(Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Amaria Saria
Présidente de la Cité
Ancienne ; Longue-Vie

avatar
Messages : 261

Localisation : Asaria
Côté coeur : Libre

Activité/Profession : Présidente de la Cité, médecin et généticienne

MessageSujet: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   Dim 14 Aoû - 13:43




Il y a plusieurs années de cela … 2112

J’entendais les cris de cette femme à chaque fois que je passais dans ce couloir. Une section qui n’était pas la mienne, une aile du Centre où je ne travaillais pratiquement jamais. Et puis il a fallu une seule fois, ce jour-là.

Je n’étais pas la seule généticienne capable de décrypter des séquences d’ADN. Je préférai la partie de l’évolution et du développement, mais l’un de mes confrères m’avait demandé de venir voir les schémas intrigants d’une expérience qu’il suivait depuis un long moment. Le Centre de Recherches ne se composait pas d’un seul gros bâtiment, non, il était organisé en plusieurs édifices qui se reliaient les uns aux autres par des passerelles. Chaque section était dédiée à une spécificité et chaque scientifique avait son propre laboratoire et son équipe. J’avais mis les pieds dans ce couloir, une première fois et depuis je n’avais eu de cesse d’être écœurée par les procédés et autres protocoles. Comment pouvait-on réduire une personne dans cet état de bête en cage ?

Ce confrère, qui voulait que je pose un regard neuf sur ses conclusions et rapports, était le bourreau de cette jeune femme. J’avais depuis la création d’Asaria, dû m’intégrer dans cette société pour ne pas créer de soupçons sur moi, car j’étais la fille du prophète et que mon nom était porteur à la fois de haine et d’émerveillement. Je jouais aussi un double jeu en étant Pacificatrice face à toutes ces personnalités que je croisais. En suivant ce couloir, des gémissements résonnèrent,  parfois des cris se faisaient entendre. Je freinai mes pas pour localiser ces plaintes, et je libérai mon esprit qui se déploya dans les enceintes de l’étage où je me trouvais. Le Centre refermait ses terribles secrets et j’en découvrais de nouveaux. Je me ressaisis et je continuai jusqu’à ma destination.

Je fis glisser mon badge contre l’écran tactile et la porte du laboratoire du Docteur  Langhans coulissa devant moi. Je replaçai mon badge au niveau de la poche supérieur gauche de ma blouse blanche, ouverte sur un chemisier de même couleur et une jupe rouge. L’homme derrière son écran d’ordinateur redressa son visage et me sourit. Il avait l’apparence d’un homme d’une quarantaine d’années. Mais tout comme moi, il ne fallait pas se fier à notre jeunesse. Bientôt, je serai une Ancienne, dans quelques années et on ne me donnait l’âge que je portais comme lui.

- Docteur Saria, je suis heureux que vous ayez répondu à mon invitation. Je sais que ceci n’est pas votre domaine de prédilection, mais j’aimerai avoir votre avis. Venez, je vous prie, suivez-moi dans la pièce d’à côté.

Intriguée, je le suivis dans l’autre salle, plus petite que son laboratoire. A l’intérieur se trouvait deux écrans d’ordinateur et un homme qui devait certainement rester là pour surveiller … une cellule ? Je savais les Miens parfaitement monstrueux pour asservir des âmes, les réduire à l’état de bêtes ou d’esclaves, d’objets aussi. Les moniteurs montraient une jeune femme. C’était elle que j’avais entendu un peu plus tôt. Ce fut avec un effort surhumain que je gardai un ton neutre vis-à-vis des travaux de mon confrère. Il m’expliqua que cette jeune femme avait été amenée par son père ici, car elle était devenue trop dangereuse pour la société et pour elle-même. Elle ne contrôlait ni ne maitrisait ses pouvoirs.

- Pourquoi la garder ici, dans cette cellule ? Qu’est-ce que cela pourra bien vous apprendre de plus.

- Il est rare ma chère amie de trouver un tel cobaye … Veuillez m’excuser pour ces mots mal choisis. Un tel cas parmi les Nôtres.  

- La non-maitrise de dons puissants n’est pas une première Docteur Langhans. J’ai écrit plusieurs articles sur cela. Certains de nos pouvoirs demandent plus de concentrations et beaucoup plus d’apprentissages. Pourquoi ne pas aider cette jeune femme dans ce sens-là ?

Il avait par la suite répondu que les batteries de tests qu’elle subissait devaient mettre en avant la partie de son cerveau, quel lobe posait problème pour arriver à cette non-maitrise de ses pouvoirs. Il m’invita à venir le rejoindre chaque jour et j’acceptai. Et ce n’était pas pour ses travaux que j’avais dit oui … C’était pour elle. Un numéro. Un code barre qui s’affichait sur les différents rapports du Docteur  Langhans et un nom : Kyra Donovan, le plus important à mes yeux.

Aujourd’hui, 11h58 …

J’avais du retard sur mon rendez-vous avec le scientifique. Mes travaux m’avaient submergée. Alors que j’arrivai dans cette aile du Centre qui devenait routinière, un homme habillé tout en blanc et portant un plateau repas, déboita sur ma droite. Il s’excusa pour sa précipitation.

- Vous allez porter le plateau repas  à la jeune f…. Au …cobaye du Docteur  Langhans ?

Que je n’aimais pas ce terme et je me détestais de l’employer à mon tour.

- Oui Docteur. C’est l’heure du déjeuner.

- Je travaille avec lui, donnez-moi ce plateau, je vais m’en occuper.

- Et bien … je ne sais pas si j’ai le droit de …

Je fixai son regard et je plongeai mes yeux dans les siens. Ma télépathie entra en action et le pauvre employé se retrouva sous la puissance de mon don.  Mon pouvoir était puissant et à mon niveau, je pouvais autant m’en servir pour communiquer avec un autre esprit que le manipuler. Il me présenta le plateau de façon très automatique et retourna à ses fonctions. J’utilisais rarement mes dons pour manipuler des gens, sauf si c’était nécessaire. Et c’était le cas aujourd’hui. Le plateau en main je me dirigeai vers la cellule qui avait tout l’air d’une jolie chambre. Il y avait des caméras à l’intérieur et j’allais devoir me débrouiller pour détourner l’attention de ceux qui nous observaient. J’arrivai devant le garde et il m’ouvrit la porte…

La jeune femme était assise sur son lit, les jambes recroquevillées contre sa poitrine. Son regard vif me détailla, surprise de voir arriver une personne différente et qu’elle ne connaissait pas. Je savais à cet instant que les caméras étaient braquées sur nous et qu’on avait dû avertir le Docteur Langhans de ma venue auprès de son petit animal. Je posais le plateau sur la petite table.

- Bonjour, je suis Amaria Saria, Généticienne et Médecin. Je ne travaille pas vraiment avec le Docteur Langhans. Je ne suis pas ici pour ses … expériences.

Je glissai mes mains dans les poches de ma blouse, restant à distance de la jeune femme pour ne pas lui faire peur.

- J’aimerai discuter avec vous … au sujet de vos pouvoirs. Je sais que vous avez dû répéter cela à plusieurs personnes, mais j’ai fait des études au sujet de la perte de contrôle des dons.

Je m’adossai contre le mur de telle sorte que je n’étais plus dans le champ des deux caméras. Je lui fis signe avec mon index en montrant les deux capteurs.  Mon esprit maintenait la porte solidement fermée, mais je ne pourrai brouiller aucune des caméras. Si elle acceptait, nous allions devoir trouver un moyen de communiquer différemment. Ma télépathie pourrait nous servir de lien …


Dernière édition par Amaria Saria le Lun 15 Aoû - 13:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   Dim 14 Aoû - 18:44


The darkness of the present, the hope that rises, Amaria&Kyra

2112

J’avais du mal à croire que cela faisait déjà un peu plus d’un an que j’étais enfermée ici. Non pas que je trouvais que le temps passait vite… C’était en fait tout le contraire, malheureusement... De mon point de vue, des dizaines, des milliers d’années avaient passé. Mon père avait pris cette lourde décision de me faire de moi un énième cobaye de cet hôpital des horreurs. Depuis la mort de maman, je dois bien reconnaître que j’avais traversé ce qu’on peut aisément qualifier de « mauvaise passe ». Mes pouvoirs avaient toujours été quelque peu capricieux, parce que requérants une patience, un self contrôle, et une persévérance que je n’avais jamais vraiment eue. En effet, si j’avais toujours été plutôt douée dans les études, je ne pouvais en dire autant en ce qui les concernait « eux ». J’avais au fond toujours considéré mes dons comme une malédiction ; alors, quand on part de ce principe, comment voulez-vous apprendre à les gérer correctement ?

Toujours est-il que lorsque ma mère a été tué dans cet « accident » qui visait le ministre de la justice avec lequel elle se trouvait alors, j’avais complètement perdu pied, et mes pouvoirs étaient devenus carrément ingérables et ultra dangereux. Je m’en étais servie à des fins peu honnêtes (là je parle essentiellement de mon pouvoir de suggestion), et j’avais même blessé quelqu’un (grâce à mon pouvoir d’aérokinésie cette fois-ci ; en même temps ce violeur qui agissait sur le campus l’avait bien mérité !). Papa avait donc décidé « en son âme et conscience », comme il me l’avait si bien dit, de me faire hospitaliser « pour mon bien » pour reprendre encore ses propres termes.

J’ignorais s’il savait réellement ce qui se tramait ici, ou s’il préférait croire ce qu’on lui racontait et fermer les yeux. Depuis que j’étais enfermée, je ne l’avais jamais vu, ou entendu. On lui avait probablement dit que c’était mieux ainsi, pour que ma « guérison » soit effective. Le fait était que j’étais leur rat de laboratoire. Toutes ces personnes jugeaient mon cas, ou plutôt mes pouvoirs et mon manque évident de contrôle sur ces derniers, absolument « fascinants », et digne de multiples expériences. Je n’avais jamais autant souffert de toute ma vie, certains de leurs tests relevant carrément de la torture. Je « résidais » dans une espèce de chambre, y tournant en rond lorsqu’ils n’avaient pas besoin de moi, ou tachant de récupérer de ce qu’ils m’avaient fait subir. Ces gens, c’était eux les monstres….

Parfois, de plus en plus souvent devrais-je dire, j’espérais qu’une de leurs expériences tournent mal, et que cela me tue. J’espérais rejoindre ma mère dans ce qui serait sans nul doute un monde meilleur. Dans ces moments les plus sombres, j’entendais alors une petite voix, je sentais une présence réconfortante. Je savais que c’était lui, Leroy. Je savais qu’à sa façon il gardait le lien avec moi, et qu’il me réconfortait, me supportait, comme il le pouvait. Je ne lui en avais pas voulu d’être resté à distance de tout ceci. Il avait un poste important, et de premier ordre ; il ne fallait pas qu’il risque tout ça pour moi. La cause à laquelle nous étions attachés tous deux était bien plus importante que ça, que ma vie.

Ce jour là, j’étais prostrée sur mon lit, les genoux remontés sur ma poitrine, ma tête plongée entre mes bras. J’entendais le bruit familier de pas ; cela devait sûrement être l’heure du déjeuner. Je relevais la tête, affichant toujours le même regard las et dépité, mais ce dernier fut vite remplacé par la surprise. Une femme se tenait là, mon plateau repas entre les mains. Je ne l’avais encore jamais vu. Elle finit par poser le plateau et se présenta, restant cependant à bonne distance, soit par crainte, soit pour ne pas m’effrayer. J’allais m’asseoir sur le bord du lit pour lui faire face lorsqu’elle me lança qu’elle n’était pas ici pour me faire subir un test, mais pour en apprendre plus sur mes pouvoirs, elle qui avait apparemment étudié le sujet. Elle s’était positionnée de sorte à être hors du champ des caméras, et je compris à son expression, pour avoir eu la même à maintes reprises, qu’elle était en train d’utiliser l’un de ses dons, sans savoir pourquoi exactement. Je ne pouvais que faire des suppositions.


«  Comment être sûre que ce n’est pas une espèce de ruse pour une nouvelle expérience ? Croyez-moi j’aimerais vous croire, mais après tout ce que j’ai vécu… Prouvez-moi que vous n’êtes pas comme eux, et je vous dirai tout ce que vous voulez savoir. »
Revenir en haut Aller en bas
Amaria Saria
Présidente de la Cité
Ancienne ; Longue-Vie

avatar
Messages : 261

Localisation : Asaria
Côté coeur : Libre

Activité/Profession : Présidente de la Cité, médecin et généticienne

MessageSujet: Re: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   Lun 15 Aoû - 16:16












Je ne suis pas née Asarienne comme beaucoup le pensent. J’ai été Humaine, il y a de cela très longtemps. Lorsque mon père entreprit de créer ce qui allait modifier totalement la vie de chaque Être humain, à savoir le SEER, je me suis tenue en retrait. J’étais encore jeune, mais j’avais ce don d’observer tout ce qui m’entourait. Ahmad Saria s’est éloigné de sa femme et de sa fille pour voyager et faire entendre sa voix et le futur tel qu’il le voyait. Mon père était-il à ce point naïf pour penser en la bonté de toutes les personnes qui gravitaient  autour de lui ? Je ne le saurai jamais. Il a disparu, sans jamais laisser aucune trace de lui. Le père créateur des premiers Asariens, le père de tous ces enfants s’était envolé, comme des cendres d’un feu trop puissant pris dans le vent violent d‘une tornade. Mon père a emporté avec lui la séquence entière de la création du SEER. Personne même les plus grands scientifiques, même moi, n’avons jamais pu recréer sa malédiction et quelque part, j’en suis heureuse. Peut-être était-ce là le dernier cadeau qu’il avait fait à l’Humanité : nous libérer de ce sérum et laisser une chance à la nature de se reproduire, de créer un nouveau maillon à toute cette chaine humaine et asarienne. Notre chance porte un nom, celui d’un tout petit bébé qui vient de naître : Héméra. Elle est issue d’un père Asarien et d’une mère Humaine. Elle n’a que quelques mois et déjà, elle porte sur ses épaules fragiles tout l’espoir de notre futur. Elle devra vivre sans père qui s’est sacrifié pour elle et sa mère … Moi, je suis la gardienne des Pacificateurs et je veillerai sur ce bout de chou qui est aussi ma filleule. Personne ne doit savoir qu’elle existe et surtout pas le gouvernement.

Lorsque je pose mes yeux sur cette jeune femme qui pourrait être ma fille, mon cœur se serre. Elle n’est que la partie de l’iceberg immergé. D‘autres comme elles, sont là quelque part, dans ces cellules, à l’abri des regards, hurlant de douleurs et de désespoir. J’ai accepté la proposition de la maitresse de mon père qui est aussi la femme qui dirige cette cité d’une main de fer dans un gant de glace : Alianka de Nephthys, de mettre mes compétences au service du Centre. Je suis une sorte d’espion pour les Pacificateurs et je peux au moins surveiller ce qui se passe. Le peu de fois où j’ai eu une entrevue avec cette Ancienne, j’ai cherché quelques bribes du souvenir de mon jeune frère, plus précisément, mon demi-frère, mais qu’importe, pour moi il sera toujours mon frère. Nous avons le même père. Il a lui aussi disparu bien trop tôt. Aujourd’hui, je me retrouve face à un cobaye. Les tests n’ont plus aucune limite. Le gouvernement ne cherche pas seulement à asservir les humains, il cherche aussi à soumettre et contrôler les Asariens. Jusqu’où ira cette folie ?

Dans cette chambre qui a pour nom, cellule, je vois un animal blessé et apeuré, pourtant c’est une femme qui a encore la hargne. J’imagine l’horreur qu’elle a subit depuis qu’elle est ici. J’ai fouillé les dossiers du Docteur Langhans au sujet de cette patiente et c’est son père, sur sa demande, qui l’a faite enfermée ici.  La non-maitrise des pouvoirs n’est pas si nouveau, j’ai pu vérifier de nombreux cas. Ces personnes n’étaient pas mes cobayes, mais mes patients à l’hôpital. Chaque cas de configuration est différente et possède un point de départ, un détail qui a fait perdre à l’individu sa maitrise sur ses dons. Cette jeune femme n’est certainement pas si éloignée des gens que j’ai pu approcher pour mes études. Si ma télékinésie maintient fermement la porte d’entrée, je reste en retrait des caméras de surveillance. L’employé qui devait apporter le plateau repas ne dira rien sur ma présence, j’ai effacé aussi ses souvenirs lorsqu’il est reparti à ses tâches.

La seule phrase que je prononce doit être déjà entendue par les gardiens qui scrutent les écrans. Mes mots sont neutres. On peut très bien penser que je suis là aussi pour étudier cette femme. Sa voix à elle me répond à ce moment-là et je suis prête à parier que les gardiens ne vont pas tarder à tambouriner derrière cette porte. Je lève les yeux vers les deux capteurs vidéos et ma télékinésie les orientent différemment. Les gardiens auront toujours Kyra sur leurs écrans, mais cela va me permettre de m’approcher d’elle, par contre, ils pourront entendre. Je pose mon index sur mes lèvres pour lui faire comprendre de ne plus parler à haute voix.

*N’ayez pas peur, j’utilise ma télépathie pour communiquer avec vous. C’est ma voix que vous entendez dans votre tête. Il ne faut prendre aucun risque, surtout pour vous. *

Cette fois-ci, je m’approche un peu plus d’elle tout en gardant un espace entre moi et son lit. Je continue à communiquer avec elle grâce à ma télépathie.

* Essayez de faire comme si je n’étais pas là. Prenez ce livre et faites semblant de lire. Je ne peux pas désactiver les caméras, cela serait bien trop suspect. Nous avons peu de temps avant que les gardes appellent le Docteur Langhans pour lui décrire ce qui se passe dans votre cellule.  Je n’ai aucune preuve concrète à vous apporter Kyra. Vous pouvez toujours me poser des questions ou me demander ce que vous voulez, mais vous savez aussi que le temps nous est compté à toutes les deux. Je peux vous aider à contrôler vos pouvoirs. J’ai lu les rapports du Docteur Langhans, vous avez droit à quelques balades dans le parc privé du Centre avec deux gardiens. Nous pourrons nous voir à ce moment-là, si vous le souhaitez. *

Je me détourne d’elle et je me replace près de la porte, posant ma main sur celle-ci, je lance ma télépathie à l’extérieur de la cellule. Mon esprit remonte le long couloir jusque dans le bureau de surveillance où les deux gardiens n’ont pas encore remarqué la légère déviation des caméras. Ils discutent entre eux et leur attention ne se focalise pas sur les écrans. Je peux manipuler un esprit d’aussi loin et c’est ce que je fais. J’ordonne à l’un d’eux de renverser son gobelet de café chaud sur son collègue ce qui provoque une petite pagaille dans le bureau. En une seconde, je reviens dans la cellule et je reporte ma concentration sur elle.

* Les gardiens vont nous laisser tranquilles. Mais continuer à lire. Les caméras enregistrent tout. Les conclusions du Docteur Langhans m’ont toujours parues étranges. Il ne vous aide pas à maitriser vos pouvoirs, il essaye de vous pousser à bout pour perdre complètement votre contrôle. Est-ce bien cela ? Est-ce que vous avez peur de les utiliser ? De blesser ? Qu’est-ce qui vous a rendu si peu confiante en vous, Kyra ? *

Je vois dans ses yeux qu'elle ne sait pas comment parler avec moi.

* Parlez dans votre tête, je vous entendrai. *


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   Jeu 18 Aoû - 8:15


The darkness of the present, the hope that rises, Amaria&Kyra


Faire confiance à cette femme m’était bien impossible. Depuis que j’étais enfermée ici, personne n’avait jamais cherché à m’aider ; pire encore, personne ne m’avait jamais vu autrement que comme le énième cobaye d’une institution torturant dans l’ombre, avec l’assentiment de tous. Si au départ j’étais portée par l’espoir et une certaine force intérieure, aujourd’hui, après plus d’un an de « captivité », tout ça semblait à première vue s’être envolé. Il ne restait plus que la solitude et lé désillusion. Les jours passaient, ponctués par des tests, des expériences en tous genres et dont je ressortais rarement indemne. Car si les dommages subis n’étaient pas toujours physiques, il était certain qu’il y avait toujours cependant des conséquences psychologiques. J’avais ainsi pu rapidement comprendre qu’il n’avait jamais été question de m’aider, mais simplement de m’étudier sous toutes les coutures. C’était ça la dure réalité, et je ne voyais pas au nom de quoi cela devrait aujourd’hui changer. A mes yeux, il ne pouvait s’agir que d’une énième expérience.

Je devais bien avouer qu’elle avait cependant réussi à attiser ma curiosité lorsque je la vis détourner le champ des caméras ; il y avait un petit je ne sais quoi dans son regard qui faisait… incroyablement sincère. Elle posa ensuite un doigt sur sa bouche, m’intimant ainsi de me taire. Quel serait son intérêt de me faire taire si tout ceci était destiné à tester une fois de plus mon comportement ? En même temps, ces gens étaient du genre sacrément tordu. Ce fut à ce moment précis que j’entendis sa voix… dans ma tête. Ce médecin était télépathe. Elle me demanda de prendre un livre et de faire semblant de lire ; elle pensait pouvoir m’aider à maîtriser mes pouvoirs, ce qui bien évidemment ne pouvait que m’intéresser. Machinalement je saisis le livre et me plongeais dedans, l’écoutant dans ma tête. Bien sûr, j’aurais eu mille et une questions à lui poser mais, comme elle ne soulignait elle-même, si elle était bel et bien celle qu’elle prétendait être et si ses intentions étaient elles aussi vraies, il ne faudrait pas beaucoup de temps avec que mes surveillants comprennent que quelque chose clochait.


*De toute manière je n’ai rien à perdre…L’avenir nous dira si j’ai eu raison ou tort de vous accorder ma confiance. Maîtriser mes pouvoirs, c’est tout ce que j’ai toujours voulu. Mon père devait penser que ce lieu était le plus approprié pour ça… Il s’est bien planté…*

Je l’observais ensuite du coin de l’œil, relevait par instants furtivement le nez de mon livre. Lorsqu’elle me lança par la suite que les « gardes » allaient nous laisser tranquilles, je compris que son pouvoir de télépathie devait être sacrément puissant. Elle reprit sa parole ; à travers ses mots, j’avais vraiment l’impression qu’elle s’intéressait sincèrement à moi. Elle m’avait dit avoir mené des études sur des cas comme le mien, et on sentait bien ce désir de trouver une solution au problème. C’était une scientifique pur jus, mais elle semblait bien différente de ceux auxquels j’avais d’habitude à faire.

Je ne fus pas étonnée par sa révélation, lorsqu’elle me dit qu’apparemment tout ce qu’on cherchait à me faire, c’était perdre totalement pied et laisser mes pouvoirs tout envahir, et par la même occasion tout détruire. J’en avais depuis longtemps la conviction et, avec les moyens qui étaient les miens, j’avais toujours essayé de ne pas leur faire ce plaisir.


*Je ne sais pas exactement ce qu’ils cherchent à faire avec des gens comme moi, mais si vous voulez mon avis ce n’est rien de bon. Mes pouvoirs ont toujours eu ce côté « incontrôlable », mais jusqu’à la mort de ma mère j’arrivais à peu près à faire face. Quand elle a été tué… Je sais pas, c’est comme si on avait ouvert la boîte de Pandore. A la moindre émotion forte, ils se déversaient, comme si c’était ainsi que s’exprimaient mes émotions. Je me suis servie de plusieurs personnes avec mon pouvoir de suggestion, j’ai fait du mal à d’autres avec mon aérokinésie… Au départ, quand je suis arrivée ici, je me suis dit que ce n’était peut-être pas plus mal, parce que le fait est qu’à l’heure actuelle je représente un danger potentiel, pour les autres comme pour moi-même. Je pensais naïvement qu’ils pourraient m’aider ici, mais j’ai bien vite déchanté. Parfois je me dis… je me dis que l’univers s’est bien planté en me donnant ces dons là. Parce que le fait est que je suis bien incapable de les maîtriser….*
Revenir en haut Aller en bas
Amaria Saria
Présidente de la Cité
Ancienne ; Longue-Vie

avatar
Messages : 261

Localisation : Asaria
Côté coeur : Libre

Activité/Profession : Présidente de la Cité, médecin et généticienne

MessageSujet: Re: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   Sam 20 Aoû - 16:32







J’écoutais la jeune femme se servir du lien télépathique que j’avais instauré entre nous et qui m’expliquait son  historie, ce qui lui était arrivée depuis le décès de sa mère et comment ses pouvoirs étaient devenus de vrais fléaux pour elle.

* Tous nos pouvoirs, quels qu’ils soient sont gérés par nos émotions. Nous les rendons plus forts avec la colère, la tristesse ou la douleur. C’est ainsi qu’ils fonctionnent tous. Puis vient l’endurance, l’expérience et l’âge. Nos pouvoirs sont comme nous, ils grandissent et évoluent au fil du temps. Nous vieillissons plus lentement que les Humains et nos pouvoirs suivent le même schéma que notre organisme. *

Mes études spécialisées sur la génétique et sur les pouvoirs des Asariens m’avaient poussée à créer un classement et c’était sur cela que je me basais lorsque j’avais entrepris de faire des recherches sur l’instabilité des dons. Ce n’était pas par curiosité malsaine, c’était pour comprendre aussi mes pouvoirs et l’héritage qu’Ahmad Saria avait laissé en moi. Je n’avais jamais pu obtenir un échantillon du sang de mon père, alors j’avais regroupé plusieurs éléments au fil de mes travaux. Mon père était encore jeune quand il s’injecta le premier sérum et qu’il devint le père de cette nouvelle race. Il possédait certainement un génome dès plus instable à l’origine et le SEER le modifia encore plus. Pourquoi me direz-vous ? Parce qu’Ahmad s’était injecté son propre sang corrigé et remanié par les apports nouveaux qui ont engendré la création du sérum. J’ai donc reçu à mon tour, le SEER et le surplus du matériel génétique de mon père qui s’associa à celui de déjà présent. Pour faire plus simple : le SEER lui avait donné, à lui et autant qu’à moi, des capacités puissantes. Je n’étais malheureusement pas certaine pour Ahmad, mais c’était ma découverte à mon sujet. Mon ADN possédait cette particularité très rare. Ma télépathie avait toujours été mon pouvoir le plus puissant et j’avais très vite compris que l’énergie que je déployais, équivalait à celle d’un Ancien. Pourtant, je n’en avais pas l’âge et ma télépathie aurait dû se développer et devenir de plus en plus importante avec les années. Sauf que ce n’était pas le cas. J’ai eu beaucoup de mal à la contrôler et c’était d‘ailleurs pourquoi je ne l’utilisais que très peu. J’avais dû composer avec ce que j’avais pu glaner en information dans les livres et les magazines scientifiques, mais personnes ne s’étaient intéressées à cela.

* Mais il arrive que l’évolution fasse un bond en avant … Certains d’entre-nous naissent avec des pouvoirs bien trop puissants dès le départ. Ceci est lié à une particularité de la séquence codée du génome. Le ou les dons se développent beaucoup plus vite que notre corps. Et si nous n’apprenons pas à les contenir et les museler, les conséquences peuvent être variées : perte totale de la maitrise et le ou les pouvoirs prennent le dessus de notre conscience et nous sombrons dans la folie. Les dons peuvent être si puissants qu’ils affaiblissent et rongent le corps et déstabilise aussi la nature du blood healer qui ne pourra plus veiller sur notre santé. *

Je n’étais pas certaine de ce dernier point. Je n’avais jamais rencontré qui que ce soit dont les pouvoirs pouvaient amener à cette conclusion aussi destructive. Mais je le pensais fortement.

* J’ai listé cela en 4  groupes : le premier groupe est les Asariens de niveau 1. Ils naissent avec un don plus puissant que les autres, mais rien n’entraine de perturbation dans leur état. Il y a ensuite le niveau 2 : le pouvoir à la naissance dérange quelque peu la personne. Il lui faudra de l’assiduité pour apprendre à le contrôler. Le niveau 3 regroupe les Asariens dont le pouvoir trouble le quotidien. Le pouvoir peut devenir dangereux pour la personne qui le possède ainsi que pour son entourage s’il n’est pas bien conseillé. Et le niveau 4 … que je nomme aussi les Omégas … Ce sont les personnes qui doivent chaque jour de leur existence lutter contre la puissance qui les anime et qui les ronge à la fois. Un trop grand pouvoir qu’ils ne peuvent pas toujours maitriser. Certains, avec beaucoup d’efforts, arrivent à le canaliser, au détriment d’une concentration qui demande beaucoup d’énergie. Parfois, l’individu s’épuise, le corps aussi. Il y a plusieurs cas, là aussi.*

J’avais entrepris de lui résumer mes recherches même si je savais que cela allait susciter de nombreuses questions chez la jeune femme. Je n’étais pas sîre de pouvoir lui répondre. Le temps allait nous manquer.

* D’après ce que vous me racontez, vous seriez une Asarienne de niveau 3. Mais ici on vous pousse à devenir bien plus que cela … Vous avez encore la possibilité de contrôler vos pouvoirs et je peux vous aider. Vos émotions sont maitresses de votre comportement et il faut commencer par cela. Tout est encore possible, Kyra. Vous n’êtes pas un monstre  … Et chaque pouvoir peut être aussi un don pour sauver autrui … Ne l’oubliez jamais.*


Dernière édition par Amaria Saria le Jeu 8 Sep - 18:13, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   Mar 23 Aoû - 18:39


The darkness of the present, the hope that rises, Amaria&Kyra


Ce que le docteur me confiait n’était pas sans me rappeler le discours que me tenait souvent ma mère, lorsque je lui disais en avoir assez de mes pouvoirs et de leurs potentielles conséquences. Cette dernière me disait toujours que les pouvoirs grandissaient en même temps que son porteur, et que je devais faire preuve de patience, de volonté, et de persévérance. Pour elle mes pouvoirs étaient un don exceptionnel, une marque symbole de notre supériorité sur les humains. Bon je n’adhérais pas du tout à la seconde partie de son discours, mais malgré cela, à sa façon, elle avait toujours eu un petit mot réconfortant. Elle avait toujours été persuadé qu’un jour ou l’autre je finirai par avoir le contrôle, que je serai capable de les gérer malgré mes émotions. Je ne pouvais m’empêcher, dans mes moments les plus sombres, de me dire qu’elle serait très certainement bien déçue si elle me voyait aujourd’hui. Loin d’être apte à utiliser à bonne escient mes « dons », j’en avais plutôt fait, malgré moi, des armes de destruction massive. Parfois, il m’arrivait ainsi de penser qu’il valait probablement mieux qu’elle ne soit pas là pour assister à ce naufrage….

Faisant toujours semblant de lire, histoire de ne pas trop attirer l’attention, j’écoutais toujours attentivement ce que le Dr me confiait. D’après elle, pour certains d’entre nous les choses étaient plus compliquées, et je ne pouvais bien évidemment que me reconnaître dans son descriptif. C’était bien la première fois que quelqu’un daignait m’en dire autant pour un sujet qui m’était pourtant primordial. Grâce à ce qu’elle me confiait je ne pouvais que mieux comprendre ce fonctionnement qui avait raison de moi. Si on se fiait aux études qu’elle avait mené, je ferais partie de ces Asariens dont les pouvoirs peuvent s’avérer dangereux s’ils ne bénéficient pas d’un bon encadrement. C’était totalement ça.. J’avais ce petit quelque chose en plus qui intéressait tant les chercheurs. Ils voulaient certainement faire de moi leur création, une sorte d’arme qui serait capable de tout détruire sur son passage. Alors que ma respiration s’intensifiait au fur et à mesure que je comprenais ce que je pourrais potentiellement devenir, à savoir mon pire cauchemar, le Docteur Saria lança que rien n’était encore perdu pour moi, qu’on pouvait encore agir. Je devais bien avouer que j’avais du mal à croire que mon cas n’était pas désespéré, mais je sentais malgré tout poindre en moi une toute petite lumière d’espoir qu’il me fallait exploiter, si je ne voulais pas finir complètement dingue.


*Pour tout vous avouer, à l’heure d’aujourd’hui j’ai bien du mal à croire que quelque chose de bien puisse sortir de moi, de ces pouvoirs que je maudis. S’ils dépendent de mes émotions, je ne vois pas vraiment comment je pourrais les « dompter ». Est-ce qu’on peut vraiment maîtriser ses émotions ? En ce qui me concerne, j’ai essayé, j’ai VRAIMENT essayé croyez-moi. Mais ils sont si forts, ça paraît impossible…. Vous êtes la toute première personne que je rencontre ici et qui tient un tel discours. J’aurais tendance à penser que vous êtes mon seul espoir de ne pas devenir le monstre qu’ils veulent que je devienne. Céder à cette tentation semble tellement plus facile que l’effort que requiert le fait de chercher à les contrôler. Si vous voulez m’aider, je veux bien essayer. Après tout, c’est certainement ma seule et unique chance de m’en sortir à peu près indemne … *
Revenir en haut Aller en bas
Amaria Saria
Présidente de la Cité
Ancienne ; Longue-Vie

avatar
Messages : 261

Localisation : Asaria
Côté coeur : Libre

Activité/Profession : Présidente de la Cité, médecin et généticienne

MessageSujet: Re: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   Sam 27 Aoû - 17:42





J’avais raison. Le temps nous manquait cruellement. Tous mes sens étaient à l’affût et mon esprit était dirigé vers ce long couloir. J’entendais des mouvements, des bruits de pas se rapprocher. Mon petit tour avec le gobelet de café chaud de l’agent de sécurité avait duré un petit moment. Il venait de prendre fin. Le personnel de surveillance se dirigeait à grand pas vers la cellule de la jeune femme. J’avais dévié les caméras avec ma télékinésie de sorte qu’elles étaient légèrement braquées au niveau des murs et du plafond tout en gardant l’image de Kyra sur les écrans. Sauf qu’un bon technicien verrait rapidement que les angles des caméras avaient bougé. Le Docteur Langhans avait surement été appelé et mis au courant du problème. Je trouverai bien un argument pour expliquer tout cela. La jeune femme faisait toujours semblant de lire. Rien ne pouvait la mettre en danger à part un autre télépathe important. Les voix derrière la porte de sa cellule me venaient par échos de plus en plus importants.

* J’aimerai vraiment vous parler de tout cela avec plus de précisions, mais les gardes se sont aperçus que les caméras avaient un souci de positionnement. Ce que je peux vous dire Kyra, c’est que les émotions sont en quelque sorte notre carte d’identité. Elles nous définissent, elles sont puissantes et elles nous rendent heureuses ou affreusement mal. Mais comme pour tout, nous pouvons les contrôler surtout quand on sait qu‘on peut blesser des Etres chers. Rien n’est inévitable ou fatal. C’est ce que beaucoup pensent ou veulent nous faire croire. Nous naissons avec nos pouvoirs, ils grandissent en nous. C’est donc une part de nous qui nous appartient. Il n’y a rien là-dedans de maudit ou de prédestiné. Nos émotions nous gouvernement et comme le langage, l’écriture, la musique, le dessin, les arts, les sciences, tout s’apprend et nous arrivons à maitriser cela avec des efforts et de l’apprentissage. Il ne faut pas avoir peur.  *

Mon esprit vagabonda hors de la pièce pour toucher les deux gardes armés qui accouraient jusqu’à la cellule de Kyra. Le Docteur Langhans n’était pas encore arrivé au Centre. Cela me donnerait encore quelques minutes supplémentaires à partager avec la jeune femme. Les deux hommes  tambourinèrent contre la porte, s’évertuant à l’ouvrir, mais ma télékinésie tenait dans ses filets les verrous et autres sécurités de la porte de la cellule.

- Que se passe-t-il ? !  Pourquoi on ne peut pas ouvrir cette foutue porte ? ! Dépêche-toi le Docteur Langhans ne va pas apprécier ! C’est son cobaye la plus importante qui est à l’intérieur !

Je fis signe à Kyra de ne pas parler pour le moment et de continuer notre conversation télépathique.

* Vos pouvoirs sont plus forts que ceux que possèdent les personnes de votre âge. Cela arrive avec un codage particulier de votre génome. Une association de l’ADN de votre père et de votre mère qui vous a donné cette puissance. C’est une évolution rare, mais elle existe bien. Cela ne fait en aucun cas de vous un monstre. *

J’aurai aimé lui dire que j’étais bien plus différente que ce qu’elle venait de percevoir, que j’œuvrai pour une Cause qui me tenait à cœur, mais cela pouvait aussi mettre en danger mon groupe, les gens que j’aimais et cette jeune femme.

*Je suis différente des Nôtres. Vous avez vu juste. C’est tout ce que je peux vous dire pour le moment. Céder à la facilité ne vous rendra pas le quotidien plus beau, Kyra et vous le savez. Votre puissance sera toujours un combat permanent, à lutter contre les débordements de vos pouvoirs associés à vos émotions. Mais si vous le souhaitez, je pourrai vous donner quelques leçons de base. *

Les gardes s’activaient à ouvrir la porte qui ne voulait pas céder. Pourtant, j’allais devoir les laisser entrer avant qu’ils ne donnent l’alerte générale au Centre.

* J’ai vu sur le planning du Docteur Langhans qu’il vous laisse le choix de faire des balades dans le jardin privé du Centre ou bien dans la Serre, accompagnée par des gardes. Ça, je peux m’en occuper de ces hommes qui vous suivent. Préférez la sortie dans la serre, nous serons à l’abri de tous regards indiscrets. Je vous y attendrai dès que le Docteur Langhans vous proposera la balade. Par contre … je vais devoir ériger une barrière psychique dans votre esprit pour dissimuler notre conversation à tous ceux qui voudront tenter de s’immiscer dans votre tête. Vous ne sentirez rien. Je ne vous toucherai même pas. Mon esprit va créer une gangue invisible qui protégera vos souvenirs de notre rencontre. Vous serez ainsi en sécurité. *

Je lui offris un sourire plein de tendresse et ma télépathie  forma lentement ce voile invisible dans l’esprit de la jeune Asarienne. Je me reculai en lui faisant signe que j’allais laisser entrer les deux gardes. Lorsqu’elle comprit, je retirai la pression de ma télékinésie sur les verrous et la porte s’ouvrit brutalement, à la volée. Avant même qu’ils prononcent quoi que ce soit, les esprits des deux homes étaient déjà sous mon contrôle. J’effaçai de leur mémoire ma présence et seul le problème de la porte de la cellule persisterait. C’est le rapport qu’ils feraient au Docteur Langhans. Je me glissai dans leur dos et je lançai une dernière fois avec ma télépathie :

* A très bientôt Kyra *


HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   Mar 30 Aoû - 14:30

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: (Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]   

Revenir en haut Aller en bas
 
(Terminé) The darkness of the present, the hope that rises [Kyra]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Terminé] Au boulot, femme ! ✮ feat. Lee Hope
» 01. Only Hope • Dakota (terminé)
» La loi Hope, est-ce une solution? et IT?
» Le Congres americain pourrait adopter le HOPE
» • I hope that tomorrow will be better

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Children of A :: Le Dernier Soupir :: Les Archives Rps-
Sauter vers: