Upside down, boy you turn me (Leroy)

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MessageSujet: Upside down, boy you turn me (Leroy)   Mar 9 Aoû - 17:49

Upside down, boy you turn me, Leroy & Kyra

Décembre 2109

J’en étais à ma troisième année d’études de droits. Depuis toute petite, je n’avais qu’une envie : essayer de changer enfin la vision qu’avaient les Asariens des Humains. Je n’avais jamais compris pourquoi il y avait tant de haine envers ceux dont nous descendions. Après tout, si on s’en référait à l’histoire, nous aussi on était humains, à la base je veux dire. Tout n’était qu’une histoire de pouvoir et de domination. Parce que la science nous avait doté de « super pouvoirs », la plupart d’entre nous se croyaient supérieurs à ceux qui eux n’en avait aucun. J’avais toujours trouvé ça stupide, et la petite-fille qui sommeillait encore en moi ne rêvait que de changer les choses.

J’avais toujours été une élève assez douée ; il faut dire que je m’étais toujours sentie à part, différente. Je n’adhérais pas aux croyances communes, ce qui faisait de moi une espèce d’ovni incapable de se lier à ces gens que j’exécrais. Je n’avais jamais réussi à me faire de vrais amis, et quant à la question des petits copains… Disons que je m’étais contentée « d’acquérir des expériences ». Alors autant vous dire que les études avaient toujours été une sorte de refuge pour moi. Elles m’aidaient aussi à canaliser mes pouvoirs, ce qui était un aspect qui n’était pas à négliger, parce qu’ils m’en faisaient voir ceux là !

Bref, quand je suis arrivée sur les bancs de la fac, je n’avais pas d’autres objectifs que celui de passer avec brio les quelques années qui me séparaient de l’école du barreau. Je travaillais dur, essayant néanmoins de me fondre dans la masse. Avoir des pensées comme les miennes était chose dangereuse. Je ne devais pas exposer mes croyances, au risque d’avoir des ennuis. Aussi, je me contentais de ronger mon frein et de serrer les dents. Les travaux dirigés au cours desquels on faisait des débats représentaient les cours les plus risqués pour moi, parce qu’en entendant les autres, je n’avais qu’une envie : me lancer dans un argumentaire musclé pour mettre leur discours réducteur et despotique à mal. Mais évidemment, ça m’était impossible, je le savais.

Cette année, nous avions un cours qui était donné par ni plus ni moins que le directeur de l’université : Mr Leroy Mc Stone. Il nous enseignait l’histoire du droit, et ses cours étaient tout simplement… fascinants. Déjà parce qu’il en avait forcément vécu bien plus que nous, mais aussi parce que.. En fait je ne sais pas trop… Il y avait quelque chose chez lui qui retenait toute mon attention. Je me rappelais de la toute première fois où nous nous étions parlés. J’étais allée le voir pour avoir une précision pour un devoir à rendre, et tout avait commencé ainsi. C’était comme si … Comme si c’était devenu une habitude. J’avais toujours une question, et chaque réponse était de plus en plus longue. Cela devenait de vrais échanges ; j’avais l’impression qu’il me comprenait, qu’il saisissait vraiment celle que j’étais, et souhaitais devenir.

Je ne pouvais pas nier que je me sentais..attirée par cet homme, et je savais aussi que c’était carrément déplacé. Aussi je tâchais de refouler tout ça bien profondément. Il était 18H30, et je venais de terminer le dernier cours de ma journée. Mr Mc Stone m’avait accordé un délai exceptionnel pour rendre le dernier devoir qu’il nous avait donné, et j’avais décidé de passer dans son bureau pour lui remettre ce dernier. Détachant mes cheveux, je finis par frapper à la porte, et entrais quand je l’entendis m’y autoriser :


« Bonsoir Monsieur. Je voulais vous remettre mon devoir. Je vous remercie de m’avoir accordé un délai supplémentaire. Mon regard s’attarda peut-être un peu longtemps sur le sien, ce qui me perturba totalement. Vous savez, je tenais à vous remercier de m’accorder autant de votre temps, qui est certainement très précieux. Ca… C’est vraiment très gentil à vous. »

C’était bien la première fois que je me retrouvais complètement décontenancée devant un homme !
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MessageSujet: Re: Upside down, boy you turn me (Leroy)   Ven 2 Sep - 23:59

« -Entrez, Miss Donovan. »

Assis derrière mon bureau, je corrigeais des copies, préparais mes prochains cours ect. J’étais non seulement le Directeur de l’Etablissement, mais également l’un de ses enseignants, ayant à cœur de prodiguer ces connaissances et faire partager mon Savoir aux générations présentes et à venir. La jeune élève qui me rejoignais était l’une des meilleures de sa classe, et son sérieux me poussais à lui accorder des temps supplémentaires, et une aide plus poussée que pour d’autres. Favoritisme ? Non. Du moins pas de mon point de vue. Cette jeune Asarienne était méritante et avide de connaissance, et malgré une Famille renommée et un climat assez particulier, elle avait une âme qui m’attirait, cette attention envers les humains que je partageais bien que peu le sachent.

Alors oui. En cette fin d’après-midi, l’Asarienne était venue me rendre un dossier d’histoire du droit après le délai accordé habituellement. Les cours étaient sources d’échanges avec les jeunes, et me permettaient de repérer les éléments prometteurs et ceux qu’il me faudrait surveiller, dont il faudrait me méfier avec soin. Les Droits entre Anciens, Asariens et Humains étaient si divers que cela me donnait un beau panel de cours pour les approfondir. Surtout lorsque je remontais au temps pas si ancien que cela où les Anciens n’étaient pas encore de ce monde, mais où les Humains étaient les seuls à arpenter la Terre.. Que de temps, de souffrances survenues avec le SEER, là où le Créateur de ce sérum avait une toute autre idée en tête à sa conception… C’était sans compter la noirceur de l’espèce humaine et sa proportion à la folie des grandeurs…

Pour en revenir à la jeune Kyra Donovan, je savais pouvoir lui faire une totale confiance et qu’elle poussait ses recherches et ne tirait pas au flanc, elle ne restait jamais sur ses acquis et cela me plaisait. En elle, je revoyais une autre jeune femme, blonde et joyeuse… Ma fiancée qui elle aussi avait reçu le SEER si longtemps auparavant, et qui malheureusement n’avait pu échapper à la Pluie de Feu. En mon cœur saignait toujours la douleur de sa perte, les souvenirs de nous deux, de notre bonheur était entaché par son absence et ce vide qu’elle représentait… Mais en enseignant, j’arrivais à combler ces vides en mon âme. Je donnais mon énergie sans compter, cela m’occupait l’esprit et me motivait à aller de l’avant, dans les premiers temps.

Souriant à la jeune femme, je tendis la main, prenant le dossier dûment complété qu’elle me tendait pour le poser sur le bureau, avant de lui indiquer l’un des fauteuils devant mon bureau.

« -Mais de rien. Asseyez-vous, Kyra. Vous êtes l’une de mes meilleures élèves, et je connais votre engagement lors de vos cours. Il est normal que l’on vous laisse alors le temps d’approfondir votre enseignement. Et mon temps est certes précieux, mais je peux l’accorder à ceux en ayant le besoin. Surtout quand ils sont attentifs comme vous l’êtes. Il y a en vous une flamme qui brûle et qui peut déranger les Asariens, mais pas moi. Au contraire. Si je peux vous aider à la cultiver, ce sera avec plaisir. »

Cette flamme… Oui, je voulais qu’elle la garde et l’alimente. Que sa vision des humains ne change pas et perdure dans le temps. Alors oui. Je passais volontiers du temps à ses côtés… Et peut-être aussi pour autre chose. Une chose diffuse et légère que je ne définissais pas… Que je me refusais de définir, plus précisément. Elle me troublait. Son regard qui accrochai le mien, sa présence qui réchauffait ma solitude…. Je me cloisonnais prudemment dans cette distance d’enseignant à élève, d’Ancien à Asarienne, me rappelant sans cesse qu’environ un siècle nous séparait et qu’elle pourrait être ma petite-fille, voire arrière-petite fille… Si j’avais eu un jour des enfants.

Mais rien de cela ne pourrait tenir très longtemps. Combien de temps encore pourrions-nous nous leurrer ainsi de la nature exacte de ces sentiments troublants qui nous aimantait ?
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MessageSujet: Re: Upside down, boy you turn me (Leroy)   Dim 4 Sep - 16:09

Upside down, boy you turn me, Leroy & Kyra

Le sourire qu’il m’adressa me fit tout simplement chavirer ; cela faisait des semaines maintenant qu’il m’arrivait de penser à lui. Cela ne m’était jamais arrivé auparavant, de me fixer ainsi sur quelqu’un. Parmi les garçons avec lesquels il m’était arrivé de sortir, jamais je n’avais ressenti ce genre de choses. J’aimais passer du temps avec eux c’est sûr, mais une fois chez moi, dans mon quotidien, ils ne hantaient pas mon esprit comme c’était le cas avec Mr McStone. Peut-être que je me sentais attirée par lui de par son rang. C’est vrai, c’est un homme puissant, une figure d’autorité.. Il paraît que ce genre de truc peut plaire… Et puis il y avait sa façon de penser, qui me correspondait totalement. Je me sentais en parfaite osmose avec lui, et ça c’était une grande première pour moi. Jusqu’à présent, jamais personne n’avait su m’atteindre comme lui l’avait fait. Et là, alors qu’il me sourit, je me sens fondre. Bon sang je deviens complètement niaise !

Je manquais de faire une attaque lorsqu’il saisit mon devoir, et que nos mains se frôlèrent. Je pris place après qu’il m’y ait invité, et je lui souriais alors qu’il me complimentait..sur mes capacités scolaires cela allait sans dire. Mr McStone était un homme indéchiffrable, qui jusqu’à présent n’avait jamais rien montré. Il m’était impossible de savoir s’il m’appréciait, même s’il était certainement évident que quelqu’un comme lui, un ancien avec une place aussi importante, n’avait sûrement que faire d’une étudiante comme moi.

Il me parla ensuite de mes opinions concernant les asariens, Il semblait les partager, et il était prêt à m’aider à « cultiver » ses idées, comme il le disait. Je ne pouvais évidemment que m’en réjouir, surtout si en plus cela me permettait de passer davantage de temps avec lui, en tête à tête. Perdue dans mes pensées, et dans son regard accessoirement, je ne m’étais même pas rendue compte qu’il avait cessé de parler.


« Excusez-moi, je… Je me suis toujours sentie à part. C’est vrai, ils sont tous là à penser qu’on est supérieur à une espèce qui est ni plus ni moins que ceux dont on descend. C’est un truc que je n’ai jamais compris, et que je ne comprendrai probablement jamais. Je ne sais pas… comment je vais pouvoir faire pour m’insérer dans cette société despotique. Je me dis que mon seul espoir, c’est de décrocher mon diplôme et d’essayer de changer les choses de l’intérieur. C’est aussi ce que vous cherchez à faire à votre façon, pas vrai ? J’ai… Je ne pourrais pas l’expliquer mais j’ai.. J’ai toujours senti qu’il y avait quelque chose de différent en vous… Comme en moi. Je… Je ne voudrai pas que vous pensiez que je suis le genre de fille à chercher à tout prix à bien se faire voir en venant comme ça… C’est pas du tout le cas. Enfin, je sais que ça peut paraître un peu bizarre mais… Oh bon sang, je m’embrouille complètement, je suis désolée je ne sais pas ce que j’ai quand je…. Quand je suis avec vous. »
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MessageSujet: Re: Upside down, boy you turn me (Leroy)   Mer 5 Oct - 0:05

Kyra me troublait en bien des points, sans que je n’en laisse rien paraître, du moins pas en public, cela allait de soi. Elle faisait remonter en mes souvenirs les tendres moments que j’avais pu partager avec une jeune femme blonde, ma fiancée, Rosalia, qui avait reçu le SEER et avec laquelle j’étais heureux, en harmonie. Mais la Pluie de Feu me l’avait arraché avant que nous puissions envisager de fonder une famille, et depuis lors, je me tenais éloigné des femmes, ne voulant risquer de perdre à nouveau un être aussi cher. Alors je m’investissais dans mon travail, n’ayant que peu de temps à consacrer à faire la cour à des demoiselles et Dames d’Asaria. Cela faisait jaser dans les couloirs, j’entendais des rumeurs, parfois quant à la femme qui saura allumer une flamme en moi. Je laissais dire, sans répliquer. Cela m’importais peu en vérité.

Et si je ne pensais pas pouvoir revivre une telle chose, je ne pouvais me mentir en disant que la jeune Asarienne me faisant face me laissait totalement indifférent. Ses idées de tolérances, le fait qu’elle prenne en compte que les Anciens étaient avant tout des descendants de ces Humains qu’ils rabaissaient et traitaient en inférieurs m’attirait tout autant que son charme et sa fraîcheur naturelle. Et je vis son désarroi quand elle s’excusa après que je me sois tu. La discussion s'éloignait des devoirs et études pour aborder d'autres points, plus privés et personnels. Son trouble était visible et compréhensible… Nous étions tous les deux attirés l’un par l’autre. Mais saurions nous l’assumer ? Pourrions-nous vraiment débuter une relation autre qu’élève et professeur ? Cela faisait si longtemps que je ne me souvenais plus vraiment de la manière d’aborder la chose. Comment faisait-on déjà ?

« -Ils ont oubliés, qu’avant le SEER, ils n’étaient que des Humains. Ou bien ils ne veulent y penser. Ils pensent que l’injection les a rendu supérieur à ceux n’ayant pas eu les moyens de s’en fournir, ou bien de ceux qui ont bravement refusé ce sérum. Moi je me souviens. J’étais le seul de ma fratrie à l’avoir accepté. Mes proches ont tenus compte de la décision de mes frère et sœurs, sans les rabaisser, sans les mépriser. La Pluie de Feu les a emporter. Mais ils sont décédés en humains libres de leurs choix. Jamais je ne pourrais oublier cette folie qui se propagea avec ce SEER. Ce n’était pas là  ce qu’avait à l’origine prévu son créateur, Ahmad Saria. Aucuns de ceux qui humains ou Asariens sont un tant soit peu éclairé ne doivent l’oublier. Au tout début, nous étions toutes et tous de simples humains sans aucun pouvoir que nos compétences acquises. Tout simplement. »

Lui souriant, je ne peux m’empêcher de replonger dans mes souvenirs en lui répondant. Elle a raison sur toute la ligne. Mais elle devra être bien plus prudente. Il ne fait pas bon de dévoiler au grand jour ces idées pour le moins sensibles, à moins de vouloir attirer l’attention des Anciens et Asariens pouvant y voir les graines de Rébellion non souhaitée.

« -Il le faudra pourtant. Pour vous intégrer, il faudra être prudente. Taire ce que vous pensez réellement, paraître de l’avis de ceux qui vous entourent. Parfois même rabrouer les humains servant les Asariens pour donner le change. Les Longues-Vies ne supportent que difficilement ceux qui ne pensent comme eux. Vous le savez, je pense. Si une personne malavisée venait à connaître vos opinions sur ces sujets épineux, vous pourriez vous attirer des ennuis. Mais il est heureux que mon bureau soit protégé. S’il vous venez l’envie d’en discuter ou de poser des questions, nos propos y seront gardés en totale discrétion. »

Je la sens se troubler d’avantages et s’emmêler dans ses explications à mesure qu’elle parle. Jusqu’à m’avouer que je la trouble lorsque nous sommes aussi proche qu’en ce début de soirée. La regardant d’un œil amusé, je ne dis mot dans un premier temps, avant que de lui répondre d’une voix douce, différente du timbre que j’utilise durant mes cours. Je suis à cet instant bien plus naturel, si l’on peut dire.

« -Il peut sembler normal que vous soyez ainsi troubler, Miss Donovan. Mais n’est-ce pas simplement l’attrait d’un professeur envers son élève ? Je dois dire qu’en bien des points, vous me rappeler un souvenir d’avant la Pluie de Feu. Une jeune demoiselle que je connus avant que la Terre ne se transforme. Vos idées sont semblables… Et cela me pousse à vous aider dans vos démarches.

*Et à éprouver envers vous des sentiments enfouis qui resurgissent comme ils ne l'avaient encore jamais faits.*


Ces derniers mots restent en ma mémoire, sans que je ne les prononce, mais mon air troublé pourrait sans doute les dire quand nos regards se fixent ainsi. Franchirons-nous ce pas qui nous sépare ?
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MessageSujet: Re: Upside down, boy you turn me (Leroy)   Dim 9 Oct - 17:33

Upside down, boy you turn me, Leroy & Kyra

Leroy me parla de son expérience personnelle, m’expliquant qu’il avait été le seul de sa fratrie à accepter l’injection. Il avait vu sa vie changer, s’allonger, alors que sa fratrie elle avait fait le choix de poursuivre leurs vies et de les achever. Je n’osais pas imaginer ce qu’il avait pu ressentir lorsqu’après tout ce qui s’était passé il s’était retrouvé seul. D’une certaine façon, j’étais seule moi aussi ; je me sentais incomprise des miens, et jusqu’à présent je ne m’étais sentie bien auprès de personne. Mais avec lui.. Avec lui c’était différent. J’avais l’impression d’être enfin comprise, acceptée telle que j’étais réellement, et soutenue. Je savais qu’avec lui je pouvais parler librement, exprimer mes opinions sans craintes. C’était la toute première fois qu’il me confiait des choses personnelles, et je ne pouvais qu’en être flattée. Car cela venait signifier qu’il avait confiance en moi, et c’était un cadeau extraordinaire, j’en avais bien conscience.

Après que je m’eus épanchée, je ne pouvais pas nier que je ne me sentais pas très à l’aise. En me livrant ainsi, je risquais d’avoir de sérieux ennuis. Que faire d’une étudiante qui s’entiche d’un professeur, et qui plus est lorsqu’il s’agit du directeur de l’université où elle étudie ? Au mieux je risquais simplement d’avoir un refus de sa part et une petite « remise en place ». Une simple asarienne comme moi ne devait en aucun cas intéresser quelqu’un comme lui, un haut membre d’Asaria, qui devait sans nul doute ne pas manquer de candidates de son rang prêtes à tout pour être l’heureuse élue. Moi… Je n’étais rien…Personne, et c’était sans nul doute ce qu’il allait me faire savoir, avec le tact qui était le sien. Je n’osais cependant pas penser au pire concernant ce qui pourrait arriver, c’était bien trop effrayant ! Mr McStone commença par m’inviter à la plus grande prudence concernant mes opinions. Il était évident que si je ne souhaitais pas avoir de très gros problèmes, je devrais le temps de ma formation « rentrer dans les rangs » et jouer le jeu pervers des asariens. Il me dit de nouveau qu’avec lui je pourrais parler en toute sécurité, ce qui me rassura quelque peu.

Puis il en vint à ce que je lui avais confié en dernier lieu, à savoir qu’il me troublait, et mon cœur se serra. Il me dit que cela était sûrement dû à sa position vis-à-vis de moi, avant de me confier que je lui rappelais quelqu’un qu’il avait connu il y avait bien longtemps de cela. Je ne pouvais pas dire que sa réponse était ce que je voulais entendre, mais cela correspondait presque parfaitement à l’idée que je m’étais faite de ma réponse. A ses yeux mon trouble ne venait que du fait qu’il était celui qu’il était, un homme de haut rang, pouvant ainsi attirer des jeunes filles séduites par le pouvoir qu’il pouvait avoir. A cet instant précis je me sentais gênée, déçue aussi, et je finissais par reprendre :


« Ecoutez je.. Je suis désolée, je ne voulais pas vous mettre dans une position embarrassante. Je me doute que de nombreuses filles comme moi doivent vous dire la même chose, et se sentir…Quelque peu attirées, séduites, par quelqu’un comme vous, et que cela peut être disons gênant pour vous de nous remettre à notre place. Je n’aurais pas dû dire ça, et je comprends votre position. C’est très clair et.. Ca ne se reproduira plus, je resterais à ma place… Désolée »

Pour moi, il était évident qu’il ne devait en avoir que faire d’une petite étudiante comme moi. J’avais franchi une ligne que je n’aurais pas dû franchir, et à sa façon il m’avait remise à ma place, ou du moins c’était ainsi que j’avais interprété son discours. J’étais ainsi persuadée qu’il ne ressentait pas l’ombre d’une attirance à mon égard, ce qui me rendait assez nerveuse et totalement déstabilisée…
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MessageSujet: Re: Upside down, boy you turn me (Leroy)   Lun 6 Fév - 21:46

La conversation d'avec la jeune Kyra prenait une tournure bien singulière, mais à laquelle je ne voulais cependant pas échapper, étrangement. Voilà bien longtemps que je n'avais ressenti de telles émotions, de telles pensées, à l'égard de la gente féminine... Depuis la Pluie de Feu et les souvenirs amers qu'elle m'avait laissé, comme à tant d'autre, pour dire vrai... Alors quand voulant sonder la demoiselle, ses propres sentiments, je lui répond d'un professeur à son élève, sa réaction me montre à quel point je me fourvoie et suis totalement rouillé, étranger à tout cela. Pourtant, la chaleur de sa présence est toujours là. A moi de tenter de rattraper mon enlisement et de rassurer la jeune Asarienne, si je le peux.

"-Elles ne sont pas si nombreuses, sans doute intimidées par le Professeur austère que je peux paraître être. Je suis désolée si mes propos vous ont blessés, Kyra. Voilà bien longtemps que je n'avais eu une conversation telle que la nôtre, je n'y suis guère habitué. Mais n'allez pas vous convaincre que je suis insensible à votre égard. Ce serait même tout le contraire quand nos joutes verbales illumine une journée morne d'enseignement à des jeunes qui n'en ont souvent que faire de l'Histoire.... Mais si vous le voulez bien, alors cela me reviendra, avec un peu de temps. Cela me trouble  autant que vous, je pense."

Souriant, je me lève, réduisant la distance première pour venir m'adosser au bureau, proche d'elle, tentant de définir ce que mon coeur, mon esprit me disent après tant d'années asséchés et endormis. C'est comme un nouveau printemps, après un trop long hiver. Mais serais-je encore capable d'aimer et de vouloir connaître une personne ainsi, à nouveau? Y aspirais-je véritablement... Je préférais ne pas trop m'y appesantir, préférant savourer l'instant présent.

"-J'ignore comme vous... Te convaincre, que je ne suis pas en train de rejeter ces sentiments qui te troublent tout autant que moi, Kyra. Je ne me souviens simplement plus de ce que c'est, de ce que cela fait d'être à deux."

Voulant initier ce rapprochement, et lui montrer ma confiance, j'avais laissé à bas le vouvoiement pour la tutoyer. Non plus d'un Professeur à l'une de ses élèves venue demander conseil, mais à présent  entre deux personnes se tournant un peu autour, se cherchant, se jaugeant, l'esprit empli de questions et de chemins aperçus, sans savoir encore quel avenir leur est destiné, ce qui est réalisable ou non, ce qui n'est qu'un rêve d'une réalité. Etait-ce seulement faisable? Ne devrions-nous pas plutôt s'y soustraire, et y résister, par conscience des convenances, de la bienséance et tout le tatouin? Quoique... Si presque un siècle nous séparait bien, il était certainement des couples d'amoureux séparés par autant d'écarts si ce n'était plus. Alors pourquoi ne pas foncer, et qu'advienne que pourra, pour un instant éphémère ou une longue période?
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