas moi. C’est vous. Prenez la situation à l’envers, un instant. Vous avez senti votre pouvoir grandir. Vous avez eu peur de me blesser et en un seul mot de vous, tout s’est arrêté. Vous arrivez à maitriser votre pouvoir. La peur de faire du mal à quelqu’un vous force à prendre le dessus sur lui, à un moment donné comme vous venez de me le prouver.

Je pris sa main que je retournai, paume ouverte.

- Essayez de nouveau. Je ne lâcherai pas votre main. Vous ne détruirez rien ici. Je vais former autour de nous, une bulle de protection. Une bulle télékinétique. Déployez votre aérokinésie. Brisez ces liens qui sont autant de chaines que vous vous imposez. Je suis avec vous, ne vous inquiétez pas. J’ai confiance.

Ma télékinésie se déploya lentement pour former un cocon autour de nos deux personnes.




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MessageSujet: Re: The mortal instruments (Amaria)   Dim 16 Oct - 13:38


The Mortal Instruments, Amaria & Kyra

Lorsque ma mère était morte, cela avait été comme si tout s’écroulait non seulement autour de moi, mais aussi en moi. Ma mère était un pilier dans mon existence ; même si elle et moi ne partagions pas les mêmes idées, on se comprenait d’une certaine manière, et surtout on se respectait. Elle m’avait élevé du mieux qu’elle avait pu, et je devais bien reconnaître que je n’avais pas été toujours facile. Mes idées, s’opposant vigoureusement aux siennes, avaient parfois rendu nos rapports houleux, voir explosifs. Et malgré tout ça, elle était toujours restée, et s’était efforcée de me soutenir envers et malgré tout, et surtout en ce qui concernait le développement de mes pouvoirs. Elle savait que ces derniers, enfin surtout mon aérokinésie, m’effrayaient, et elle s’était toujours efforcée de m’aider à avoir confiance pour maîtriser ces derniers. Parce que selon elle c’était ça la clé : la confiance. Pour avoir le dessus, il me fallait d’après elle avoir avant tout confiance en moi, en mes capacités. C’était probablement ça ma plus grande faiblesse : je n’avais jamais vraiment cru en moi, ce qui était assez inhabituel chez une fille d’asariens « pure souche », passant leur temps à répéter que nous étions LA race supérieure…

Amaria comprit apparemment que c’était avant tout de là que venait le problème. Elle avait raison : j’avais déclenché mon pouvoir, j’avais commencé à le laisser s’exprimer, et puis j’y avais mis fin. Ce n’était pas elle qui avait arrêté tout ça, mais bel et bien moi. J’avais tout stoppé parce que j’avais eu peur, parce que moi j’avais pensé que ça allait partir en vrille. Je comprenais parfaitement où elle voulait en venir, mais je savais aussi qu’il m’était arrivé de laisser les choses se faire, et mes pouvoirs avaient pris le dessus sur tout et avaient fait de gros dégâts. J’étais peut-être capable d’avoir le dernier mot, mais je savais aussi qu’à pleine puissance, c’était eux les maîtres du jeu. Je laissais donc pour l’instant le Dr Saria parler, cette dernière prenant ma main, me demandant de retenter l’expérience, m’assurant qu’elle veillerait à notre sécurité. Avec cette bulle qu’elle forma autour de nous, je me sentais bien, sécurisée, à l’aise. Je savais qu’ainsi rien de mal ne pourrait arriver. Aussi, me concentrant de nouveau, je laissais mon pouvoir s’exprimer, sentant sa puissance tout envahir, mais ne ressentant à aucun moment de la peur. C’était peut-être la première fois que j’étais aussi à l’aise, et que je sentais l’étendue de mon pouvoir, que j’avais conscience de sa force, de tout ce que je pourrais accomplir avec ce dernier. Les yeux restés fermés, je le laissais s’estomper progressivement, avant de les rouvrir une fois tout cela terminé.


« C’était… incroyable. C’est la première fois que je me sentais aussi…confiante. Je savais que rien de mal ne pourrait arriver, alors je l’ai laissé s’exprimer pleinement, et à aucun moment mon pouvoir ne m’a échappé. C’est comme si… j’étais enfin en osmose avec lui, comme si enfin il faisait partie intégrante de moi. Mais c’est parce que je savais qu’avec cette bulle cela ne craignait rien… Alors comment faire pour que je me sente aussi sereine sans cela ? »
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Amaria Saria
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MessageSujet: Re: The mortal instruments (Amaria)   Mar 1 Nov - 17:44






Kyra était une jeune femme blessée par son passé et même par son présent, un animal sauvage qui avait peur des autres et d’elle-même. C’était elle qui faisait tout le travail de ce premier exercice, de ce premier entrainement. Je ne faisais que lui donner confiance, de lui donner la force nécessaire d’abaisser ses barrières et de laisser son instinct prendre le dessus sur ses pouvoirs pour qu’elle ne puisse plus en être effrayée. Elle était forte contrairement à ce qu’on lui répétait depuis des années et même ici et c’est ce qu’elle avait fini par croire. Pourquoi ? Peut-être parce que son père avait vu en sa fille un monstre ? La différence était toujours très mal perçue et encore plus quand on se trouvait démuni et impuissant face à celle-ci. Peut-être aussi que le père de Kyra avait pensé prendre la bonne solution autant pour sa fille que pour lui en l’amenant dans le Centre. Personne ne lui avait indiqué ou conseillé une toute autre forme de suivi et d’apprentissage pour la jeune femme. Je pouvais comprendre cela, mais pas l’aveuglement de Monsieur Donovan. Ne voyait-il donc pas que son enfant souffrait ?

Je n’avais pas peur d’elle. Elle pouvait effectivement me blesser, mais nous étions toutes les deux des Asariennes et cela voulait dire que nos corps, notre organisme, ils étaient aussi capables de se soigner rapidement. Il fallait qu’elle lise en moi autre chose que cette image qu’on lui renvoyait depuis que ses pouvoirs s’étaient déclarés. Elle avait cette crainte de tout détruire, alors je l’avais là aussi aidée à ne plus s’inquiéter de ce qui nous entourait. Je nous avais enveloppés d’une bulle télékinétique qui maintiendrait sa puissance dans ce cocon. Et Kyra se détendit. Je ressentais en elle cet apaisement nouveau qui grandissait en elle. Son pouvoir s’exprima enfin. Chaque don était magnifique. Il était en quelque sorte le prolongement de notre personnalité et on ne pouvait renier ce qui faisait notre nature. Je sentis les vibrations de son aérokinésie autour de moi, mais aucune douleur ne m’atteignait. Kyra était concentrée sur sa puissance. Elle avait fermé les yeux. Moi j’avais gardé les miens grands ouverts pour observer toute la manifestation de son pouvoir et de ce qu’elle était capable de faire quand elle se trouvait en confiance.

Puis tout s’arrêta, lentement, avec un degré de maitrise qui montrait bien qu’on avait mis dans la tête de cette jeune femme des propos totalement contradictoire avec ce qu’elle était, pour la pousser à devenir un monstre qu’elle n’était pas.  Lorsque l’aérokinésie se tue totalement, je retirai la bulle de télékinésie. L’expression de son visage était lumineuse. Il n’y avait plus de traces de peur et d’angoisse. Une autre femme venait de naitre.


-  C’est bien cela le point principal de nos pouvoirs : l’osmose avec l’esprit. Mais il n’y a pas que cela Kyra. Il faut aussi avoir confiance en vous. Parfois, vous allez avoir peur de blesser de nouveau et là, vos dons prendront le dessus. La confiance se travaille et elle se forge. La confiance en vous-même et cela que vous reflèterez dans le regard des autres. Il ne faut pas avoir peur. La peur est un sentiment de faiblesse qui nous empêche d’aller de l’avant. On doit toujours essayer même si les résultats ne sont pas toujours probants ou tels qu’on le désirerait.

Je pris doucement mes mains dans les siennes en les serrant.


- Ne perdez jamais cette idée en tête : Vos pouvoirs définissent ce que vous êtes. Vous ne devez pas les craindre. Persistez dans votre confiance en vous, car vous avez pu le voir, vous êtes capable de les maitriser. N’écoutez pas ceux qui vous diront le contraire. Ils ne seront là que pour vous abattre. J’espère que nous aurons d’autres entrainements de ce genre. Mais j’espère surtout que vous sortirez de là. Aucune personne ne doit être retenue dans ce Centre.
Je vous promets qu'un jour vous aurez la possibilité de vous enfuir ...


Je restai très vague dans mes propos. Provoquez un incident lors d’un déplacement, faire retentir des alarmes, c’était quelque chose de faisable. Il fallait juste bien tout organiser. Kyra ne pouvait passer toutes ces jeunes années ici en tant que cobaye.


- Je vais devoir retourner dans mon laboratoire et faire retrouver la mémoire à vos gardiens. Prenez soins de vous Kyra.


HRP : Voici ma dernière réponse à notre rp.
J’espère que Kyra et Amaria pourront se revoir dans le présent ♥
Merci pour tous ces échanges.


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